Les Wallons ne seraient-ils pas masos ?

Récemment, le député flamand indépendant (ex-N-VA) Hendrik Vuye estimait que la décision de Benoît Lutgen d’écarter le PS était de nature à compromettre la stratégie de Bart De Wever.

Le président de la N-VA mise, en effet, sur la position de force flamande au sein du gouvernement fédéral pour accentuer une politique socio-économique de droite  qui amènerait la Wallonie de gauche à quémander une réforme de l’Etat. L’objectif étant d’obtenir en 2019 la majorité des deux tiers nécessaire à l’adoption du projet confédéral : une confédération belge réduite à sa plus simple expression ; deux Etats, Flandre et Wallonie, super-puissants et financièrement responsables de leurs choix de gestion respectifs ; cogestion partielle de la Région de Bruxelles-Capitale, chaque Bruxellois choisissant entre le paquet flamand et le paquet wallon pour les matières dites « personnalisables » (impôt des personnes, sécurité sociale, aide sociale,….).

Bart De Wever peut être rassuré. Si le dernier sondage réalisé à la demande du MR révèle une chute sensible du PS, qui passe à 16% (-32%), il confirme l’irrésistible ascension du PTB, qui se retrouve sur la première marche du podium avec… 24,9%.

Une Wallonie néo-communiste ? Les nationalistes flamands ne pouvaient rêver mieux.

C’est à se demander si les Wallons ne sont pas masos. Se tourner vers un système dont même la Chine a fini par s’écarter…

Pour le redressement de la Wallonie, repassez demain, Monsieur !

Jules Gheude