Le parlement catalan siégera jeudi, malgré la mise sous tutelle de la région le lendemain

« Le Soir », 23 octobre 2017

Les séparatistes menacent de faire voter une déclaration unilatérale d’indépendance par le Parlement.

Le président séparatiste de la Catalogne, Carles Puigdemont, n’aura plus aucun pouvoir samedi, une fois que le Sénat aura autorisé la suspension d’autonomie de sa région, a prévenu lundi la vice-présidente du gouvernement espagnol.

«  Le président de la Generalitat (exécutif catalan), n’exercera plus ses fonctions une fois cet accord publié  », a déclaré Soraya Saenz de Santamaria questionnée par la radio Onda Cero sur ce que ferait le gouvernement si M. Puigdemont refusait de quitter ses fonctions. «  Il n’aura plus de signature, il ne pourra plus prendre de décisions valables, il ne touchera plus son salaire », a-t-elle ajouté.

Une séance plénière prévue jeudi

Par ailleurs, les indépendantistes majoritaires au Parlement de Catalogne prévoient la tenue d’une séance plénière de cette assemblée dès jeudi, à la veille de la mise sous tutelle de la région prévue par Madrid, a annoncé le porte-parole de leur coalition.

Cette séance du Parlement régional pourrait se prolonger jusqu’à vendredi, quand le Sénat à Madrid doit en principe voter sur les mesures de mises sous tutelle de la Catalogne, selon cet élu, Lluis Corominas. En cas de mise en œuvre de ces mesures drastiques, les séparatistes menacent de faire voter une déclaration unilatérale d’indépendance par le Parlement.

Un appel à la désobéissance civile

Le parti d’extrême gauche catalan CUP a promis lundi d’orchestrer une campagne de «  désobéissance civile massive  » si le gouvernement central prend le contrôle de la région comme il menace de le faire en fin de semaine.