Archives par étiquette : Rudy Demotte

« Bling bling », ce logo wallon !

Wallonie

Wallonie

Article d’Eric Deffet, « Le Soir », 8 juillet 2013

En l’absence du ministre-président Rudy Demotte (PS), Eliane Tillieux (PS) a répondu à l’offensive du MR contre le nouveau logo wallon, lundi au parlement régional. Une occasion de rappeler que c’est l’Awex qui est aux commandes dans ce dossier.

Gaspillage», «erreur stratégique», «bling-bling», pour le chef de groupe MR au parlement wallon Willy Borsus, l’affaire s’apparente à un gigantesque et inutile gaspillage: «Pensez-vous un seul instant que ces visuels vont convaincre un investisseur de venir en Wallonie?»

La réponse aux critiques de l’opposition fut surtout l’occasion de rappeler que les véritables maîtres d’oeuvre dans ce dossier sont l’Awex et Wallonie-Bruxelles International, deux organismes à caractère économique.

L’Awex était à la manoeuvre pour désigner la société (VO Communication) qui a réalisé le logo, le slogan et leurs déclinaisons. C’est elle aussi qui a déboursé 2.500 euros pour racheter le nom de domaine «Wallonia.be» à son propriétaire flamand. C’est elle encore qui exploitera les supports pour lesquels 450.000 euros HTVA ont été dégagés sur les budgets Plan Marshall 2.Vert du ministre Marcourt (PS). Et s’il faut «faire vivre» l’image de la Wallonie à l’avenir, l’Awex et WBI disposent ensemble de 3 millions d’euros annuels pour des plans de communication.

Le logo rigolo

Wallonie

Edito de Thierry Dupièreux dans «Vers l’Avenir» du 29 juin 2013

Bon d’accord, il y en a que ça ne fait pas rire, mais le logo pondu pour dynamiser l’image de la Région wallonne à l’étranger, c’est un ressort comique à lui tout seul.

Dès sa présentation, il a nourri quelques railleries, son prix (60 000 €) semblant à l’opposé de son minimalisme extrême. Cerise sur la gâteau ? La polémique, nourrie hier, autour de la marque Wallonia.be venant rehausser le relooking du branding de la Wallonia Touch. Mettant la charrue graphique avant les bœufs virtuels, le gouvernement wallon a présenté sa nouvelle identité visuelle avant de réellement posséder l’adresse internet Wallonia.be. En termes de communication, ce n’est pas ce que l’on a fait de mieux. C’est franchement une erreur. Lorsque de telles sommes sont engagées (on est quand même dans l’aboutissement concret d’une étude McKinsey qui a coûté 577.000€), il faut présenter un dossier fini, inattaquable, réglé dans ses moindres détails. Là, on est loin du compte. Et on ne peut que sourire face au décalage constaté entre ce couac croquignolet et les envolées lyriques accompagnant la présentation du logo. « Il faut hisser le pavillon » lançait le ministre-capitaine Demotte « il faut se démarquer ». « Au bout de dix ans de plan Marshall » renchérissait Jean-Claude Marcourt « il était temps de se repositionner par rapport à ce que nous sommes aujourd’hui ». C’est-à-dire cinq petits points noirs sur une surface blanche ? Allez ne soyons pas mesquins, c’est vrai qu’un logo efficace ne doit pas forcément être complexe. La simplicité est parfois porteuse. Regardez le swooch, la virgule de Nike ou le « M » de MacDonald, ce sont des logos épurés, sans fioritures. Alors cinq points noirs, finalement, pourquoi pas ? Hier, le logo vivait déjà sa vie sur internet. Détournée à tour de bras dans des versions plus amusantes les unes que les autres, l’identité visuelle wallonne s’est déjà métamorphosée en boules de Lotto, constellation, proie de Pac-Man ou pictogramme de météo neigeuse. Certains affirment que la notoriété d’un logo se mesure aux détournements dont il fait l’objet. À ce petit jeu-là, la Région wallonne peut se vanter d’en sortir gagnante.

