Archives mensuelles : janvier 2016

La Wallonie va investir 640 millions en quatre ans pour ses routes et ses voies d’eau

Eric Deffet, « Le Soir », 21 janvier 2016

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Entre 2016 et 2019, la Wallonie va consacrer 640 millions d’euros à ses infrastructures routières et fluviales. Ce plan d’une ampleur inédite a été validé ce jeudi par le gouvernement. Il succès au « plan routes » qui s’était surtout concentré ces dernières années sur le réseau autoroutier, son revêtement et son élargissement à une troisième bande.

Cette fois, la priorité est clairement accordée aux routes dites « nationales », réseau structurant ou non structurant : une somme de 347 millions leur est réservée pour 128 millions aux autoroutes. Un effort particulier (90 millions) est fourni en faveur des « routes de l’emploi », ces voies de communication qui doivent (mieux) desservir les zones d’activités économiques, mais aussi les pôles qui attirent un large public comme les hôpitaux. Le solde va donc aux voies hydrauliques : écluses, barrages…

Vers un redressement économique de la Wallonie

Le « plan infrastructures » est conçu comme un coup de pouce essentiel au redressement économique de la Wallonie qui est idéalement située au carrefour de plusieurs grands axes de transport européen. Avec d’autres financements, notamment dans le cadre des fonds Feder ou du plan Marshall, on arrive à un montant global de deux milliards d’euros investis au cours de la législature pour soutenir la modernisation des réseaux routiers et fluviaux du sud du pays.

Le financement de ce plan est notamment rendu possible par l’apport du rendement escompté de la taxe kilométrique qui entrera en vigueur pour les poids lourds dès le mois d’avril : il permet de financer 50 % de l’effort. Mais le gouvernement insiste pour rappeler que 88 % des montants perçus proviendront des transporteurs extérieurs à la Wallonie, qu’il s’agisse de la Flandre ou de l’étranger.

Pour les routes et autoroutes, le ministre des Travaux Maxime Prévot (CDH) produit dès à présent une liste des travaux qui sont concernés par ce plan sans qu’il soit possible pour l’instant de programmer la date des chantiers. Ce catalogue a été établi de manière scientifique. La preuve, sourit-on à Namur : en matière de routes de l’emploi, le budget le plus important, quinze millions, ira au contournement de Wavre, le fief de Charles Michel…

Réunion des présidents francophones: Chastel remballe Lutgen

David Coppi, « Le Soir », 21 janvier 2016

2016-01-23_110942Le nouvel appel de Benoît Lutgen laisse le MR de marbre, et un peu plus… Le patron du CDH qui, dans les colonnes du Soir ce matin, ainsi que sur Bel-RTL, re-sollicite « Elio et Olivier » (Di Rupo et Chastel, s’entend) en vue d’une réunion entre présidents francophones, vouée, dit-il, à élaborer un projet francophone pour l’avenir, mais aussi à reprendre contact et rouvrir le dialogue en termes institutionnel, « au cas où » la Flandre, la N-VA en son sein, devait reprovoquer un affrontement communautaire.

► Lutgen: «Elio Di Rupo et Olivier Chastel, libérez-vous! On s’en fout de ce que dit Bart De Wever!»

Chez Olivier Chastel, on tranche : Nous avions répondu lundi déjà à un premier appel de sa part, nous ne varions pas : Benoît Lutgen n’arrête pas de dire qu’il ne faut pas réagir à ce que fait la N-VA, mais il n’arrête pas de le faire en réalité. Ce n’est pas notre souci. Nous ne nous positionnons pas en fonction de la N-VA. Quant au dialogue, bien sûr, nous y sommes favorables, nous avons des élus dans les assemblées régionales qui font des propositions, c’est dommage qu’elles ne soient pas entendues par les majorités en place, mais ils restent ouverts. Pour le reste, nous lisons cette phrase de Lutgen : “On ne va quand même pas rester, entre francophones, jusqu’en 2019 à regarder les mouches passer”… A cela nous disons : nous, au contraire du président du CDH visiblement, on n’a pas le temps de regarder les mouches, on travaille .

La farce belge continue !

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Jules Gheude, essayiste politique (1)

«Bart De Wever a trompé Charles Michel ! Il s’était engagé à ne pas ouvrir de nouveaux chantiers insti-tutionnels durant la présente législature et le voilà qui charge une équipe de son parti de mettre au point le dossier du confédéralisme.»

Les cris d’indignation fusent dans les rangs des socialistes et des humanistes francophones. Certes, ces derniers jouent le jeu de l’opposition, mais il convient toutefois de ne pas travestir la vérité.

Tout d’abord, et il a tenu à le souligner, le patron de la N-VA, n’entend pas ramener le communautaire sur la table du gouvernement fédéral. Son initiative ne vise que l’après- législature.

