Archives mensuelles : avril 2017

Publifin: le gouvernement déclenche une «tornade éthique» sur la Wallonie

Eric Deffet, « Le Soir », 27 avril 2017

Le 26 janvier dernier, en plein cœur de la crise liée au scandale Publifin, le gouvernement wallon annonçait un train de mesures pour assurer la transparence et une meilleure gouvernance dans les structures publiques, et notamment les intercommunales. Les ministres PS et CDH ont présenté ce jeudi leurs premières options. Le renforcement juridique s’apparente à une véritable «  tornade éthique  » selon l’expression du ministre-président.

Et ce n’est pas faux : des dizaines de mesure visent à diminuer et encadrer strictement les rémunérations, à renforcer les contrôles et à étendre les incompatibilités pour lutter contre les conflits d’intérêts. Le gouvernement wallon estime mettre en place le système le plus strict au niveau européen. Un seul exemple : avec ce plan, Stéphane Moreau verra sa rémunération chez Nethys chuter de 70 % selon Paul Magnette.

A noter que l’audit de l’ensemble des intercommunales n’est pas encore terminé : le consultant privé qui le réalise a demandé un délai supplémentaire. Paul Magnette confirme toutefois que ce cadastre devrait déboucher sur la disparition de structures et de centaines de mandats.

Geert Bourgeois (N-VA) : « En 2019, nous remettrons notre programme communautaire sur la table »

Geert Bourgeois (N-VA): ‘In 2019 leggen we ons communautaire programma weer op tafel’  Walter Pauli & Peter Casteels

Walter Pauli et Peter Casteels, « Kanck », 25 avril 2017

Selon Geert Bourgeois, la N-VA sera à nouveau demanderesse en 2019 d’un transfert de compétences fédérales vers la Flandre : L’ADN de notre parti n’a pas changé : nous sommes et restons un parti confédéraliste.

La N-VA jouera-t-elle à nouveau la carte communautaire en 2019 ?

En ce qui me concerne, nos propositions communautaires reviendront sur la table. Si l’électeur le permet, bien entendu.  L’ADN de notre parti n’a pas changé : nous sommes et restons un parti confédéraliste. Et en tant que ministre-président, je vois chaque jour que je peux fort bien utiliser davantage d’autonomie. Tous mes collègues des autres partis de la majorité ont conscience que le gouvernement flamand pourrait mener une politique encore meilleurs si nous avions plus de compétences. Notre programme communautaire reste donc tout à fait d’actualité.

Mais en 2014, vous n’avez pas osé mettre vos exigences communautaires sur la table. Vous vouliez surtout gouverner sans le PS. Cela ne va-t-il pas se reproduire en 2019 ?

En 2014, la N-VA ne pouvait rien faire d’autre que d’entrer dans un gouvernement avec un programme socio-économique. Le gouvernement Di Rupo n’avait pas adopté une déclaration de révisision de la Constitution. Et plus marquant encore : pour la première fois dans l’histoire récente, aucun autre parti flamand n’était prêt à faire un pas communautaire, à l’exception de la N-VA. C’était un fait unique. En 2010, même Groen avait un programme communautaire. Il était pour la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde et il s’est présenté avec cela à l’électeur.

Cela ne dépend tout de même pas de Groen ?

Nous sommes en tout cas demandeurs d’un transfert de compétences importantes vers la Flandre. Mais la N-VA n’est pas un parti qui prêche la révolution armée. Un parti doit agir de manière stratégique. J’ai dépassé depuis longtemps le sturm-und-drang : forcer la semaine prochaine les choses que j’envisage effectivement à long terme.

Pour une « Wallonie en marche! »

25 avril 2017

Pour une « Wallonie en Marche! » – © Tous droits réservés

 

 

Emmanuel Macron vient de remporter le premier tour des présidentielles françaises, avec 23,75%. Cela me réjouit et nul doute que François Perin aurait aussi applaudi, lui qui, en 1981, dans son essai « Germes et bois morts dans la société politique contemporaine » (Ed. Rossel) écrivait :

« Le socialisme libéral et le libéralisme social peuvent donc s’entendre au lieu de se combattre en sombrant dans le piège des mots. Ils seraient comme les deux bouts d’un balancier : souplesse, équilibre, mouvement, adaptation. Le capitalisme prédateur et le socialisme autoritaire, ces deux monstruosités du siècle, ont assez démontré la capacité de folie suicidaire des hommes, pour que l’on tente partout d’ouvrir des voies à un comportement plus équilibré, plus serein et plus sage. Furia ideologica est ! »

N’est-il pas temps, en effet, de rompre avec ces tabous idéologiques, qui n’engendrent que querelles stériles et paralysantes, pour s’engager résolument dans « la troisième voie », celle qui nous permettra d’affronter avec pragmatisme les défis d’un monde en pleine mutation ?

