Au confédéralisme le PS opposera la restauration de la Sécu

« Le Vif », Belga, 8 mars 2017

« Le confédéralisme signifie la fin du pays, la fin de notre Belgique, pour le PS, il n’en est pas question », a réagi mercredi Elio Di Rupo. Le président de la N-VA Bart De Wever avait indiqué plus tôt dans la presse que la seule possibilité à ses yeux d’un gouvernement avec le PS en 2019 passerait par un accord sur le confédéralisme.

Ce que le PS mettra sur la table, c’est le retour de l’âge de la pension à 65 ans, c’est le retour de l’indexation des salaires, c’est un meilleur remboursement des soins de santé, c’est l’individualisation des droits sociaux, a répliqué Elio Di Rupo. Ce dernier a assuré que le PS mettra tout son poids dans la balance pour renforcer notre sécurité sociale et les revenus des travailleurs, des pensionnés, et certainement pas pour négocier la scission de la Sécu et la fin du pays.

Au-delà, le président du PS estime que la N-VA ferait mieux de travailler en faveur des travailleurs et de tous les citoyens de notre pays plutôt que de faire ses calculs électoraux pour 2019. Bart De Wever est le patron du plus grand parti du « gouvernement MR N-VA », a-t-il rappelé. Il est regrettable qu’il préfère parler des prochaines coalitions politiques plutôt que de démontrer ce qu’il peut faire, aujourd’hui même, pour améliorer la vie de gens.

Selon M. Di Rupo, il s’agit d’une tentative supplémentaire de sa part de parler d’autre chose que de son bilan gouvernemental déplorable alors même qu’à ses yeux, les résultats du ‘gouvernement MR N-VA’ sont désastreux, sur le plan budgétaire, social et économique.

Le Forem n’a pas atteint ses objectifs 2011-2016

« Le Vif », Belga, 4 mars 2017

Un audit externe du Forem, commandé par la ministre wallonne de l’Emploi et de la Formation Eliane Tillieux (PS) au consultant PricewaterhouseCoopers (PwC), dresse un bilan critique des 5 dernières années de l’Office wallon de l’emploi, à quelques jours de la signature d’un nouveau contrat de gestion, peut-on lire samedi dans Le Soir.

L’audit souligne globalement que le Forem n’a, à ce jour, pas atteint l’ensemble des objectifs fixés par le contrat de gestion 2011-2016, et pointe plus particulièrement les activités les plus essentielles de l’organisation, soit l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

Entre 2012 et 2015 (années pleines), le nombre de personnes prises en charge est passé de 108.741 à 89.556, soit une baisse de 17,64 %. Sur la même période, l’accompagnement individualisé a connu une érosion du même ordre: 15,72 %.

Le nombre de demandeurs d’emploi ayant bénéficié d’une formation du Forem a lui aussi baissé dans le même temps, de 41.492 à 37.822 personnes, soit une baisse de 8,85 %. L’évolution des données montre une diminution globale des activités aux différents moments de la prise en charge des demandeurs d’emploi, de même que des réalisations globales en deçà des objectifs initialement prévus, peut-on lire dans le rapport.

La nouvelle idée du MR: obliger les demandeurs d’emploi à se former aux métiers en pénurie

« Le Vif », Belga, 3 mars 2017

Le MR souhaite pousser en Wallonie une proposition visant à obliger légalement les demandeurs d’emploi peu qualifiés de se former prioritairement aux métiers en pénurie, peut-on lire dans Le Soir ce vendredi.

La proposition de résolution des libéraux, dans l’opposition régionale, souhaite ainsi pousser les chômeurs les plus récalcitrants vers les professions listées par le Forem comme étant en pénurie (au nombre de 73 selon le dernier état des lieux) et demandant un faible niveau de qualification, comme celles de boucher, de menuisier ou de mécanicien.

Nous proposons que l’aiguillage soit obligatoire dans le chef de l’accompagnateur du Forem, en tout cas pour les demandeurs d’emploi peu qualifiés qui n’ont pas suivi de formation dans les six mois de leur inscription, précise Pierre-Yves Jeholet, chef de groupe MR au Parlement de Wallonie, dans les pages du journal. Les 59 métiers considérés « en pénurie complète » offrent en effet à eux seuls plus de 45.000 postes, mais le problème se situe au niveau de l’inadéquation entre l’offre et la demande.