Ensuite, l’attitude de la N-VA ne fait que s’inscrire dans la logique de ce que le Parlement flamand a approuvé, en 1999, avec ces fameuses résolutions d’inspiration résolument confédéraliste. A l’époque, la N-VA n’existait pas encore. C’est d’ailleurs un démocrate-chrétien flamand, Luc Van den Brande, qui a, au début des années 90, alors qu’il était ministre-président flamand,  lancé l’offensive. Le 14 janvier 1993, ne déclarait-il pas au « Soir » : Mes collègues de l’exécutif flamand, socialistes compris, se rallient à mes déclarations sur le confédéralisme.

Voilà donc près de 20 ans que la Flandre a annoncé la couleur : pour elle, le schéma fédéraliste est clairement dépassé. Il a atteint ses limites, pour reprendre le constat de l’ex-Premier ministre démocrate-chrétien flamand, Yves Leterme, celui-là même qui fut l’artisan, en 2004, du cartel avec la N-VA, dont le programme annonçait, sans la moindre ambiguïté, l’émergence d’une République flamande au sein de l’Europe.

Le courant nationaliste ne passe pas par la seule N-VA. Comme l’a fort justement fait remarquer l’ancien ministre CD&V Stefaan De Clerck : La relation entre le nationalisme et la démocratie-chrétienne est profondément ancrée dans l’ADN flamand.

Avec sa légendaire lucidité, François Perin avait bien saisi les choses. Dès 1962, dans » La Belgique au défi », il écrivait : Elle  (la Flandre) est devenue un Etat dans l’Etat. Et il ajoutait que l’éclatement du pays pourrait se solder par des institutions centrales très simples : des délégations des gouvernements wallon, flamand et bruxellois se concertent d’une manière régulière au sein d’un conseil fédéral et passent des conventions entre Etats pour la gestion d’intérêts communs (…). Les trois parties gardent la plénitude de leur souveraineté : seules des conventions entre voisins régleraient les problèmes auxquels ils seraient inévitablement confrontés. C’est une formule de confédération centrifuge.

Mais, d’une manière générale, les responsables francophones se sont refusés à voir la réalité en face : soudée par un sentiment d’appartenance collective très puissant, la Flandre était devenue une Nation.

Le 4 janvier 2008, Philippe Moureaux déclarait ainsi au « Vif/L’Express » : Pouvions-nous imaginer qu’un jour, il y aurait une telle poussée séparatiste au nord du pays ? ». Quant à Paul Magnette, il lâchait : On croyait que tout cela n’était que du folklore !

Gouverner, c’est prévoir. Rien n’est pire que de se retrouver, un jour, le nez sur le poteau, contraint de réagir dans l’urgence et l’improvisation.

Eternels « demandeurs de rien », les responsables francophones ont toujours fini par céder. Leur barricade était en papier mâché, pour reprendre l’expression de Paul-Henry Gendebien.

Pour éviter de connaître les lendemains qui déchantent, le ministre-président wallon Paul Magnette serait bien inspiré de mettre sur pied une cellule visant à préparer l’avenir post-belge de la Wallonie.

Depuis 1980, les compétences et les outils d’auto-administration de la Wallonie n’ont cessé d’augmenter. Pourtant, en dépit de divers plans de redressement, la situation de la région reste précaire. La Wallonie n’a toujours pas décollé, déclare au « Vif » Philippe Destatte, le directeur de l’Institut Jules Destrée. Et d’éminents économistes estiment qu’une vingtaine d’années seront encore nécessaires pour faire bouger réellement les choses.

Chaque fois que les responsables wallons sont confrontés à de mauvais chiffres, ils en relativisent l’importance. Ainsi, quand les exportations  baissent de 0,2%, ils s’empressent de faire remarquer que la situation est bonne au regard du recul de 2,5% de la Flandre. Mais ils omettent d’ajouter que celle-ci réalise 82,4% des exportations belges…

Bart De Wever ne laisse rien au hasard. Il sait qu’à la fin du premier trimestre 2015, la Belgique a affiché, dans la zone euro, la plus forte hausse du ratio de la dette publique par rapport au PIB : 4,5% pour atteindre 111% (447,8 milliards d’euros). D’où son souci de faire baisser cette dette, de façon à ce que la Flandre, le moment venu, puisse prendre son envol dans les meilleurs conditions possibles. Deux à trois années d’efforts sont encore nécessaires, vient-il de déclarer.

Pour Remi Vermeiren, l’ex-patron de la KBC et l’initiateur, il y a dix ans, du fameux manifeste « De Warande », il conviendrait de scinder la dette selon la clé 55% pour la Flandre, 35% pour la Wallonie et 10% pour Bruxelles.

En 2015, une telle répartition aurait donné 246,29 milliards pour la Flandre (avec un PIB de 234,5 milliards), 156,73 milliards pour la Wallonie (avec un PIB de 90,228 milliards) et 44,78 milliards pour Bruxelles (avec un PIB de 67,278 milliards).

Pour Paul Magnette, un Etat wallon indépendant serait parfaitement viable. Avec un ratio dette/PIB dépassant largement les 150% ?

