Industrie wallonne

Dominique Simonet, « La Libre Belgique », 2 juillet 2017

La crise de 2008, qu’aux États-Unis on appelle désormais la Grande Récession, a réveillé les consciences. Alors que, devant la faillite de l’industrie traditionnelle, l’Europe voyait dans les services la parfaite reconversion, il a fallu se rendre à l’évidence : sans industrie, pas de services. Raison pour laquelle le plan Marshall et ses divers développements, lancés par le ministre Marcourt (PS), ont toutes leurs raisons d’être et sont considérés avec admiration au-delà de la frontière linguistique.

Il n’empêche, la part de l’industrie dans le PIB (produit intérieur brut) wallon ne cesse de décroître depuis 2005, pour en arriver à 14,2 % dix ans plus tard. Afin d’enrayer cette chute, M. Marcourt a instauré l’an dernier le Conseil de l’industrie, à l’image de ce qui existe pour les PME et le numérique. Après un an, ce groupe de haut niveau, présidé par Yves Prete entouré de vingt capitaines d’industrie, a remis son rapport.

D’où ressortent des objectifs ambitieux : à l’horizon 2030, il faut que l’industrie pèse 20 % du PIB wallon, qu’elle suscite 20 % des investissements et représente 75 % des exportations, contre un peu plus de 60 % actuellement.