Il faut que la Belgique améliore la formation de ses chômeurs. En Wallonie en 2016, seuls 15,6% des 242.000 demandeurs d’emploi ont participé à une formation alors que 46,6% des chômeurs wallons ont au maximum leur diplôme de secondaire. En réalité, il y a plus de personnes diplômées du supérieur qui participent aux formations que celles n’ayant pas obtenu leur certificat d’étude de base, développe encore Pierre-Yves Jeholet.

 

La fille de Marcourt a travaillé pour Nethys… en plein scandale Publifin

Nicolas De Decker, David Leloup, « Le Vif », 2 mars 2017

Raphaëlle Marcourt, fille du vice-président du gouvernement wallon, a travaillé comme juriste pour Nethys, sans contrat, alors que le scandale Publifin avait éclaté, et sur une matière qui n’est pas la sienne: la protection des données à caractère personnel. Budget prévu par Nethys pour cette mission: 50.000 euros.

Raphaëlle Marcourt, 28 ans, entrée au barreau de Liège fin 2013, s’est spécialisée dans le droit de la famille et le droit social et travaille au sein du cabinet Marcourt Collins Henkinbrant, créé en 1993 à Liège par son paternel. En octobre 2016, la jeune juriste est convoquée au siège de Nethys par Bénédicte Bayer, directrice générale de Publifin et « chief of the CEO office » (cheffe de cabinet du PDG) chez Nethys. Pourquoi cette réunion ? Le 25 mai 2018, toutes les entreprises de l’Union européenne qui gèrent les données personnelles de leurs clients, employés et sous-traitants, vont devoir se conformer au Règlement général sur la protection des données (GDPR), qui contraint les entreprises à s’y conformer sous peine de lourdes sanctions financières indexées sur leur chiffre d’affaires. Pour Nethys, c’est un énorme chantier aux enjeux financiers potentiellement colossaux: le groupe compte, rien qu’au sein de l’opérateur télécom Voo, plus de 800.000 clients…

Une seconde réunion est organisée le jeudi 17 novembre 2016 en fin de matinée. Raphaëlle Marcourt et sa collègue Julie Henkinbrant rencontrent Bénédicte Bayer et plusieurs cadres de Nethys au siège du groupe, rue Louvrex à Liège.

Deux mois plus tard, le 17 janvier 2017, Raphaëlle Marcourt rédige une lettre de deux pages sur papier à en-tête du cabinet Marcourt Collins Henkinbrant. La missive est adressée à Bénédicte Bayer et deux cadres de Nethys. Elle fait suite à l’échange d’e-mails intervenus entre Madame Bayer et Maître Marcourt durant ce mois de janvier, en plein scandale Publifin (il a éclaté le 20 décembre 2016). Raphaëlle Marcourt fait référence au mandat principal qui nous a été donné lors de la réunion du 17 novembre 2016. Un mandat qui consiste dans une analyse de fond – théorique dans un premier temps – des tenants et aboutissants du règlement européen relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données personnelles et à la libre circulation de ces données, sur les différentes catégories de personnes physiques concernées au sein d’un groupe comme Nethys, avant d’en décliner les conséquences et recommandations juridiques pour ces différentes catégories d’un point de vue pratique. Et la jeune avocate d’ajouter: Nous vous confirmons avoir d’ores et déjà entrepris cette importante analyse (…).

« On n’est pas à 50.000 euros près ! »

Deux jours après, la cheffe de groupe PS à la Chambre, Laurette Onkelinx, demande à Stéphane Moreau de faire un pas de côté: quitter son mayorat à Ans ou son poste de CEO de Nethys. Très vite, le ministre PS wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt, monte aux barricades: La sortie de Laurette Onkelinx est inappropriée en ce sens que ce n’est pas Moreau qui est à la manoeuvre chez Publifin, déclare-t-il à nos confrères de Sudpresse.