La réalité, c’est qu’une Wallonie indépendante serait confrontée à un scénario à la grecque. Et on voit mal les Bruxellois francophones se montrer solidaires d’une telle situation. Ceux qui nourrissent le projet de voir la Fédération Wallonie-Bruxelles se muer en une « Belgique réduite » se leurrent donc profondément.

Dans son interview-testament au « Soir », en août 2011, François Perin déclarait : Le nationalisme flamand est bien ancré. Il ne s’arrête jamais. Pour Bruxelles, il proposait un statut de Ville-Etat. Et il envisageait une Wallonie intégrée à la France, avec un statut particulier.

Puissent les œillères tomber et la voix du bon sens triompher !

(1) Dernier livra paru : « François Perin – Biographie », Editions Le Cri, 2015.

Paul Magnette, le «Rémy Bricka wallon» selon Pierre-Yves Jeholet

« Le Soir », 19 janvier 2016

Le chef de groupe MR au parlement wallon dénonce les multiples casquettes portées par le ministre-président wallon.

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Quel temps perdu !, a lancé Pierre-Yves Jeholet à l’occasion d’une conférence de presse de rentrée du MR à Namur. Le chef de groupe au parlement wallon dénonce le temps pris par le gouvernement wallon PS-cdH pour aboutir sur certains dossiers régionalisés par la 6e réforme de l’Etat, comme les aides à l’emploi, les allocations familiales ou la réforme de la fiscalité.

Pas étonnant à ses yeux, vu les multiples casquettes portées par Paul Magnette, à la fois bourgmestre, ministre-président, «écrivain-poète» et idéologue de la gauche. C’est le Rémy Bricka wallon, a-t-il lancé.

Que signifie le confédéralisme pour nous ?

Hendrik Vuye et Veerle Wouters, députés N-VA, sur le site de « Knack », 18 janvier 2016

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(…) On dit parfois que la N-VA est en train de se « rebelgiser » au sein du gouvernement Michel. (…) Ce n’est pas la N-VA qui est en  train de se «rebelgiser », mais bien la Belgique qui est en train de se reflamandiser. Nous imposons à la Belgique les recettes économiques de la N-VA.

On dit aussi que la N-VA apporte la preuve que la Belgique fonctionne. C’est oublier que le gouvernement Michel n’a pas le soutien d’une majorité du groupe linguistique francophone à la Chambre. On peut donc parler de déficit démocratique. Cela valait aussi pour le gouvernement Di Rupo, qui n’avait pas l’appui d’une majorité au sein du groupe linguistique flamand. . Une démocratie qui ne peut constituer qu’un gouvernement avec un déficit démocratique, est-ce un pays qui fonctionne ?

La N-VA est un parti communautaire. Ce volet communautaire du programme de la N-VA est certainement aussi important que le volet socio-économique. Au niveau gouvernemental, on a convenu de faire une pause communautaire. Mais cela n’implique pas qu’il y ait aussi une pause communautaire au sein de la N-VA. Nous avons le devoir de poursuivre la réflexion sur notre programme communautaire, afin de l’approfondir et de préparer des propositions.

Que signifie le confédéralisme pour nous ? C’est tout d’abord une méthodologie à appliquer lors des négociations communautaires. Jusqu’ici, on regardait d’abord ce qui était discutable pour les partis qui participaient aux négociations. Les francophones appellent cela la délimitation du « périmètre de négociation ». Ce périmètre n’est pas celui sur lequel on est d’accord, mais seulement celui sur lequel  on est prêt à discuter. Lorsqu’il y a huit partis autour de la table, comme c’était le cas lors de la sixième réforme de l’Etat, alors cela devient un périmètre de l’épaisseur d’un papier à cigarette. Et il faut ensuite conclure les compromis belges sur ce que l’on va concrètement modifier. Le résultat est un enchevêtrement compliqué de transferts de compétences ambigus.

La méthode de négociation confédérale est radicalement différente. Ici, il s’agit de voir ce que nous voulons encore faire ensemble. Pas seulement ce que nous pouvons faire ensemble, nous avons dépassé ce stade. On arrive ainsi à un réel accord, et pas à un compromis belge classique.

Sommes-nous en train de rêvasser ? Pas du tout. Didier Reynders lui-même a dit à plusieurs reprises que c’était la méthode à suivre.

Le confédéralisme, c’est aussi un modèle étatique. En fait, le droit constitutionnel est fort simple. Il sert à réaliser deux objectifs : la pacification et la création de prospérité.  Les institutions doivent être organisées de manière à permettre aux communautés linguistiques de cohabiter paisiblement. Elles doivent également veiller à ce que nous puissions tous vivre de manière prospère.

