Archives mensuelles : novembre 2015

Répartition de l’effort climatique: pour Paul Furlan, chacun a fait de nouvelles concessions

« La Libre Belgique », Belga, 29 novembre 2015

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Chacun a fourni des efforts conséquents pour parvenir à la nouvelle proposition sur la répartition de l’effort climatique, dont une nouvelle remise en cause serait dès lors purement politique, a estimé dimanche le ministre wallon de l’Energie Paul Furlan. Un des éléments qui ont débloqué la situation a été de passer d’une comptabilité de la production d’énergie renouvelable calculée en pourcentage de la consommation finale, à un calcul en valeur absolue, que réclamait la Flandre pour défendre son économie, a expliqué M. Furlan, interrogé par Belga.

Ce type de calcul ne pousse pas spécialement à l’économie d’énergie, puisque les efforts fournis peuvent théoriquement s’arrêter une fois le seuil absolu atteint, alors qu’un seuil exprimé en pourcentage se relève automatiquement si la consommation d’énergie augmente.

Mais de la sorte, la part de la production d’énergie renouvelable à atteindre par la Wallonie en 2020 passerait – si l’on revient en pourcentages – de 11,5% à 12,5%, ce qui constituait une demande de la N-VA. La Wallonie, qui avait estimé pouvoir faire jusqu’à 13% d’énergie renouvelable d’ici 2020, a consenti à cela, notamment parce que sa situation est plus favorable à cet égard.

Bruxelles, de par sa configuration, est limitée dans sa capacité de production d’énergie renouvelable, le Fédéral l’est aussi en Mer du Nord et la Flandre est en retard, a résumé M. Furlan. En revanche, la Wallonie a déjà beaucoup investi en production renouvelable par le passé, et elle consent donc à « une forme de transfert de solidarité Sud-Nord », selon le ministre wallon.

Bruxelles et le Fédéral ont en outre libéré des marges en matière de revenus de la vente de quotas CO2. Globalement, deux tiers de cette marge supplémentaire reviennent à la Flandre, un tiers à la Wallonie. Un montant toutefois très limité, puisque 0,5% de quotas ETS équivaut à peine à 900.000 euros, selon le ministre wallon.

Un accord intra-belge avant l’ouverture de la conférence mondiale sur le climat à Paris était jugé nécessaire en termes de crédibilité. On n’allait pas empêcher le Premier ministre d’aller s’exprimer de manière crédible à Paris, a souri M. Furlan. Il juge dès lors qu’un nouveau refus de la part d’une ou plusieurs des parties ne pourrait être interprété que comme un signe politique de défiance envers le chef du gouvernement fédéral.

Fonds européens pour la Wallonie : les millions de la dernière chance

Christophe Leroy, « Le Vif », 28 novembre 2015

La Wallonie devait distribuer 2 milliards d’euros de subsides dans le cadre des fonds européens 2014-2020. Après un premier round en mai dernier, il reste près de 70 millions. L’ultime opportunité pour les candidats malheureux ?

2015-12-07_195207Non, tout n’était donc pas entièrement joué. Le 21 mai dernier, le gouvernement wallon présentait les 438 projets – sur 1 258 candidats – retenus dans la course au Fonds européen de développement régional (Feder), une gigantesque manne céleste de 1,2 milliard d’euros. Trois mois plus tôt, aux côtés de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il annonçait les 378 heureux bénéficiaires du Fonds social européen (FSE), doté de 800 millions d’euros. Au total, donc : environ 2 milliards d’euros de subsides, cofinancés par l’Europe à hauteur de 50 %, pour concrétiser des projets contribuant à l’essor de la Wallonie. En toile de fond, une vaste partie de lobbying mêlant les communes, les acteurs économiques et académiques, pour convaincre un intraitable comité de 12 experts du bien-fondé de leur dossier. Une bagarre politique, aussi, avec beaucoup de gagnants, souvent socialistes ou humanistes, et quelques grands perdants, souvent libéraux.

Les exportations wallonnes se tassent

Martial Dumont, « Vers l’Avenir », 26 novembre 2015

2015-12-07_194839L’année 2014 avait vu une belle progression des exportations wallonnes.

Les six premiers mois de 2015, en revanche, ne sont pas jojo. Et les carnets de commandes ne se sont ^pas remplis énormément remplis non plus pour la seconde moitié de l’année.

Ainsi, concernant les exportations wallonnes vers les pays de l’Union, on constate en 2015 une diminution de 4,2% avec une chute particulièrement importante des ventes vers la France (-16,6%) qui est normalement le meilleur client de la Wallonie.

L’Allemagne, deuxième meilleur acheteur, a quant à elle ralenti ses achats de 8,4%. Cela dit, heureusement, les ventes vers les pays hors Europe, amortissent un peu la chute (sauf vers l’Asie centrale et l’Afrique du Nord où c’est la dégringolade des ventes.

Néanmoins, il faut relativiser. Car au total, la Wallonie enregistre une très légère hausse de ses exportations de 0,2%. Un coup d’arrêt par rapport à l’an dernier… mais un résultat qui, en soi, n’est pas mal… par rapport à la Flandre qui voit ses exportations diminuer de -2,5%.