En Wallonie, on peut constater les résultats désastreux d’une politique qui, depuis plus de 35 ans, subit l’influence prépondérante d’un PS incapable de se réformer.

Certes, on enregistre une légère baisse du chômage, mais celui-ci reste très élevé, avec près de 14%. En Flandre, ils sont passés de 10,7% en 1983 à 5,2% en 2015 !

Dans le classement d’attractivité des 263 régions d’Europe, nos provinces se situent dans la fourchette 121-142, loin derrière la Flandre entre 21-58.

Quant aux statistiques d’exportations pour les trois premiers trimestres de 2016, elles indiquent que la Wallonie est en baisse de 3,7% avec un chiffre de 31,1 milliards d’euros, tandis que la Flandre connaît une hausse de 8,2%, avec 150,9 milliards.

La différence entre Wallons et francophones se manifeste également au niveau des performances en matière d’enseignement, ainsi que l’indique le rapport Pisa.

Et alors que la Flandre réalise l’équilibre budgétaire depuis plusieurs années, la Wallonie ne cesse de reporter l’échéance.

Au professeur Robert Liénard de l’Université de Louvain qui lui parlait de la situation de la Wallonie, le président Charles de Gaulle avait répondu : « Chaque peuple ne peut se redresser que par lui-même. Tâchez de vous trouver des chefs jeunes qui diront la vérité au peuple et mobiliseront ce qui en reste. »

Certes, le ministre-président wallon Paul Magnette est jeune, mais il ne satisfait clairement pas aux deux autres critères ? A l’instar de ses prédécesseurs, il adopte la méthode Coué et dresse un tableau idyllique de la situation, que les chiffres, nous l’avons vu, s’empressent de corriger. Et pour ce qui est de la mobilisation, force est de constater qu’elle reste confinée aux quelques journées de liesse des Fêtes de Wallonie. Une fois les lampions éteints, l’apathie reprend le dessus.

Ne tournons pas autour du pot : scotché à Elio Di Rupo, Paul Magnette ne peut incarner l’avenir.

Il y a cependant, au PS, des gens qui tiennent un discours ouvert et constructif. Comme Philippe Suinen, l’ancien patron de l’Awex, lorsqu’il déclare, le 25 juin 2016, à « La Libre Belgique » :

« Nous sommes dépendants de cette image de grévistes en matière d’investissements étrangers. (…). Je suis pour un unionisme wallon où tous les partis politiques démocratiques et les partenaires sociaux se mettraient d’accord sur une trajectoire qui irait, par exemple, jusqu’en 2030. (…) Dans le tax-shit, il y a d’excellentes choses. La mesure de Willy Borsus, qui exempte les patrons de charges sociales sur le premier travailleur engagé, est l’une des meilleures décisions prises depuis longtemps. »

Voilà des propos qui tranchent singulièrement avec la vision étriquée du Boulevard de l’Empereur…

Un pays ou une région n’a pas besoin de 35 ans pour se redresser. En l’espace de quatre ans, Gerhard Schröder est parvenu à remettre l’Allemagne sur les rails.

Il n’y a pas de fatalité. C’est tout simplement une question de courage et de volonté politiques.

Le mal wallon est connu. C’est l’hypertrophie politico-administrative, fruit d’un clientélisme effréné.

Autrefois, on pouvait reprocher à l’Etat unitaire – on parlait d’Etat CVP – de ne pas se soucier suffisamment du déclin économique de la Wallonie. Mais depuis l’introduction officielle de la régionalisation en 1980, les dirigeants wallons ont pu disposer d’outils propres pour assurer la gestion de la région. Et, au fil des réformes successives de l’Etat, ces leviers n’ont cessé de se multiplier. Ils ont, manifestement, été mal utilisés.