La Belgique actuelle avec neuf parlements – dont un Sénat qui est cliniquement mort – et huit gouvernements ne répond pas à cette attente. Non seulement cette incroyable multitude d’institutions coûte cher, mais il y a aussi une perte d’efficacité particulièrement importante. Le récent tax shift en est un bel exemple. Lorsque le niveau fédéral prend des mesures nécessaires pour supprimer le handicap salarial avec les pays voisins, cela a des effets financiers importants pour les revenus des régions. Cela n’est  pas l’objectif poursuivi. Et pourtant, c’est comme cela !

Un modèle d’Etat confédéral offre une solution. Il s’agit, selon nous, d’appliquer les trois critères de base suivants :

1) Une répartition homogène et cohérente des compétences au lieu de l’éparpillement actuel. Cela permet une gestion efficace.

2) Les compétences doivent se situer au niveau où il est le plus aisé d’aboutir à un consensus politique. Les francophones et les Flamands ont souvent une vision différente. Depuis pratiquement l’instauration du suffrage universel, la Wallonie vote différemment de la Flandre. Arrêtons donc de nous bloquer réciproquement et de conclure des compromis qui doivent concilier l’eau et le feu. C’est une gestion inefficace.

3) La responsabilité. Chaque entité est responsable de ses revenus. Chaque communauté porte aissi la responsabilité financière de la politique qu’elle mène.

Paul Kumpen, le président de Voka, déclarait dernièrement dans « Le Soir » que c’était une bonne chose d’avoir mis le communautaire de côté. Nous devons mettre l’accent sur le socio-économique. Il se trompe. Les deux sont étroitement liés. Aujourd’hui, le gouvernement Michel mène une politique socio-économique de centre-droit. C’est manifestement ce que veut le président du Voka. Mais qu’adviendra-t-t-il quand le PS reviendra au pouvoir ? Le président du PS, Elio Di Rupo, a déjà dit à plusieurs reprises qu’il supprimerait certaines mesures. Exit la politique socio-économique que de nombreux Flamands ont à cœur. Exit le programme que souhaite une majorité de Flamands.

Kumpen voit les choses à trop court terme. Si l’on veut que cette politique soit menée à long terme, alors un modèle confédéral est inévitable. Flamands et francophones pourront ainsi décider de leur propre sort. Tous deux seront maîtres du modèle socio-économique qu’ils choisissent. Mais ils devront également supporter les effets financiers de leur choix.

Nous vivons dans un pays avec deux communautés linguistiques qui font des choix politiques différents. Cela n’est pas nouveau. Depuis l’introduction du suffrage universel, il en a toujours été ainsi. Le choix d’un modèle confédéral est donc aussi le choix pour plus de démocratie. Pourquoi les francophones et les Flamands doivent-ils toujours conclure des compromis impossibles ?

Nous commençons à travailler au projet dès cette semaine. La première chose à faire est d’élaborer une structure (pratique) qui permette au projet d’aboutir  à des conclusions de la façon la plus indépendante possible. Il y aura naturellement des tables de discussion  avec des personnes d’horizons différents, partisans et adversaires. Le but est de trouver une large base pour le confédéralisme et de rendre celui-ci vivant au public via des journées d’études, des colloques, des conférences.

Des domaines comme la loi de financement, la régionalisation des impôts, le renouveau politique, la monarchie… devront également être abordés.

Le premier projet sera présenté début avril : « Maat van de monarchie ». Une étude approfondie sur la monarchie et le pouvoir qui  débouche sur 25 propositions concrètes. Une chose est sûre : nous sommes pour !

L’appartenance à l’UE d’une ex-entité fédérée doit être automatique

« Le Vif », Belga, 17 janvier 2016

L’appartenance à l’Union européenne d’une ancienne entité fédérée devrait être automatique, sans le passage de toute une procédure d’adhésion, a affirmé ce week-end le ministre-président flamand Geert Bourgeois, à l’occasion de la réception de nouvel an du Mouvement populaire flamand (VVB, Vlaams Volksbeweging).

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  1. Bourgeois évoquait ainsi ce samedi, dans un débat sur l’indépendance de la Catalogne et de l’Écosse au VVB, le sort des nouveaux États au sein de l’UE. Le VVB, pour sa part, a annoncé qu’il travaillait à un nouveau plan pour les cinq prochaines années intégrant sa demande d’un référendum sur l’indépendance de la Flandre et la rédaction d’un livre blanc pour une république flamande.

Geert Bourgeois, pour sa part, a soumis un défi au VVB: Pourquoi les nouveaux arrivants ne pourraient-ils pas prendre une part active au sein du Mouvement flamand ?, a-t-il glissé. Auparavant, il s’était fait interpeller sur le gel communautaire au niveau fédéral, même si le président du VVB, Bart De Valck, s’est montré satisfait de la mission confiée par le président de la N-VA Bart De Wever aux députés Hendrik Vuye et Veerle Wouters sur le futur de l’émancipation flamande. A cet égard, Hendrik Vuye a précisé dans « Le Soir » du week-end que les dossiers à régionaliser en priorité touchaient à ses yeux la totalité des leviers socio-économiques: fiscalité, emploi, concertation sociale, sécurité sociale, etc.

