Défense: la Belgique fait partie des plus mauvais élèves de l’Otan

Aurore Duplessis, « Le Soir », 13 mars 2017

La Belgique, 26ème au classement, est loin des 2 % requis de son PIB consacrés à ses dépenses de défense militaire.

Ce lundi, Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Otan, a une nouvelle fois réclamé plus d’efforts de la part des États membres qui n’atteignent pas la norme des 2 % de son PIB (Produit Intérieur Brut) à ses dépenses de défense. Un effort qu’il juge « indispensable pour le lien transatlantique  ». Par cette déclaration, Jens Stoltenberg répond favorablement aux demandes du président américain Donald Trump. Et précise que la tendance concernant les budgets militaires n’est plus à la baisse dans la plupart des pays. Une augmentation globale de 3,2 % en 2016, ce qui représente en soit dix milliards de dollars.

À l’heure actuelle, seulement 5 pays sur 27 – l’Islande n’ayant pas d’armée – respectent la norme de 2 %.

La Belgique avant dernière au classement

Si l’on en croit les chiffres de l’Otan, les dépenses belges consacrées à la Défense ne cessent de baisser depuis 2009. Si à l’époque, elles représentaient 1,16 % du PIB, on tombe à 0,85 % en 2016.

Par conséquent, malgré les 3,6 milliards d’euros investis, la Belgique se place en avant-dernière position au classement des pays membres de l’Otan, devant le Luxembourg (0,44 % du PIB).

Un projet à long terme

En Belgique, les moyens personnels concentrent la part la plus importante du budget de la Défense. Ils absorbaient, en 2016, 77,10 % de l’ensemble, contre 78,15 % l’année précédente. Le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA) avait exposé sa «  vision stratégique  » en juin dernier. Ainsi, il prévoit de ramener les coûts de personnel à 50 % d’ici 2030, afin de favoriser l’achat de nouveaux équipements, et d’arriver à 1,3 % du PIB.