Les jeunes aiment faire la fête et on ne leur reprochera pas. Prochainement, les « apéritifs namurois » vont reprendre à la Citadelle de Namur. Et si l’on en profitait pour mettre en route le « Printemps wallon » ?

C’est aux jeunes, dont l’avenir est en jeu, de prendre les choses en main et de faire comprendre aux dirigeants qu’ils doivent changer de cap.

Seul un réseau dense de PME innovantes et dynamiques, qui créent des emplois et offrent des possibilités d’exportation, est susceptible de relancer la croissance. Mais il faut aussi ne pas les alourdir de charges fiscales et administratives.

Comme c’est le cas en Flandre, il faut fusionner les échelons régional et communautaire.

Il est temps également de jeter un grand coup de pied dans la fourmillière des intercommunales et rationaliser certains secteurs (une administration unique pour les TEC, fusion des trois réseaux de l’enseignement officiel, dégraissage de l’institution provinciale,…).

Last but not least, l’éthique professionnelle est quelque chose d’essentiel si l’on veut éviter les conflits d’intérêts. Il faut donc fixer des règles morales strictes et adopter un code de bonne gestion (nombre de mandats, rémunérations,…).

Feu Robert Deschamps, professeur d’économie aux Facultés de Namur, constatait : Nous vivons au-dessus de nos moyens et en dessous de nos capacités.

Quand on voit comment l’argent est jeté par les fenêtres, rien d’étonnant qu’on ne sache pas atteindre l’équilibre budgétaire et que l’on doive recourir à l’impôt !

 

Jules Gheude est essayiste politique. Dernier livre paru : « Un Testament wallon – Les vérités dérangeantes » (Mon Petit Editeur, Paris, 2016). La version néerlandaise de ce livre vient de sortir chez « Doorbraak.Boeken » : « Waals Testament – Ongemakkelijke waarheden over de toekomst van België ».

 

Jules Gheude pour une « Wallonie en marche ! »

 

Jeudi dernier, Jules Gheude a présenté au Parlement flamand la version néerlandaise de son livre “Un Testament wallon – Les vérités dérangeantes”.

A cette occasion, il a lancé un appel aux jeunes Wallons, faisant référence à l’action menée en France par Emmanuel Macron :

Engagez-vous ! Faites entendre votre voix ! Le bon sens et l’urgence ne nous obligent-ils pas à rompre avec les tabous idéologiques, source de chicaneries stériles et paralysantes ? A quand un mouvement « Wallonie en marche ! » ?

Car pour Jules Gheude, la Wallonie ne va pas bien :

Certes, on enregistre une légère baisse du chômage, mais celui-ci reste très élevé, avec près de 14%. En Flandre, ils sont passés de 10,7% en 1983 à 5,2% en 2015 !

Dans le classement d’attractivité des 263 régions d’Europe, nos provinces se situent dans la fourchette 121-142, loin derrière la Flandre entre 21-58.

Quant aux statistiques d’exportations pour les trois premiers trimestres de 2016, elles indiquent que la Wallonie est en baisse de 3,7% avec un chiffre de 31,1 milliards d’euros, tandis que la Flandre connaît une hausse de 8,2%, avec 150,9 milliards.

La différence entre Wallons et francophones se manifeste également au niveau des performances en matière d’enseignement, ainsi que l’indique le rapport Pisa.

Et alors que la Flandre réalise l’équilibre budgétaire depuis plusieurs années, la Wallonie ne cesse de reporter l’échéance.

Le mal wallon, Jules le diagnostique de la manière suivante :

Depuis l’introduction de la régionalisation en 1980, les dirigeants wallons disposent d’instruments propres pour assurer la gestion de la région. Au fil des diverses réformes de l’Etat, ces instruments se sont d’ailleurs multiplier. On ne peut dès lors plus incriminer l’Etat unitaire, comme c’était le cas auparavant. Depuis 1980, la fonction de ministre-président a été, de façon quasi ininterrompue, exercée par le PS. Difficile, dans ces conditions, de nier l’influence prépondérante que ce parti a pu avoir sur les affaires. On en voit aujourd’hui le résultat : une hypertrophie politico-administrative, fruit d’un clientélisme effréné

Pour Jules Gheude, il est possible de changer les choses en l’espace de cinq ans :

Un pays n’a pas besoin de 35 ans pour se remettre en marche. Voyez comment Gerhard Schröder est parvenu à redresser l’Allemagne en quatre sans ! Il n’y a pas de fatalité. C’est tout simplement une question de choix politique.