La Catalogne, futur «sujet explosif» pour le gouvernement Michel

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L’avancée autonomiste de la Catalogne arrivera un jour sur la table des gouvernements européens. Pour celui de la Belgique ce sera un «sujet explosif», a déclaré Jan Jambon.

Après trois mois de crise, Carles Puigdemont a finalement été élu président de la région de Catalogne, en Espagne. Le maire de Géronne, membre de la droite indépendantiste, devrait relancer le processus d’indépendance de la Catalogne, dont l’aboutissement et prévu pour 2017.

Et ce nouveau pas en avant sécessionniste pourrait avoir des répercussions jusque dans les sphères politiques belges, à en croire des déclarations de Jan Jambon rapportées par De Morgen. Le ministre de l’Intérieur a ainsi indiqué que si la question d’une Catalogne indépendante doit se poser, elle constituerait «un sujet explosif» pour le gouvernement belge.

Au point de faire chuter le gouvernement Michel s’il ne s’accordait pas sur une reconnaissance de la Catalogne – évidemment – souhaitée par les séparatistes de la N-VA? Selon le magazine pro-flamand Pluriel, Jan Jambon aurait évoqué cette possibilité début décembre dans le cadre d’une réunion de l’ICEC, une organisation de citoyens et d’organisations qui militent pour l’autodétermination des régions d’Europe.

Ce qu’a par la suite infirmé le principal intéressé, se contentant donc de dire qu’il s’agirait néanmoins d’un «sujet explosif».

«Invendable aux Flamands» de faire tomber le gouvernement pour ça

Il est en réalité surtout explosif pour la N-VA elle-même, analyse Dave Sinardet.

Pour le politologue de la VUB, vis-à-vis de «l’arrière-ban nationaliste flamand» il serait en effet délicat pour le parti de Bart De Wever de ne pas soutenir une revendication autonomiste de la Catalogne hautement symbolique.

Ne pas soutenir officiellement le processus catalan qui est le rêve ultime d’une certaine Flandre passerait mal chez les nationalistes purs et durs du nord du pays. Eux qui ont déjà dû avaler, lors de la montée au fédéral de la N-VA, la mise au frigo pendant 5 ans de leurs propres revendications autonomistes.

Mais cet «arrière-ban nationaliste», même s’il est majoritaire au sein du parti, reste minoritaire au sein de l’électorat de la N-VA, ajoute le politologue spécialiste du nationalisme en Belgique. Il est donc «très improbable, voire impossible» que la N-VA fasse tomber le gouvernement pour cette question de la reconnaissance d’une Catalogne indépendante.

«Ce serait invendable aux Flamands qui ne s’intéressent pas à la question catalane. Et cela irait même contre la stratégie de la N-VA qui veut se présenter comme un parti fiable, de gouvernance et capable de diriger le pays.»

Alors quid? Car Dave Sinardet reconnaît que l’avancée des indépendantistes catalans obligera un jour le gouvernement belge, comme les autres en Europe, à se positionner. La Catalogne, dans son processus unilatéral cherchera la reconnaissance qu’elle ne pourra avoir de Madrid auprès des états européens.

«Ce sera un compromis à trouver au sein du gouvernement Michel», note Dave Sinardet. Ainsi, si l’Europe ne manquera sans doute pas de se dédouaner en renvoyant la Catalogne vers un processus négocié avec le gouvernement espagnol et qu’il n’est pas question pour les autres partis au gouvernement fédéral de reconnaître la sécession catalane, on peut très bien imaginer que la Belgique joue le jeu du ni-oui-ni-non. En décidant tout simplement de ne pas se prononcer sur la question.

Un compromis à la belge sur une question nationaliste? Un comble pour la N-VA…

De Wever rallume la flamme communautaire, les réactions fusent

« Le Vif », 13 janvier 2016

La N-VA va s’occuper à nouveau de ses revendications communautaires, a annoncé le président de la N-VA, Bart De Wever. Le parti n’entend plus rester passif dans ce domaine même s’il respectera la parole qu’il a donnée au MR d’un « stand still » communautaire au cours de cette législature. Les réactions des partis francophones sont très vite arrivées.

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Ces dernières semaines, des figures du Mouvement flamand ont exprimé leur préoccupation sur le « profil idéologique » du parti, indique le président des nationalistes flamands. Ce week-end, l’ancien animateur radio Jean-Pierre Rondas s’interrogeait ainsi sur la stratégie de la N-VA dans un entretien croisé avec le député et ancien président du Vlaams Volksbeweging (VVB), Peter De Roover.

