Très mauvais bulletins Pisa pour les élèves francophones

« La Libre », Belga, 6 décembre 2016

L’aptitude à la lecture des élèves en Fédération Wallonie-Bruxelles est repassée en dessous de la moyenne des pays membres de l’OCDE, selon les résultats de la dernière étude Pisa publiés mardi. Elaborés tous les trois ans, ces indicateurs très suivis mesurent les performances de plus d’un demi-million de jeunes de 15 ans dans 72 pays développés ou émergents, dont les 35 pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Avec un résultat de 483 points en lecture, la Fédération Wallonie-Bruxelles arrive en 35e position, soit en retrait de dix points par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE (493), et loin derrière la Flandre qui, avec 511 points, se classe 10e.

La communauté germanophone est 16e avec un score de 501 points.

Entre 2000 et 2006, les jeunes francophones étaient déjà à la traîne en lecture par rapport à leurs homologues de l’OCDE. Un retard qu’ils avaient toutefois pu résorber lors des études Pisa de 2009 et 2012 mais qu’ils reperdent donc à nouveau.

Très moyennes également, les performances des jeunes francophones en sciences et mathématiques restent toutefois stables par rapport à la précédente étude Pisa de 2012.

En mathématiques, la Fédération réalise ainsi un score de 489 points, dans la moyenne donc de l’OCDE (490) mais ici aussi loin derrière la Flandre (521), qui arrive première de la classe européenne.

Pour les sciences, pas de changement non plus. Les jeunes francophones obtiennent un résultat de 485 points, en léger retrait par rapport à la moyenne de l’OCDE (493), une constante depuis 2000, année où furent lancées les études Pisa.

Si besoin en était encore, cette nouvelle étude confirme la nécessité de réformer l’enseignement francophone. Un chantier que la Fédération a lancé avec le Pacte pour un enseignement d’excellence, dont les conclusions ont été présentées la semaine dernière.

Au niveau international, Singapour caracole en tête de l’enquête 2015. Plusieurs pays asiatiques figurent également parmi les meilleurs élèves en sciences, sujet le plus développé dans cette édition, mais aussi en lecture et en mathématiques.

Notons enfin un recul de la Finlande, longtemps considérée comme un modèle, en raison d’une moindre proportion d’élèves très performants par rapport à 2006.