La Wallonie s’offre un nouveau logo…

Wallonia

Le gouvernement de la Wallonie s’est mis d’accord jeudi sur une nouvelle identité visuelle pour rajeunir l’image de la Wallonie et (mieux) faire sa promotion à l’étranger. Ce nouveau ‘branding’, qui remplacera l’actuelle charte graphique vieille d’une dizaine d’années déjà, s’appuie sur un logo formé de cinq points noirs dessinant un W et associé au slogan: « Feel inspired » (Sentez-vous inspiré).

« L’objectif est d’assurer un redéploiement de l’image internationale de la Wallonie et de créer une image qui s’éloigne d’un passé périmé avec des industries qui ne seraient plus de ce temps », a commenté jeudi le ministre-président Rudy Demotte lors d’une conférence de presse.

Le nouveau logo pourra au besoin être décliné en quatre « auras » colorées évoquant tour à tour l’accessibilité, le savoir-faire technologique, l’idée de partage ou encore la qualité de vie en la Wallonie.

Selon ses concepteurs, les cinq points du logo évoquent à la fois des pixels, pour illustrer l’idée de réseaux et de technologies, mais aussi les cinq continents à la croisée desquels on trouve la Wallonie.

Le nouveau visuel prend soin de conserver une référence à la Belgique, le logo étant souligné par la mention « Wallonia.be ».

Cette initiative fait suite à l’étude réalisée en 2011 par McKinsey pour renforcer l’image de la Wallonie à l’étranger.

En conclusion, le consultant avait suggéré à la Wallonie de mettre son « ouverture sur le monde » en avant dans sa politique de communication vers l’étranger. Cette nouvelle charte graphique sera utilisée dès la fin de cette année par les différents organes faisant la promotion de la Wallonie à l’étranger, que ce soit pour attirer des investisseurs, des chercheurs ou des touristes. Elle ne devrait dans un premier temps pas être utilisée à l’intérieur de limites de la Région.

Les coûts de ce nouveau ‘branding’ se chiffrent à quelque 60.000 euros, qui viennent s’ajouter au 477.000 euros de l’étude McKinsey que l’opposition MR avait jugés à l’époque fort dispendieux. »C’est en moment de crise qu’il faut hisser le pavillon, qu’il faut se démarquer », a justifié jeudi M. Demotte.

L’économie wallonne dépend à 40% de ses exportations. C’est aussi l’une des régions au monde attirant le plus les investisseurs étrangers. D’où la nécessité de veiller à lui conserver une image moderne, a défendu de son côté le ministre wallon de l’Économie et du Commerce extérieur, Jean-Claude Marcourt: « Le plan Marshall a fait évoluer la perception de la Wallonie et de nous-mêmes. Au bout de dix ans, il était temps de se repositionner par rapport à ce que nous sommes aujourd’hui ».

Belga, 27 juin 2013.

« Team spirit »

2013-06-23_165019Tel est le titre du « Carnet du samedi » de Pierre Bouillon, dans « Le Soir » du 22 juin 2014

 

C’est une pratique régulière dans les cabinets : Rudy Demotte, le dubble ministre-président (Région wallonne/Communauté française), réunissait sa centaine de collaborateurs, vendredi, à Tournai, pour une journée de « team building ».

Au programme : petit mot du chef, petit drink, petit dîner, petite papote, petite activité (marche/vélo), tout ça pour resserrer les liens au sein de la team, donc, et y créer un esprit positif.

Nice.

Si jamais ça marche, que Demotte n’hésite pas à mettre son propre gouvernement au vert pour tenter de builder quelque chose entre ses ministres. Parce que là, pour l’heure, c’est juste la guerre au sein de l’Olivier.

La dernière polémique en date porte sur ce stade de foot de 60.000 places que le gouvernement bruxellois veut élever pour l’Euro 2020 sur un terrain appartenant à Bruxelles mais situé en Flandre. L’affaire a été annoncée le 25 mai, à Ostende, là où Rudy Vervoort, le nouveau ministre-président bruxellois, a réuni son premier vrai gouvernement.