De Wever: « Le parti sort de sa passivité »

« Comment mettre encore le communautaire à l’agenda alors que vous avez habitué la population à vous taire sur cette question », demandait-il. La direction de la N-VA a discuté du problème avec certaines personnalités flamandes et M. De Wever en a conclu que son parti devait sortir de la « passivité ». « Nous avons convenu d’un stand still communautaire temporaire avec nos partenaires. Et nous respectons la parole donnée. Mais après des discussions avec le sommet du parti et des figures-clé du Mouvement flamand, je suis arrivé à la conclusion que nous ne pouvions nous cantonner dans la passivité », écrit le président de la N-VA dans un communiqué.

Le président de la N-VA a demandé aux députés fédéraux Hendrik Vuye et Veerle Wouters de lancer un projet en vue de « ré-opérationnaliser l’institutionnel », de discuter des étapes futures de « l’émancipation flamande » et de « préparer l’avenir institutionnel de la Flandre » avec des personnes de toutes tendances. Leur tâche ne se limitera pas à la traduction en textes de loi des propositions de la N-VA sur le confédéralisme et à l’approfondissement du discours communautaire. Ils devront également formuler de nouvelles propositions qui vont au-delà de la politique du parti en concertation avec la société.

PS: Charles Michel « a été trompé »

Le gouvernement fédéral a fait du socio-économique son cheval de bataille, laissant de côté le communautaire. Lorsqu’il était président du MR, Charles Michel n’avait pas été tendre vis-à-vis de la N-VA mais après la formation du gouvernement et la mise au frigo des enjeux institutionnels, il avait révisé son jugement.

Aujourd’hui, après avoir déjà multiplié les déclarations communautaires depuis une semaine, la N-VA dit clairement qu’elle rouvre le débat institutionnel, constate le parti socialiste. Pour le président du PS, Elio Di Rupo, « Charles Michel ne s’est pas trompé sur la N-VA: il a été trompé ». Selon lui, « la N-VA n’a jamais laissé tomber ses revendications communautaires » et « aujourd’hui, elle affirme encore plus ouvertement qu’elle relance le débat institutionnel ». « Il est grand temps que le Charles Michel et le MR se réveillent: ils doivent enfin, et sérieusement, rappeler à l’ordre leur partenaire de gouvernement », a jugé M. Di Rupo.

MR: « La mise au frigo du communautaire pendant 5 ans est respectée »

La N-VA ne remet pas en cause l’accord sur la mise au frigo des revendications communautaires pendant 5 ans, a-t-on fait remarquer au siège du MR. « Nous sommes dans un gouvernement qui a décidé de mettre le communautaire au frigo pendant 5 ans et cela n’est pas remis en cause. Personne n’ignore que la N-VA est un parti indépendantiste et qu’elle reviendrait en 2019 avec des revendications. Ce n’est pas étonnant qu’un parti réfléchisse à son positionnement politique », a-t-on souligné.

Le MR, partenaire de coalition de la N-VA à l’échelon fédéral, n’était pas informé de cette annonce de la N-VA. Le parti entendait mettre les libéraux au courant ce mercredi avant une sortie publique jeudi mais des fuites dans la presse ont précipité les événements. Le MR a depuis lors été informé. « Naturellement, ils tombaient des nues et ils étaient complètement surpris, ce qui est compréhensible. Mais nous respectons notre accord à la lettre: on ne mettra pas d’exigences communautaires sur la table pendant cette législature », a expliqué le porte-parole de la N-VA.

CDH: L’annonce de De Wever « sonne le glas » de ce gouvernement

« Les intentions des nationalistes sont en voie de concrétisation et le soi-disant statut quo communautaire est une grande illusion », a mis en garde la cheffe de groupe CDH à la Chambre, Catherine Fonck. Elle se demande quand le Premier ministre Charles Michel (MR) « va-t-il enfin oser s’exprimer pour défendre la Belgique. »

« La N-VA est au service de l’indépendance de la Flandre. Son comportement au niveau du fédéral va sans cesse en ce sens », a réagi Mme Fonck. L’élue CDH estime que le MR fait preuve « d’un aveuglement complice et dangereux pour l’ensemble des francophones ». Selon elle, « la démonstration est faite que le MR est tombé les deux pieds dans le piège du parti nationaliste en acceptant de s’y associer ».

Dans une communication séparée, le CDH a également fait valoir que l’annonce du président de la N-VA « sonnait le glas » de ce gouvernement, accusant Bart De Wever de « souhaiter plonger notre pays dans une nouvelle crise institutionnelle ». « Comment le MR peut-il encore rester dans un gouvernement avec un partenaire qui, un an et demi après avoir pris des engagements, rompt sa promesse de ne pas faire d’institutionnel? », ont encore renchérit les humanistes.

Ventes d’armes à Ryad : la Wallonie doit être pionnière pour porter la question au plan européen

« La Libre Belgique », Belga, 11 janvier 2016

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Le président du CDH, Benoît Lutgen, est d’avis que la question des exportations d’armes, à destination de l’Arabie saoudite notamment, doit être portée au niveau européen, a-t-il évoqué lundi matin dans l’émission « Matin Première », sur la RTBF.