Dans les jours qui suivent, des cadres contestent en interne le mandat confié par Bénédicte Bayer à Raphaëlle Marcourt, au motif que la fille du ministre n’a ni la carrure ni l’expérience pour mener à bien cette délicate mission. Bénédicte Bayer aurait lâché en substance, lors d’une discussion tendue: C’est le seul soutien de Stéphane, on peut bien faire travailler sa fille ! On n’est pas à 50 K près ! »Décodage: « 50 K » signifie 50.000 euros. Le budget informellement attribué à cette mission.

Interrogée par Le Vif/L’Express le 30 janvier, Raphaëlle Marcourt a répondu par courriel que Nethys (ou toute autre société à laquelle elle est associée) ne m’a pas confié de dossiers. Une réponse clairement contredite par la lettre que la jeune avocate a signée le 17 janvier.

Il nous revient que nos questions auraient mis un terme à la relation contractuelle sur le point de se nouer entre Raphaëlle Marcourt et Nethys.

Supprimer les provinces? Le débat renaît au MR

»Le Soir », 1er mars 2017

Au MR, certains prônent depuis longtemps la suppression des provinces. L’affaire Publifin a mis l’accent sur les pratiques douteuses de certains élus essentiellement provinciaux.

L’affaire Publifin a mis l’accent sur les pratiques douteuses de certains élus locaux, essentiellement provinciaux. Le débat sur la bonne gouvernance rebondit dès lors sur le fonctionnement, voire l’utilité des provinces.

Au MR, certains prônent depuis longtemps leur suppression. Charles Michel lui-même, jeune ministre régional en 2004, s’était fait l’apôtre d’une réforme en profondeur de ces entités, à défaut de pouvoir les faire disparaître. Et Didier Reynders, président du parti, avait imaginé en 2008 la suppression des conseils provinciaux.

Vers des groupes de travail

 

Aujourd’hui, le débat interne reprend vie : des groupes de travail seront mis sur pied à l’occasion de la préparation du programme électoral et le thème de la supracommunalité sera à l’agenda.

Actuellement, la direction du MR défend le maintien des provinces (ne souhaitant guère ouvrir pareil dossier dans le contexte ambiant). Mais plus d’un bleu veut la disparition de ces entités d’un autre âge. Et c’est le turbulent Montois Georges-Louis Bouchez, qui s’en fait le premier chantre. Sans mâcher ses mots : Les provinces sont devenues totalement inutiles.

 

Les provinces wallonnes trop peu attractives

« Le Soir », 28 février 2017

Le nouvel indice européen de compétitivité des régions place les provinces wallonnes en milieu de classement.

La Commission vient de publier la troisième édition de l’indice de compétitivité des 263 « régions » européennes. En considérant que la compétitivité régionale est la capacité d’une région à offrir un environnement attrayant et durable dans lequel les entreprises et les résidents puissent vivre et travailler.

Bonne ou mauvaise nouvelle ? Les provinces wallonnes (c’est à ce niveau administratif que l’Europe intègre la Belgique dans ce classement) se situent dans la moyenne et en milieu de classement : de la 121e à la 147e place. Sans surprise, les provinces flamandes se situent bien au-dessus, toutes dans le premier quart des 263 entités recensées.

Flandre occidentale : 58

Flandre orientale : 27

Anvers : 21

Limbourg : 39

Hainaut : 142

Namur : 121

Liège : 122

Luxembourg : 136

Bruxelles (deux Brabant) : 19

Bruxelles, à laquelle sont associés les deux Brabant, obtient le meilleur score belge : 19e place européenne. Une agrégation d’une ville importante avec son hinterland que l’Europe applique aussi à Vienne, Prague, Londres, Berlin…

Le rapport de la Commission et le classement des différentes régions démontrent, pour l’Europe de l’Ouest en tout cas, l’importance des régions capitales et métropolitaines très dynamiques comme principaux moteurs de compétitivité.

La N-VA veut un Unia flamand: « Le problème, ce sont les francophones »

« Le Vif », Belga, 27 février 2017

Deux administrateurs étiquetés N-VA d’Unia plaident en faveur d’une institution flamande. Selon eux, ce sont surtout les francophones qui posent des problèmes au sein du centre interfédéral pour l’égalité des chances.