Pourquoi à Ostende, pour la parenthèse ? Parce qu’un exécutif qui se réunit là où il se réunit d’ordinaire, c’est… ordinaire. Décamper, en revanche, ça fait l’événement (un jour, il faudra sans doute que les gouvernements délibèrent en sautant à l’élastique pour que ça attire encore l’attention, mais bref). Le résultat est là : grace à ce coup-là, et à quelques autres, Vervoort, inconnu il y a deux mois, fait déjà un peu oublier son prédécesseur. Il campe dans les médias.

Il y a eu Ostende. Il y a eu l’idée de créer des écoles bilingues (idée irréaliste, vu le refus absolu de la Flandre, ce que sait Vervoort, qui sait aussi les chansons que le peuple aime bien qu’on lui chante). Et il y a ce stade.

Le faut-il vraiment ? Ne pourrait-on pas plutôt rénover le stade Roi-Baudouin ? Voilà les petits éléments de la polémique.

Notre avis : construisons-le, ce stade de 60.000 places/

Bien sûr !

Eventuellement, on y jouera au foot. Et entre deux matches, on y logera les 51.311 nouveaux élèves que le Bureau du plan nous promet d’ici à 2020 et auxquels, pour l’heure, nos écoles n’ont aucune place à offrir.

Certes, Bruxelles a pris les devants – on a programmé la création de 11.390 places d’ici à 2017. Mais on est loin du compte (la capitale devra scolariser 33.049 élèves de plus d’ici à 2020). Et on n’est nulle part en Wallonie où l’on devra, là, héberger 28.262 élèves de plus.

Il y a le feu ? Oui. Sauf pour les politiques, très nerveux quand on parle foot, et incroyablement passifs quand on leur parle de démographie.

Les enfants : 2020, c’est demain. L’effectif scolaire est déjà en crue (à Bruxelles, il devient impossible de trouver une place en maternelle). Et le Segec a rappelé que faire sortir une école de terre prend entre cinq et six ans.

Il y aurait pas urgence à builder quelque chose, là, Monsieur Demotte ?

La « marque » Wallonie coûte cher, trop cher pour le MR

Belga, 27 mai 2013

Willy Borsus (MR)

Willy Borsus (MR)

Le MR s’est alarmé des sommes qui seront dépensées dans le cadre de la stratégie de « branding » de la Wallonie initiée par le gouvernement wallon. A ses yeux, il s’agit d’argent « jeté dans la Meuse », à l’heure où chaque denier public est compté. La société de consultance Mc Kinsey a finalisé l’an passé une étude relative à l’image que la Wallonie devait promouvoir à l’étranger.

Un deuxième marché a été lancé pour désigner le prestataire qui traduira les conclusions de l’étude sous la forme d’un visuel et réalisera les supports de promotion des campagnes qui seront menées. La société VO Communication a été préférée à trois de ses concurrentes pour une offre de 60.620 euros, a indiqué le ministre-président wallon, Rudy Demotte, en réponse à une question de Willy Borsus (MR).

L’opération sera menée par l’Agence wallonne à l’exportation (Awex) et Wallonie Bruxelles-International et les budgets qui y seront consacrés seront compensés par d’autres budgets affectés précédemment à la communication, a assuré M. Demotte.

L’opposition MR s’est étonnée du temps mis pour réaliser cette campagne de communication qui n’a toujours pas commencé. Elle a aussi fustigé les moyens dépensés: près de 600.000 euros pour l’étude (TVA comprise) et, selon ses informations, pas moins de 500.000 euros pour la transposition du concept en campagne de promotion (notamment la création et la diffusion de supports).

« Vous avez pris cet argent et vous l’avez jeté dans la Meuse », s’est exclamé M. Borsus.

Le coup de gueule des communes wallonnes

unionvilleArticle d’Eric Deffet dans « Le Soir » du 17 mai 2013

Le gouvernement régional et surtout le gouvernement fédéral sont montrés du doigt: ils n’assurent pas un financement correct des villes et communes et, parfois, ne remplissent pas leurs obligations en surchargeant les pouvoirs locaux de missions nouvelles et coûteuses.

