Grand baromètre politique : la suédoise perd sa majorité

« Le Soir » (Pierre Bouillon et David Coppi), 19 mai 2016

2016-05-22_144140Au profit du… PTB de Raoul Hedebouw qui devient le troisième parti de Wallonie, devant le CDH et Ecolo ! En Flandre, c’est le Vlaams Belang qui grimpe.

Wallonie

PS               32      (mai 2014)     25,8

MR             25,8                          20,1

PTB             5,5                           13,5

CDH          14                              12

Ecolo           8,2                           10,1

PP               4,5                              5,5

Flandre

N-VA             32,4    (mai 2014)    24,2

SP.A              14                             15,6

VB                   5,8                          13,9

CD&V           18,6                          13,8

Open VLD     15,5                          13,2

Groen               8,6                          11,1

C’est une conséquence logique du repli en termes d’intentions de vote : la suédoise perd des sièges. Nous l’avions constaté déjà lors de notre sondage de janvier : le gouvernement fédéral n’a plus la majorité à la Chambre.

C’était le cas il y a quatre mois selon les projections d’Ipsos, c’est flagrant cette fois : avec 64 sièges en tout et pour tout, on est loin de la barre des 75 unités nécessaires pour franchir le cap, alors que 150 parlementaires composent la Chambre des représentants. 64 sièges, c’est… 21 de moins que le nombre de suédois élus le 25 mai 2014, pour une coalition fédérale qui compte donc 85 sièges aujourd’hui.

Ce recul, la faute à qui ? Tout le monde s’y met un peu, certains plus que d’autres. La N-VA abandonne 9 sièges à elle seule, le CD&V en perd 5, le MR aussi, le VLD en oublie 2. Et alors ? Rien. Ceci est un sondage. La fiction ne dépasse pas la réalité : la suédoise poursuit évidemment sur les bases acquises aux élections de mai 2014. Pour autant, les projections effectuées par Ipsos ne laisseront pas les partenaires indifférents. Elles sont de nature à accroître les tensions. Même si, tous en baisse, les mêmes partenaires ont intérêt en principe à rester aux affaires et à éviter de retourner anticipativement devant les électeurs. En route vers 2019 ?