Interrogé sur l’exportation d’armes wallonnes, produites par la FN Herstal, vers l’Arabie saoudite, M. Lutgen a jugé le dossier « interpellant » et recommandé qu’il soit porté au niveau européen. La Wallonie peut être pionnière pour porter ce débat-là, a encore estimé le patron du CDH.

Son parti va donc demander que cette question des exportations d’armes soit portée sur le plan européen par rapport à l’Arabie saoudite, mais pas que, car il y a d’autres pays qui peuvent poser problème, a annoncé le patron de la formation humaniste.

Il a en outre décrété insupportable que la Flandre vienne donner des leçons en la matière alors qu’elle exporte aussi toutes une série de composants.

Le Bastognard s’oppose par ailleurs à la privatisation de la FN, une option qui n’est pas à l’ordre du jour pour l’humaniste. C’est un faux débat, on ne va pas régler le problème de l’exportation d’armes via la privatisation.

Dans un autre registre, le patron du CDH a estimé que les citoyens ruraux étaient les grands perdants de la politique fédérale, au travers d’une série de mesures comme les coupes dans la SNCB. Il propose en outre une meilleure couverture mobile et de télécommunications sur l’ensemble du territoire et par tous les opérateurs.

En fin d’interview, M. Lutgen a encore assuré que si la culture et l’enseignement devaient être régionalisée à l’avenir, ce sera sans le CDH. Cette piste a été évoquée à long terme par le ministre président wallon Paul Magnette (PS). C’est une erreur de faire ce type de déclaration, selon M. Lutgen qui estime qu’il s’agit là d’une mauvaise idée car on doit garder le lien entre les francophones, entre la Wallonie et Bruxelles.

Le PS dit « oui » à la privatisation de la FN

 

Après le CDH et le MR, le ministre wallon Marcourt est ouvert à l’entrée de capitaux privés dans la FN Herstal.

La voie est grande ouverte à la privatisation de la FN Herstal. Le CDH et le MR ont déjà dit y être favorables. C’est à présent le PS qui se joint à l’idée. L’entreprise d’armement, propriété de la Région wallonne, n’est pas stricto sensu à vendre, a fait savoir le ministre de wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), dimanche sur la RTBF. Mais il s’est dit ouvert à l’entrée du privé dans le capital de la société. J’ai toujours dit que la Région wallonne n’avait pas vocation à rester le seul actionnaire de la FN.

Si, demain, j’ai un projet avec un partenaire qui garantit l’emploi et l’activité en Wallonie, je l’examinerai. Le ministre est donc prêt à répondre positivement à une offre sérieuse, « mais je n’en ai encore reçu aucune, a-t-il insisté. Contacté, le Parti socialiste indiquait, dimanche, être sur la même longueur d’onde que son ministre.

Fourny, puis Jeholet

Le CDH a été le premier à allumer la mèche. Dans « L’Echo », vendredi, le chef du groupe humaniste au Parlement wallon, Dimitri Fourny, se demandait s’il appartient à la Région wallonne d’être, et de rester, le seul actionnaire de la FN ? […] A titre personnel, je pense que nos valeurs éthiques sont en contradiction avec la fabrication d’armes.

Son homologue du MR, Pierre-Yves Jeholet, était encore plus explicite samedi dans « La Libre ». Selon lui, le MR réclame la privatisation de la FN Herstal. La Région wallonne garderait néanmoins une minorité de blocage (un quart des parts).

Cela fait une semaine que la problématique de la vente d’armes wallonnes à l’Arabie Saoudite anime le débat politique. Lundi dernier, le ministre-Président wallon, Paul Magnette (PS), disait être opposé à un embargo contre cet Etat du Golfe, malgré ses tentations hégémoniques dans la région et les 47 exécutions de prisonniers auxquelles il venait de procéder. Dans ce contexte, le ministre-Président flamand Geert Bourgeois (N-VA) croyait bon, mardi, de prodiguer des conseils à son homologue wallon. En ce moment, je n’exporterais pas d’armes de la FN Herstal vers l’Arabie Saoudite, avait-il lancé. Et le lendemain, il annonçait devant le Parlement flamand avoir refusé une licence d’exportation vers l’Arabie – ce sont les ministres-Présidents régionaux qui sont compétents pour l’octroi des licences.

Peeters soutient Bourgeois

Dimanche, M. Bourgeois a reçu l’appui du ministre fédéral de l’Economie, Kris Peeters (CD&V). Bien qu’il n’ait absolument aucun pouvoir dans ce domaine, il a estimé, dans « De Zonda » », qu’en regard des tensions grandissantes entre l’Etat saoudien et l’Iran, l’exportation d’armes à l’Arabie Saoudite doit être interrompue. Selon lui, Geert Bourgeois et Paul Magnette devraient envoyer un signal en ce sens, en suspendant l’octroi de toute licence.