Du coup, l’assemblée générale de l’Union des Villes et Communes de Wallonie de ce matin adoptera une lettre ouverte à Elio Di Rupo et Rudy Demotte: les communes y demandent de l’argent et du respect

Lettre ouverte au Premier Ministre et au Ministre-Président wallon

« Les communes sonnent le tocsin »

Les Bourgmestres et Mandataires communaux wallons, réunis ce jour en assemblée générale de l’Union des Villes et Communes de Wallonie, rappellent le rôle essentiel que jouent les villes et communes dans notre pays. Acteurs de stabilité politique, pourvoyeurs d’équipements et de services publics vitaux pour les citoyens, créateurs de cohésion sociale, 1ers investisseurs publics belges, les pouvoirs locaux revendiquent leur rôle premier de garants de la démocratie et de contributeurs majeurs au dynamisme et à la vitalité économique de la Wallonie.

Et pourtant…

Serrées en tenaille par des dépenses qui explosent – et dont les incessants transferts de charges sont la cause majeure – et des recettes qui ne suivent pas, les villes et communes sont budgétairement étranglées. Les investissements communaux sont en berne et, qu’il s’agisse de plans zéro embauche ou de licenciements, les mesures sur le volume de l’emploi prouvent que les communes, qui avaient jusqu’ici traversé la crise, sont à présent touchées de plein fouet.

Ces signes ne trompent pas et obligent les municipalistes à sonner le tocsin !

Nous exigeons que l’Etat fédéral respecte les pouvoirs locaux, stoppe immédiatement les transferts de charges et prenne sa part de responsabilités financières dans les missions essentielles pour l’avenir du pays que sont:

la réforme des services d’incendie, et singulièrement le respect de l’accord sur un financement 50/50 entre communes et pouvoir fédéral – actuellement les communes supportent 85% des coûts;

le refinancement de la police locale – actuellement, les communes supportent 60% des coûts;

l’avenir de la politique des grandes villes;

la charge des pensions des agents statutaires qui explose: on dépassera le milliard d’euros de surcoûts d’ici 2016; c’est littéralement la faillite des communes si l’Etat ne prend pas d’urgence des mesures pour réduire les charges de pensions, notamment par l’instauration d’une pension mixte, calquée sur la carrière contractuelle puis statutaire de l’agent;

le financement des CPAS, mis sous forte pression par les restrictions en matière de chômage et l’augmentation des bénéficiaires du revenu d’insertion (+ 18% en 5 ans!).

Face à la crise, il est indispensable de poser les bases d’un partenariat renouvelé et renforcé, d’un réel pacte de stabilité financière entre les autorités fédérales, régionales, communautaires et les communes, pouvoirs d’égale dignité.

Appauvrir les pouvoirs locaux et les paralocaux auxquels ils ont délégué des missions – CPAS et intercommunales en tête –, c’est désinvestir dans l’avenir, c’est un non-sens économique.

A l’égard de la Région, nous revendiquons que la trajectoire budgétaire, la réforme de l’Etat et les transferts de compétences en matière d’emploi et de maison de repos soient neutres pour les pouvoirs locaux. Il en va de la capacité des villes et communes à assurer les infrastructures et services essentiels à la population et à investir au profit de la collectivité en s’inscrivant dans une dynamique de relance.

Les pouvoirs locaux ne sont ni quémandeurs, ni Cassandre. Ils sont réalistes, opiniâtrement tournés vers l’avenir et responsables. Ils demandent simplement que les autorités fédérales et régionales assument également leurs responsabilités.

Est-ce donc trop demander?

Le projet de nouveau code wallon de l’urbanisme sort des limbes

projetArticle de Paul Piret dans « La Libre Belgique » du 19 avril 2013

Nous avons pu enfin (sic) aboutir sur une nouvelle codification. Ainsi débutait, jeudi soir à l’Elysette, le ministre-Président Rudy Demotte (PS), après que les ministres wallons ont adopté en première lecture l’avant-projet de décret réformant le code territorial. Ils en discutaient depuis septembre, il est vrai. Et depuis décembre, on laissait planer chaque jeudi l’éventualité d’un accord gouvernemental. Cette semaine encore, le ministre Philippe Henry (Ecolo) dut présenter des modifications à sa copie aux coalisés PS et CDH. Et ceux-ci, face à de nouvelles réticences ou hésitations vertes, ont fait hier comprendre au partenaire (?) Ecolo que si on ne s’accordait pas séance tenante, tout devenait compromis dans les temps. De fait, déjà ainsi, ce sera plus que serré pour boucler toute l’affaire d’ici à la fin de la législature, dans les douze mois. Bref, un premier feu vert a été donné. Très vite, voici les premières grandes lignes du nouveau code dans son état actuel.