Et Jules Gheude  de proposer les mesures suivantes :

Seul un réseau dense de PME innovantes et dynamiques, qui créent des emplois et offrent des possibilités d’exportation, est susceptible de relancer la croissance. Mais il faut aussi ne pas les alourdir de charges fiscales et administratives.

Comme c’est le cas en Flandre, il faut fusionner les échelons régional et communautaire.

Il est temps également de jeter un grand coup de pied dans la fourmillière des intercommunales et rationaliser certains secteurs (une administration unique pour les TEC, fusion des trois réseaux de l’enseignement officiel, dégraissage de l’institution provinciale,…).

Jules Gheude plaide aussi en faveur d’une gestion plus saine :

L’éthique professionnelle est quelque chose d’essentiel si l’on veut éviter les conflits d’intérêts. Il faut donc fixer des règles morales strictes et adopter un code de bonne gestion (nombre de mandats, rémunérations,…).

Rappelant le constat de feu Robert Deschamps, professeur d’économie aux Facultés de Namur (Nous vivons au-dessus de nos moyens et en dessous de nos capacités), Jules Gheude conclut :

Quand on voit comment l’argent est jeté par les fenêtres, rien d’étonnant qu’on ne sache pas atteindre l’équilibre budgétaire et que l’on doive recourir à l’impôt !

 

Déficit public: Christophe Lacroix se réjouit d’un solde budgétaire wallon meilleur que prévu

RTBF Info, 22 avril 2017

Le ministre wallon du Budget, Christophe Lacroix, s’est réjoui des chiffres du déficit public belge publiés vendredi par l’Institut des comptes nationaux (ICN) et révélant une situation budgétaire meilleure que prévu, notamment pour la Wallonie.

 

Selon l’ICN, le déficit public belge s’est finalement établi à 2,6% du PIB en 2016, contre un déficit de 2,5% du PIB en 2015. Si la situation s’est détériorée par rapport à 2015, le déficit public reste loin de la barre fatidique des 3% que l’on craignait de dépasser il y a encore quelques mois, en raison notamment des conséquences économiques des attentats du 22 mars et de dépenses supplémentaires liées à l’accueil des réfugiés et à la lutte contre le terrorisme.

La preuve d’une Wallonie qui avance et travaille de manière sérieuse

Pour la Wallonie, l’ICN relève que le solde de financement de la Région wallonne, calculé selon le concept du Conseil supérieur des Finances (CSF), est passé de -476 millions d’euros en 2015 à -271 millions en 2016, soit une amélioration de 205 millions d’euros. Un résultat meilleur que l’objectif que le gouvernement wallon s’était assigné pour son exercice budgétaire 2016, soit -375 millions d’euros, ce qui donne 104 millions d’euros de mieux que prévu initialement.

« J’y vois la preuve encore une fois d’une Wallonie qui avance et travaille de manière sérieuse et fiable« , se réjouit le ministre wallon du budget Christophe Lacroix, pour qui ce résultat « démontre la volonté de la Wallonie de s’inscrire dans une politique budgétaire rigoureuse et maîtrisée, en maintenant les investissements et sans pour autant mener une cure d’austérité insoutenable pour les citoyens. »

Le ministre wallon égratigne au passage le gouvernement fédéral alors que le solde de financement du fédéral s’est, lui, dégradé passant de -10,062 milliards d’euros en 2015 à -11,216 milliards d’euros en 2016, soit une dégradation de 1,154 milliard qui remet « quelque peu en doute » la « toute récente promesse » du gouvernement fédéral « de retour à l’équilibre en 2019« , selon Christophe Lacroix.

