Philippe Van Parijs est-il sérieux ?

Jules Gheude

Pour le philosophe Philippe Van Parijs, l’avenir de la Belgique passe par l’usage de la langue anglaise.

Il était présent au colloque « L’après-Belgique », organisé par le Cercle Condorcet de Liège, le 2 avril 2011, et je lui ai posé la question suivante : « Selon vous, la Flandre est-elle une nation ? ». Il m’a immédiatement répondu par l’affirmative.

Ce 11 juillet, à l’occasion de la Fête flamande, le ministre-président Geert Bourgeois a déclaré : « Aujourd’hui, nous sommes, nous les Flamands,  indubitablement un peuple. Aujourd’hui, nous sommes indéniablement une nation. (…) Notre langue, le néerlandais, est le cœur de notre identité flamande ».

Philippe Van Parijs mène clairement un combat d’arrière-garde, qui ne pourra empêcher la Flandre de devenir à terme un Etat souverain. En 1981, François Perin avait prédit que « le malheureux chef de l’Etat se mettrait un jour à courir après un gouvernement introuvable ».  En 2010, il fallut 541 jours pour sortir de l’impasse. Au lendemain des prochaines élections législatives, la N-VA, première force politique du pays, entend saper un peu plus les fondements de la maison Belgique en y injectant un produit confédéral. Les négociations à ce sujet nous mèneront bien loin de la ferveur suscitée par les Diables rouges. On n’a pas vu, sur les chaînes de télévision flamandes, un présentateur de JT en tenue noir-jaune-rouge ! Heureusement que le ridicule ne tue pas…

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