Wallonie intégrée à la France

Le Gewif (Groupe d’Etudes pour la Wallonie intégrée à la France – www.gewif.net) est heureux de vous présenter le logo ci-joint, réalisé par Jaques Culot.

Six réformes de l’Etat ne sont pas parvenues à faire de la Belgique un Etat stable et cohérent. Les dernières élections communales et provinciales ont confirmé que la Flandre et la Wallonie constituaient deux démocraties bien distinctes. De quoi encourager le Nord à concrétiser le schéma confédéral, adopté par  son Parlement en 1999 : deux entités financièrement responsables de leurs choix politiques et entre lesquelles chaque Bruxellois devra choisir pour ce qui concerne les compétences dites personnalisables (impôt des personnes, système de sécurité sociale,…). Quant à l’échelon belge, réduit à sa plus simple expression, il ne faudra pas longtemps pour qu’il soit jugé superflu et disparaisse.

 

En janvier 2016, Liesbeth Homans, la ministre flamande de l’Intérieur (N-VA), avait décrit le scénario : Nous ne sommes pas demandeurs d’une énième petite réforme de l’Etat, donc je pense qu’en 2019, il s’agira d’autre chose : la scission de la Belgique ou en tout cas le transfert aux Régions et entités fédérées d’un maximum de compétences, ce qui amènerait la Belgique à disparaître d’elle-même. J’espère que la Belgique n’existera plus en 2025.

On sait que la fin des transferts financiers en provenance de Flandre – quelque 7 milliards d’euros ! – est programmée sur dix ans. Livrés à eux-mêmes, les Wallons se verront contraints, comme l’avait écrit François en 1981, à une discipline dont ils n’ont aucune idée. Il ne peut en résulter qu’une diminution drastique des dépenses publiques de la Wallonie, avec une baisse sensible des prestations sociales.

Le général de Gaulle avait bien compris que seule leur prise en charge par un pays comme la France pourrait assurer l’avenir aux trois à quatre millions de Wallons.

Depuis sa création, en février 2010, le Gewif prône l’option d’une « intégration-autonomie » de la Wallonie, option, qui lors des Etats généraux de Wallonie, tenus à l’Université de Liège, le 9 mai 2009, avait été présentée par Jacques Lenain, haut fonctionnaire français aujourd’hui retraité.

Le constitutionnaliste français Didier Maus a confirmé la faisabilité d’un tel projet : Il serait parfaitement possible de créer un titre spécial « De la Wallonie… »  qui contiendrait une mini constitution sur mesure pour cette région. Il en découle que, sur le fondement de cette mini-constitution, il serait parfaitement réalisable de conserver en l’état, au moins pour l’essentiel, et pour une durée à déterminer le droit belge du travail, celui de la sécurité sociale, et certains droits « connexes », des pans du droit fiscal, le droit des affaires, du commerce, etc. La région wallonne, et aussi la région bruxelloise si la question était posée, conserveraient les compétences qui sont aujourd’hui les leurs, y compris le système éducatif, avec l’enseignement supérieurCe ne serait pas une difficulté de faire de la sorte puisque il en est déjà ainsi, même si c’est avec moins d’ampleur, dans certains territoires français, qui, selon les cas, disposent d’une sécurité sociale propre (Polynésie, Calédonie,…), d’un droit du travail propre (même s’il est largement copié sur celui de la métropole), de nombre de dispositifs fiscaux particuliers, et d’autres régimes spéciaux dans divers domaines (en Corse comme Outre-mer).

L’hypothèse de l’implosion de la Belgique n’a rien de fantaisiste, comme l’avait d’ailleurs déclaré Louis Michel, le père de notre Premier ministre, au « Figaro », en 1996 : Entre un Etat wallon replié sur lui-même et la France, je choisis la France, car la Wallonie c’est un cul-de-sac économique, social, culturel.

Comme François Perin et Jean Gol, Jean Defraine, l’ancien président de la Chambre, était, lui aussi, convaincu, que l’avenir de la Wallonie ne pourrait être que français. N’écrivait-il pas en 1996, dans l’organe du parti rattachiste : Les Wallons doivent préparer leur dossier pour faire l’inventaire et dire ce qui leur revient au moment de la séparation (…) car, quand les Flamands auront les poches pleines d’euros, ils nous largueront.

Le temps nous est compté. Les élections législatives et régionales se tiendront dans six mois. Le moment n’est-il pas venu de nous préparer à l’inéluctable échéance ?