La Société wallonne des eaux, symbole d’un certain mal wallon ?

Nicolas De Decker, « Le Vif », 18 mars 2017

Huit succursales, 224 mandataires, 720 000 euros de rétributions annuelles et un absentéisme dramatique qui atteint parfois les 40 %. Et si la SWDE, principal acteur du secteur de l’eau, résumait tous les problèmes d’un certain mal wallon ? Elle s’en défend. Et veut se réformer.

Y a-t-il du gaz, type comité de secteur, dans l’eau aux arômes wallons ? La toute récente réforme de la gouvernance à la Société wallonne des eaux (SWDE), telle que prévue par une note au conseil d’administration du 24 février dernier, pourrait le laisser penser. Eric Smit, le patron de cette entreprise publique autonome, mastodonte du captage et de la distribution d’eau – 1 400 travailleurs, 207 communes associées, deux tiers de la population desservie -, y félicite la gouvernance de sa société, fondée sur huit succursales. Mais, cherchez l’erreur, il se réjouit également que les principaux organes qui méritent ces félicitations soient appelés… à disparaître après 2018.  » Un consensus semble se dégager  » à ce sujet, explique, dans la note qui a fuité, le président du comité directeur.