1. L’appellation

Ne l’appelez plus Cwatupe, pour Code wallon de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, du patrimoine et de l’énergie. Dites : CoDT, pour Code du Développement territorial. Il se décline en huit livres (plus en six, comme dans la version précédente)

2. Les outils

Côté régional, on garde le Schéma de développement de l’espace (le Sder) et bien sûr les plans de secteur; s’ajoute le guide régional d’urbanisme. Même trilogie au rayon local : schéma de développement communal, schéma d’urbanisation, guide communal d’urbanisme.

3. Des plans

La deuxième lecture gouvernementale des projets de révision de plans de secteur est supprimée; le plan communal d’aménagement est troqué contre une procédure plus simple de révision de plan d’initiative communale; d’actuelles procédures sur un même objet seront fusionnées en plans-permis; des périmètres d’enjeu régional seront stimulés.

4. Des Pep

Surprise, on retrouve des interventions parlementaires dont Ecolo (et jusqu’à un certain point la Cour constitutionnelle) ne voulait plus entendre parler. Voici que, pour de grands projets publics, apparaissent des Pep, pour permis parlementaires. La différence avec le Dar, tente de défendre Philippe Henry, c’est que cette fois le Parlement wallon devra vraiment « instruire » l’octroi du permis. On veut bien, mais voilà qui nous rappelle très fort le projet de Dar dans sa première version, telle que l’avait défendue son prédécesseur André Antoine (CDH) avant un avis très négatif du Conseil d’Etat ! En passant il sera intéressant, à tête reposée, d’examiner où et comment PS et CDH auront pu apporter d’autres inflexions au projet Ecolo. Ainsi, le balancier toujours délicat entre intérêts locaux et régionaux serait reparti çà et là vers plus d’autonomie communale.

5. Des périmètres urbains

Où l’on retrouve le principe majeur (largement soutenu en théorie, vite controversé dans la pratique) du renforcement des centralités, histoire de lutter contre l’étalement urbain. Il est dit désormais que le gouvernement déterminera des périmètres « U » ruraux ou urbains en concertation avec les communes; et que dans ceux-ci, les communes pourront (bien : pourront) adopter un schéma qui remplace le plan de secteur et autres outils plus compliqués.

6. Des guides

C’est, peut-être, dans un code, une curiosité. Plutôt que des règlements qui multiplient des dérogations, on préfère ici des guides d’urbanisme, davantage indicatifs.

7. Des permis

Pas d’infos à cette heure. Mais bien des précisions viendront d’arrêtés plutôt que du décret.

8. Des taxations

De même, c’est un arrêté qui devra déterminer les modalités d’une taxation régionale (mais au profit notamment des communes) de plus-values pour changements d’affectations planologiques. Chaud…

9. Des prescriptions

Une première en la matière. Et un ajout à la copie Henry, ici sur forte insistance PS : on va introduire une prescription de 10 ans pour les infractions non fondamentales.

10. Une juridiction

Hors projet de nouveau code, le principe en est acquis, sur base du modèle flamand : une juridiction administrative spécifique va être créée dans le registre. Le Conseil d’Etat n’exercerait plus qu’un ultime rôle très marginal. A suivre

Indépendance ?