Ce qui m’intéresse, moi, ce ne sont pas les gesticulations de la Flandre, mais la ligne des Nations unies et de l’Union européenne en matière de vente d’armes, a réagi dimanche Jean-Claude Marcourt. Et la législation wallonne est l’une des plus sévères.

Cela dit, a-t-il voulu rassurer, un : nous contestons les condamnations à mort dans tous les pays, que ce soit la Chine, les Etats-Unis ou l’Arabie Saoudite. Deux : il est clair que le régime wahhabite (NdlR, saoudien) n’est pas notre ami. Trois : il faut mettre fin à la terreur interne de Daech [essentiellement en Irak et en Syrie], et externe ici en Europe, sous-entendant que l’Arabie Saoudite est un acteur clé dans le conflit contre les terroristes de l’Etat islamique. Enfin, le ministre wallon a terminé en disant qu’il n’entendait pas fermer les yeux sur la problématique des droits de l’homme en Arabie. Mais ça, c’est de la diplomatie plutôt que du commerce extérieur.

Le patron CDH des bus wallons est un «piètre manager»

Frédéric Chardon, « La Libre Belgique », 11 janvier 2016

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Le 4 janvier dernier, Vincent Peremans, 50 ans, un fidèle grognard des cabinets ministériels CDH, a été désigné comme administrateur-délégué de la Société régionale wallonne du transport (SRWT) qui gère les bus en Wallonie. Problème : dans le rapport que le jury de sélection des candidats pour ce poste public stratégique avait transmis au gouvernement wallon (en octobre 2015), le nouveau boss du groupe qui chapeaute les Tec est décrit comme souffrant d’une posture managériale inadéquat ».

Voilà qui est fâcheux, quand on sait que l’un des enjeux les plus importants au sein des Tec est justement le management, la gestion des ressources humaines et la lutte contre la culture de la grève chez certains travailleurs. En plus, toute l’organisation des Tec devrait être bientôt revue, un audit est en cours à ce sujet : la résistance au changement est un travers courant et la SRWT aura besoin d’un réel leader à sa tête pour mener à bien ce chantier qui s’ouvre à peine.

Mais, d’abord, de qui parle-t-on ? Vincent Peremans est l’actuel chef de cabinet du ministre humaniste Carlo Di Antonio qui, au sein du gouvernement wallon, gère justement les dossiers relatifs à la Mobilité et aux Transports. Auparavant, il était passé par le cabinet Lutgen lorsque le président du CDH était encore ministre. Vincent Peremans a en commun avec Carlo Di Antonio le fait d’être un marathonien et, avec Benoît Lutgen, il partage un ancrage local luxembourgeois (il est échevin de Nassogne).

Mais, outre ses liens et appuis politiques, il peut afficher également un solide CV : ingénieur civil diplômé de l’Ecole royale militaire, diplômé en gestion (HEC Liège), il a travaillé pour la Défense puis comme consultant au SPF « Personnel et organisation » et, ensuite, comme expert sur le projet du RER. Après ce parcours, il embrasse une carrière de « cabinettard ».

Toutefois, certains doutent de ses capacités et suspectent une nomination politicienne à la tête du groupe Tec. Dans le rapport de sélection des candidats (une centaine à la base), le jury présidé par le professeur Laurent Taskin (Louvain School of Management) a retenu finalement trois personnes jugées aptes à l’exercice de ces délicates fonctions. Vincent Peremans en faisait bien partie.

« Manque d’énergie et de charisme »

Mais, dans ce document, le jury attire l’attention du gouvernement sur les forces très différentes que présentent les candidats retenus. En particulier, Monsieur Peremans présente une connaissance impressionnante du secteur mais une posture managériale inadéquate. A côté des réelles qualités de Vincent Peremans, le jury pointe une série de points faibles : manque de passion, d’énergie et de charisme; évoque peu les aspects humains; en termes de posture managériale, le candidat est apparu en retrait et sa capacité à investir et à défendre personnellement des stratégies et des plans est à développer. Pourtant, malgré ces réserves d’importance, c’est bien lui que le gouvernement wallon a désigné, sur proposition du ministre dont il est le chef de cabinet (Carlo Di Antonio, donc). Cette situation fait grincer des dents et sourire amèrement ceux qui espéraient obtenir le poste…

« Il va s’améliorer »

Au cabinet du ministre Di Antonio, on se défend de tout clientélisme. Le 27 octobre 2015, le ministre a reçu le rapport du jury de sélection proposant les trois meilleurs candidats et reprenant, pour chacun d’eux, ses forces et ses faiblesses, explique la porte-parole. Un des trois candidats a finalement fait savoir qu’il retirait sa candidature au poste d’administrateur général de la SRWT. Sur la base de ces éléments, le ministre affirme donc avoir désigné M. Peremans en fonction de  » sa supériorité par rapport aux autres candidats sur les aspects de fond » évoquée dans le document d’évaluation. La capacité managériale du nouveau patron de la SRWT devrait par ailleurs être facilement améliorée, estime encore le cabinet.