«L’alliance N-VA/CD&V provoquera l’autonomie flamande en 2019»

Dans « Le Soir » du 21 avril 2017, David Coppi interroge Willy De Waele

La réconciliation entre Baert De Wever (N-VA) et Wouter Beke (CD&V) mercredi est un événement. Parole de Willy De Wale, ex-bourgmestre VLD de Lennik et président de l’OVV (l’ « Overlegcentrum van Vlaamse Verenigingen » », la coupole du mouvement nationaliste flamand).

Une lecture ultra du rabibochage entre CD&V et N-VA qui, davantage qu’un présumé nouveau départ pour la suédoise, donnerait à voir une possible grande stratégie flamando-flamande pour l’après 2019. Willy De Waele prend-il son rêve pour la réalité ? Ou bien dit-il vrai ? Chacun jugera…

Nous l’avons rencontré jeudi au parlement flamand en marge de la présentation d’un ouvrage : Un testament wallon, rédigé par Jules Gheude, l’ancien secrétaire de François Perin, traduit en flamand (Waals Testament), qui préconise la fin de la Belgique et une forme des rattachement de la Wallonie à la France… Une vision de notre avenir exposée en présence de Jan Peumans (N-VA), président du parlement flamand), et de Willy De Waele (VLD), de l’OVV, pas défavorables, on l’aura compris.

CD&V et N-VA mettent fin aux polémiques, disent-ils. C’est factice, passager, important ?

C’est un événement très important. Qui aura des conséquances. C’est le signe d’une alliance entre les deux grandes formations pour l’après 2019. Une alliance pour réaliser l’autonomie flamande.

Concrètement ?

Prenez les sondages d’opinion : N-VA et CD&V ensemble recueilleenviron 46% des intentions de vote aujourd’hui en Flandre. En nombre de sièges au Parlement flamand, cela donne vraisemblablement une majorité. Et c’est avec cette majorité que les deux partis, avec Bart De Wever et Wouter Beke, pourront se prononcer pour l’autonomie flamande en 2019.

Le geste que les présidents ont posé mercredi est enthousiasmant pour le mouvement flamand. Il signifie quelque chose d’important.

Le retour du cartel ?

Non. Il ne faut pas confondre. Les deux partis sont en compétition aux élections, c’est logique. Mais après cela, l’idée, c’est de se réunir pour avoir cette majorité de députés au parlement flamand.

Le CD&V peut entrer dans un schéma natiuonaliste comme celui-là ?

Bien sûr. Le projet institutionnel du CD&V est fondamentalement autonomiste. Avec la N-VA, ils peuvent réaliser de grandes choses.

Les autres partis ?

Je vois une majorité à deux au parlement flamand. Sans le VLD, le SP.A, Groen, ni le Vlaams Belang. La N-VA ne veut pas d’unbe alliance avec le Vlaams Belang pour réaliser son programme, mais bien avec le CD&V. C’est clair maintenant.

Vous prendrez des initiatives dans ce contexte ?

Je rencontrerai le top de la N-VA le 9 mai, j’ai sollicité Wouter Beke afin de nous entendre dans la foulée ?

La partie francophone dans tout cela ?

La Wallonie est en situation de préfaillite, les transferts Nord-Sud, plus de 10 milliards, doivent avoir lieu dans la transparence, l’efficacité, nous parlerons de tout cela ?

Le Premier ministre Charles Michel soutient qu’il a joué le rôle majeur dans le rapprochement entre les deux partenaires de gouvernement.

Les deux se sont réconciliés, comme je vous l’ai dit, et le Premier ministre a pris acte, il peut se réjouir naturellement puisqu’il y va de la stabilité de son gouvernement.

Bart De Wever et Wouter Beke promettent de ne plus «tomber dans les querelles»

« Le Soir », 19 avril 2017

Le président de la N-VA et celui du CD&V ont signé un communiqué commun.

La N-VA et le CD&V veulent mettre fin aux prises de bec. Dans un communiqué commun, Bart De Wever et Wouter Beke assurent vouloir «  tirer un trait sur le passé  ».

«  Nous avons eu une conversation approfondie avec le Premier ministre à ce sujet. On a convenu de se concentrer sur le contenu des discussions politiques de majorité, et de ne pas tomber dans les querelles  ».

Les deux hommes font également le bilan de leur coopération au fédéral qu’ils jugent positif. «  Nous avons comme ambition de continuer à travailler de la sorte pour les deux années à venir  », déclarent-ils.