4hL’analyse de Martial Dumont dans « Vers l’Avenir » du 17 avril 2013 Il y a quelques semaines, Rudy Demotte avait «gentiment» fait comprendre aux députés de la majorité Olivier qu’ils feraient bien de la mettre en sourdine. Quelques PS et CDH avaient critiqué en séance publique le nouveau cadre éolien et la cartographie des éoliennes que le gouvernement avait concoctés. Le ministre Écolo Philippe Henry, avait alors dégusté. Le but de l’intervention du ministre président était de resserrer les boulons et d’éviter une impression d’anarchie au sein d’une majorité déjà claudicante. De quoi d’ailleurs alimenter les débats sur l’indépendance du parlement par rapport au gouvernement. Aujourd’hui, il faut bien constater que le petit doigt sur la couture du pantalon, ce n’est pas (plus) la spécialité des députés PS et cdH. Démocratiquement, on s’en réjouirait plutôt, d’ailleurs. D’autant qu’on ne peut pas vraiment dire que les interventions socialistes et humanistes sont dénuées de pertinence. Après tout, même dans la majorité, il faudrait être culotté ou complètement aveugle pour dire que la communication et la gestion du dossier photovoltaïque ces dernières semaines n’ont pas été calamiteux. Ce qui est plus douteux en revanche, c’est le véritable but poursuivi par le PS et le CDH. Car, finalement, alors que la débâcle est collective, on a l’impression que c’est surtout Nollet, et donc Écolo qui prend tout. Certes, le ministre a été loin d’être inspiré dans cette affaire, multipliant, notamment, les erreurs de com. Mais on ne peut pas dire non plus que Rudy Demotte et surtout André Antoine l’aient aidé à sortir de la mouise en tergiversant pendant des semaines sur la marche à suivre. Crier haro sur le seul baudet vert, ça revient donc clairement à une chose : le trucider et l’évincer de la course avant même le démarrage de la campagne électorale de 2014. Bref, c’est faire, pour Écolo, du fiasco photovoltaïque un nouveau Spa-Francorphamps. De la part du MR, dans l’opposition, c’est le jeu politique logique. De la part du PS et du CDH, partenaires d’Écolo, c’est beaucoup moins glorieux.

Rudy Demotte reçu par le président vietnamien

Rudy Demotte & Truong Tan Sang

Rudy Demotte & Truong Tan Sang

Martial Dumont, « Vers l’Avenir », 10 avril 2013

Une délégation de la Région wallonne (et de la Fédération Wallonie-Bruxelles), emmenée par le ministre président Rudy Demotte, est actuellement au Vietnam pour une mission de 6 jours censée renforcer une coopération qui date de 20 ans et qui semble particulièrement convenir aux Vietnamiens.

La preuve : Demotte a été reçu hier en véritable chef d’État par le président Truong Tan Sang.

Depuis plusieurs années, une commission mixte existe d’ailleurs. Elle se réunit tous les trois ans et compte actuellement 28 projets en chantiers, essentiellement culturels et universitaires (notamment la mise sur pied d’un master en traduction piloté par l’ISTI et l’Institut Marie Haps ou encore une aide à la numérisation de la radio nationale vietnamienne par la RTBF).

Mais les relations entre Wallonie et Vietnam vont bien au-delà, notamment sur le plan économique. Le Vietnam est une véritable porte d’entrée sur le marché asiatique et de plus en plus d’entreprises wallonnes y prospectent d’ailleurs.

La Wallonie apporte également au Vietnam une coopération importante en matière de formation. Ce qui, avouons-le, n’est pas un luxe, le pays étant toujours pour le moins émergeant. Tout ou presque y reste à faire. De quoi dégager de belles opportunités pour la Wallonie. Et c’est ce que compte faire Rudy Demotte au cours de cette semaine, de Hanoï à Ho Chi Min Ville en passant par le port de Da Nang.

Le chef d’orchestre Demotte ne maîtrise plus la situation…

Rudy Demotte

Rudy Demotte

Extrait de l’interview de Willy Borsus, chef de l’opposition libérale au Parlement wallon, dans « La Libre Belgique » du 25 mars 2013

« On sent que le chef d’orchestre a perdu la maîtrise de ceux qui devraient jouer en symphonie. On voit combien les choses lui échappent désormais. Depuis des semaines, on est confronté à ce discours ouaté qui consiste à dire « tout va très bien » : dans le dossier des certificats verts, rassurez-vous, une solution va être trouvée. Puis, finalement, on nous dit qu’il y a une solution mais qu’on n’en connaît pas encore les modalités… Mais on voit que cette manière de travailler et d’appréhender la communication politique a fait faillite. Les plan s’additionnent : Horizon 2022, plan Marshall, plan Marshall 2.Vert

Ce gouvernement communique tout le temps sur ses plans en s’imaginant que l’image projetée fait la réalité. »