La N-VA et son « approche évolutive » de l’indépendance flamande

Vous trouverez ici la traduction du compte rendu de Doorbraak à propos du débat qui s’est tenu, ce 16 octobre, à HEC/Université de Liège sur le thème « Quel avenir pour la Belgique ? »

https://doorbraak.be/luiks-debat-toekomst-belgie/

 

La N-VA et son « approche évolutive » de l’indépendance flamande

Lors d’un débat organisé par HEC/Université de Liège sur l’avenir de la Belgique, ce 16 octobre, Jan Peumans, le président du Parlement flamand, a tenu à réaffirmer que la position de son parti, la N-VA, n’avait pas changé et qu’elle continue à s’appuyer sur l’article 1er des statuts qui prévoient, à terme, l’émergence d’une République flamande au sein de l’Europe. Jan Peumans a toutefois rappelé que la N-VA ne souhaitait pas s’engager dans un « processus révolutionnaire », mais défendait « une approche « évolutive » passant par l’ l’instauration, après les élections législatives de 2019, d’un régime confédéral.

De son côté, l’essayiste politique Jules Gheude, après avoir rappelé le contexte historique, a considéré que « le démantèlement de l’Etat belge est un processus irréversible ». Selon lui, « une Belgique résiduelle, amputée de la Flandre, serait tellement différente de la Belgique initiale qu’on voit mal comment la communauté internationale pourrait lui conférer une personnalité juridique identique ».  Pour l’intéressé, « la seule option d’avenir viable et crédible pour la Wallonie passe par un statut particulier d’intégration à la France, avec une forte autonomie au sein de celle-ci, tout en garantissant, par l’exercice de la solidarité financière nationale, l’équivalence globale des services publics et des systèmes sociaux.

Evoquant la situation en Espagne, Jules Gheude estime que seul le Parlement catalan, où les indépendantistes disposent de la majorité absolue, pourrait, au départ de sa légitimité démocratique, proclamer l’indépendance de la Catalogne. « Ce n’est pas au ministre-président de la Generalit de la faire », précise-t-il.