Le gouvernement wallon renforce son «Plan radicalisme»

« Le Soir », Belga, 25 novembre 2015

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Le gouvernement wallon a décidé de renforcer le Plan radicalisme wallon et de prendre des mesures additionnelles en vue de lutter contre les lieux de culte clandestins où  selon les analyses, les propos les plus radicaux sont souvent prêchés, ont indiqué le ministre-président wallon Paul Magnette (PS), le vice-président Maxime Prévot (cdH) et le ministre wallon des Pouvoirs locaux Paul Furlan (PS) mercredi après-midi lors d’une conférence à l’Elysette à Jambes (Namur).

Plus de transparence exigée

Le gouvernement wallon étant compétent pour la reconnaissance des lieux de culte, un cadastre et un screening de ces lieux non reconnus aujourd’hui sur le territoire wallon seront effectués. Nous tenterons ensuite de convaincre tous ceux qui ont ces lieux d’entrer dans la transparence, explique Paul Magnette, assurant ne vouloir faire aucun amalgame et ne stigmatiser personne.

Nous fournirons les directives aux bourgmestres pour pouvoir mettre en oeuvre, avec des règles de droit classique, la fermeture temporaire ou définitive des lieux qui le refusent, ajoute Paul Furlan.

La reconnaissance de ces établissements passe par la transparence du financement, le respect des valeurs démocratiques, l’usage du français dans tous les actes administratifs, la conformité des lieux en matière de sécurité et les capacités de gestion administrative et financière.

Renforcement budgétaire

Par ailleurs, le gouvernement a renforcé le « Plan radicalisme » wallon mis en place en janvier dernier suite aux attentats de Charlie Hebdo, avec l’apport récurrent de 4 millions d’euros supplémentaires aux 10 millions destinés à l’intégration sociale et socio-professionnelle des primo-arrivants, 5 millions destinés au renforcement de la politique des grandes villes et l’intégration de Verviers et de Mouscron ainsi que 2 millions pour un appel à projets « radicalisme » dans les plans de cohésion sociale.

Le gouvernement wallon s’engage aussi dans la mise en place d’une «helpline» interfédérale, la réalisation d’une étude comparative des expériences étrangères via Wallonie-Bruxelles International et le renforcement de la formation des professionnels de première ligne.