Geert Bourgeois renonce à l’indépendance « façon 19e siècle »

Olivier MoutonWalter Pauli – « Knack » / « Le Vif », 20 septembre 2016

2016-09-26_195624Pour le ministre-président flamand (N-VA), le confédéralisme n’est plus une étape intermédiaire vers l’indépendance, mais bien une fin en soi.

Dans une interview croisée avec son collègue wallon Paul Magnette (PS), accordée au Vif/ L’Express et à Knack, le ministre-président flamand Geert Bourgeois ne laisse pas planer de doutes sur les ambitions communautaires de la N-VA. A la question de savoir quelles sont les ambitions institutionnelles de son parti pour 2019, il répond : Nous dévoilerons la stratégie du parti plus tard. Vous connaissez notre programme. Mais je veux encore une fois insister sur le fait que le terme ‘indépendance’ qui se trouve dans nos statuts, ce n’est pas l’indépendance au sens du XIXe siècle. Une nation moderne fait partie d’un plus grand ensemble. En Belgique, il s’agit donc d’aller vers un confédéralisme avec des Etats fédérés ayant une capitale partagée et un maximum d’autonomie et de responsabilités.

Cela signifie que Bourgeois ne considère plus le confédéralisme comme une étape intermédiaire vers l’indépendance, mais bien que l’indépendance flamande correspond au fond à un confédéralisme « maximal », au sein de la Belgique.