Boudewijn Bouckaert © BELGA

Le conseil d’administration d’Unia est composé de représentants des niveaux de pouvoir fédéral et fédérés. Par le biais du parlement flamand, la N-VA dispose de deux administrateurs effectifs, Matthias Storme et Hedsig Verbeke, et deux suppléants, Boudewijn Bouckaert et Inge Moyson.

Selon « De Standaard », ils partagent les vives critiques émises depuis quelques jours par la nouvelle secrétaire d’État à l’Égalité des chances, Zuhal Demir, et la ministre flamande de l’Intégration, Liesbeth Homans.

A croire M. Bouckaert, il est difficile de changer les choses à l’intérieur de l’institution. Unia ne s’est toujours pas transformé en un centre objectif et indépendant. Aujourd’hui, l’antisémitisme est traité différemment de l’islamophobie, et on ne peut l’accepter, affirme-t-il.

L’administrateur invoque un courriel interne d’un collaborateur qualifiant de radotage la condamnation d’un homme pour des chants antisémites entonnés lors d’une manifestation. L’administrateur s’en prend aux francophones, sources des problèmes à ses yeux.

Les nationalistes flamands voient d’un bon oeil la constitution d’un centre flamand où un musulman est égal à un juif et met l’accent sur l’émancipation plutôt que de rechercher du racisme.

D’après M. Storme, juriste chercheur à la KUL, la structure interfédérale du centre n’est pas adéquate. Nous devons nous demander si c’est le bon choix, a-t-il expliqué, en faisant référence à des travaux de son université recommandant des institutions séparées.

Le PS taxe la N-VA de racolage

La députée Karine Lalieux (PS) appelle la nouvelle secrétaire d’État à l’Égalité des chances, Zuhal Demir, à faire preuve de respect à l’égard des institutions dont elle a la charge. A ses yeux, les déclarations successives de personnalités de la N-VA à l’égard d’Unia témoignent d’une volonté de racolage.

Depuis sa création, le Centre pour l’égalité des chances – et à sa suite Unia – a toujours démontré la qualité de son travail et sa non-discrimination à l’égard de tout type de discrimination. Chaque fois qu’il sort, la pertinence de son rapport est mise en avant, a souligné la députée.

Mme Lalieux attend d’un nouveau ministre qu’il fasse d’abord le tour des institutions qui sont sous sa responsabilité avant de les critiquer. La N-VA espère peut-être retrouver des électeurs qu’elle aurait perdus. Dans tous les cas, c’est du racolage. Il y a aujourd’hui dans la société des divisions que la N-VA cherche à creuser encore, a affirmé la députée.

Les socialistes s’en prennent aussi aux libéraux francophones et au Premier ministre, accusés d’observer un silence coupable. Jusqu’à présent, il n’y a jamais eu de rappel à l’ordre de ministres N-VA dont les déclarations jettent le discrédit sur des personnes ou des institutions, regrette-t-elle.

L’un des administrateurs N-VA d’Unia accuse les francophones d’empêcher un fonctionnement de l’institution comme les nationalistes flamands l’entendraient. C’est un refrain que l’on connaît et qui devient lassant: c’est toujours la faute des francophones. Ce qui est sûr, c’est que dans ce gouvernement, il n’y a plus de francophones depuis longtemps.

Régionaliser n’a pas de sens, selon le MR

Le MR se dit satisfait du modèle interfédéral d’Unia et juge qu’une régionalisation de l’institution n’a aucun sens, a-t-on indiqué au parti à la suite des déclarations de plusieurs personnalités de la N-VA.

Deux administrateurs N-VA d’Unia, Boudewijn Bouckaert et Matthias Storme, ont plaidé pour la création d’une institution flamande au lieu d’un centre interfédéral rassemblant les niveaux de pouvoir fédéral et fédérés. Aux yeux des nationalistes flamands, les francophones empêchent Unia de fonctionner comme il le devrait.

Nous sommes satisfaits du modèle interfédéral actuel. Régionaliser Unia ou les droits de l’homme n’a pas de sens, a indiqué le porte-parole des libéraux francophones. Le MR souligne toutefois qu’il est sain dans une société démocratique que chacun puisse exprimer son point de vue. Unia est un acteur important de la société civile dont les recommandations sont toujours dignes d’intérêt. Toutefois, les partis politiques ont aussi le droit d’être en désaccord avec certaines prises de position, ajoute le parti du Premier ministre.

Le MR insiste aussi sur l’importance de l’indépendance et des missions d’Unia. Nous respectons l’indépendance d’Unia et l’importance de ses missions. A nos yeux, il est essentiel que chaque discrimination ou chaque fait de racisme ou d’antisémitisme soit combattu de la même manière.

«A Charleroi et à Liège, les riverains sont assez tolérants à l’égard des nuisances des aéroports»

Han Renard, « Kanck », 22 février 2017 – Traduction : Jules Gheude

Charleroi et Liège sont prêtes à reprendre des activités de Brussels Airport, déclare Philippe Suinen, président de la Chambre wallonne de Commerce et d’Industrie.Quel est, pour la Wallonie, l’intérêt économique des aéroports de Liège et Charleroi ?

Liège est un aéroport cargo, tandis que Charleroi est surtout un aéroport de passagers. Ensemble, ils fournissent, de façon directe et indirecte, 15.000 emplois. Le gouvernement wallon a fortement investi dans l’isolation contre le bruit des maisons situées autour de Liège Airport. L’aéroport de Bierset est, en outre, un ancien aéroport militaire avec une longue piste de décollage et d’atterrissage, pouvant convenir à tout type d’avion. A Charleroi, ce n’est pas encore le cas, mais le gouvernement wallon a récemment décidé d’y allonger la piste de décollage jusqu’à 3.200 mètres. Les gros avions pourront donc l’utiliser aussi à l’avenir, notamment pour les vols transatlantiques. Charleroi et Liège sont en plein essor et sont de plus en plus internationaux. Les riverains sont assez tolérants envers les nuisances : ils voient comment ces aéroports contribuent au redéploiement économique de leur ville.

On entend souvent dire en Flandre que Liège et Charleroi peuvent concurrencer l’aéroport de Zaventem de façon déloyale, grâce aux subventions royales de la Wallonie/

Les gouvernements wallons successifs ont investi beaucoup d’argent dans les aéroports wallons régionaux, c’est vrai. Mais l’Etat belge a également fortement aidé jadis la Sabena et l’aéroport de Zaventem

Les aéroports wallons peuvent-ils reprendre une partie des activités de Zaventem, à présent que le développement de Brussels Airport semble être compromis par les normes bruxelloises drastiques en matière de bruit ?

Certainement. Mais lorsque la direction et les syndicats de Liège écrivent une lettre dans laquelle ils offrent leur aide pour résoudre les problèmes de Zaventem, le ministre flamand de l’Emploi, Philippe Muyters (N-VA), réagit furieusement. Ce n’est pourtant pas une question de machiavélisme : nous ne voulons tuer personne. L’administration aéroportuaire fédérale aurait d’ailleurs pu déménager depuis longtemps tous les vols charters vers les aéroports wallons. Cela aurait permis de limiter fortement les nuisances sonores au-dessus de Bruxelles.

La secrétaire particulière de Magnette indûment rémunérée

« Le Vif », 21 février 2017

C’est un caillou dans la chaussure du ministre président wallon : en pleine tempête sur les mandats publics, leurs rémunérations et leur nombre, il apparaît que sa secrétaire particulière a perçu durant trois ans un surplus d’indemnités de l’intercommunale de diffusion de la télévision Brutélé. Si elle y siège comme membre effectif au comité de secteur, c’est en qualité de suppléante qu’elle intervient au conseil d’administration. Or, Fabienne Previnaire a reçu une pleine rémunération au lieu d’un simple jeton de présence : quasiment le double de ce qui lui était dû, soit un surplus de 17.000 euros qu’elle s’est engagée à rembourser intégralement dès qu’elle sera en possession de tous les décomptes.

Elle remboursera l’intégralité

L’intéressée confirme et s’est engagée à rembourser intégralement la somme.

Politiquement, l’implication de sa secrétaire particulière est quelque peu gênante pour Paul Magnette.