Les autres gros concurrents, en revanche, se portent nettement mieux. La France fait +5,3% et l’Allemagne +6,9%. La moyenne européenne étant à 5,3% d’augmentations d’exportation.

Vaccins et Brics

Mais qu’est-ce qui justifie ce ralentissement pour la Wallonie ?

D’abord, explique Pascale Delcomminette, patronne de l’Awex, on a vendu moins de vaccins cette année. Or, l’industrie pharmaceutique est le fer de lance de nos exportations. Signe sans doute que l’Awex est bien inspirée de désormais mettre l’accent sur les exportations des PME et sur d’autres secteurs que la pharmacie, comme l’industrie numérique.

Tout en sachant, ajoute Pascale Delcomminette, que la Wallonie aura toujours besoin de fleurons comme la société GSK, par exemple.

Autre cause du ralentissement : l’affaiblissement de la croissance des pays émergents mais aussi du Brésil, de la Chine et de la Russie, qui constituent une grosse part des exportations wallonnes.

Un fléchissement notamment dû à la chute des prix des matières premières.

On notera enfin que du côté des secteurs, ce sont les produits du règne végétal (+16,6%) qui ont connu la plus forte progression de vente début 2015. En revanche, les produits alimentaires sont en baisse tout comme les machines et équipements électroniques ou encore les animaux et leurs produits dérivés.

Commentaire du GEWIF : C’est toujours le même discours. Les exportations se tassent, mais ce n’est pas si mal quand on voit que la Flandre enregistre une baisse de 2,5%… Sauf que la Flandre enregistre, à elle seule, 80% des exportations du pays, avec un chiffre de quelque 188 milliards d’euros… pour 44 milliards pour la Wallonie !

L’écart entre la Flandre et la Wallonie a cessé de se creuser

« Le Vif », Belga, 26 novembre 2015

Depuis une quinzaine d’années, l’écart entre la Flandre et la Wallonie en termes de performances économiques a cessé de se creuser, selon une étude de l’Institut de recherches économiques et sociales de l’UCL, que relaient jeudi L’Echo, Le Soir et les journaux de Sudpresse.

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© Belga

Si l’étude permet de constater que l’écart nord-sud ne se creuse plus, elle illustre qu’il ne se réduit pas pour autant. La part de chaque Région dans le PIB belge est restée constante sur la période 2000-2013, soit 55% pour la Flandre, 25% pour la Wallonie et 20% pour Bruxelles.

En revanche, la production par habitant en Flandre et en Wallonie converge vers la production par habitant de Bruxelles, principalement du fait du boom démographique bruxellois. Bruxelles subit en outre l’exode massif de ses classes moyennes vers la périphérie (165.000 personnes entre 2000 et 2013), ce qui plombe le revenu moyen par habitant dans la capitale.

Le gouvernement wallon renforce son «Plan radicalisme»

« Le Soir », Belga, 25 novembre 2015

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Le gouvernement wallon a décidé de renforcer le Plan radicalisme wallon et de prendre des mesures additionnelles en vue de lutter contre les lieux de culte clandestins où  selon les analyses, les propos les plus radicaux sont souvent prêchés, ont indiqué le ministre-président wallon Paul Magnette (PS), le vice-président Maxime Prévot (cdH) et le ministre wallon des Pouvoirs locaux Paul Furlan (PS) mercredi après-midi lors d’une conférence à l’Elysette à Jambes (Namur).

Plus de transparence exigée

Le gouvernement wallon étant compétent pour la reconnaissance des lieux de culte, un cadastre et un screening de ces lieux non reconnus aujourd’hui sur le territoire wallon seront effectués. Nous tenterons ensuite de convaincre tous ceux qui ont ces lieux d’entrer dans la transparence, explique Paul Magnette, assurant ne vouloir faire aucun amalgame et ne stigmatiser personne.

Nous fournirons les directives aux bourgmestres pour pouvoir mettre en oeuvre, avec des règles de droit classique, la fermeture temporaire ou définitive des lieux qui le refusent, ajoute Paul Furlan.

La reconnaissance de ces établissements passe par la transparence du financement, le respect des valeurs démocratiques, l’usage du français dans tous les actes administratifs, la conformité des lieux en matière de sécurité et les capacités de gestion administrative et financière.

Renforcement budgétaire

Par ailleurs, le gouvernement a renforcé le « Plan radicalisme » wallon mis en place en janvier dernier suite aux attentats de Charlie Hebdo, avec l’apport récurrent de 4 millions d’euros supplémentaires aux 10 millions destinés à l’intégration sociale et socio-professionnelle des primo-arrivants, 5 millions destinés au renforcement de la politique des grandes villes et l’intégration de Verviers et de Mouscron ainsi que 2 millions pour un appel à projets « radicalisme » dans les plans de cohésion sociale.

Le gouvernement wallon s’engage aussi dans la mise en place d’une «helpline» interfédérale, la réalisation d’une étude comparative des expériences étrangères via Wallonie-Bruxelles International et le renforcement de la formation des professionnels de première ligne.

La « bulle européenne » s’étonne du laxisme belge

François Brabant, « La Libre Belgique », 24 novembre 2015

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Pendant que toutes les unités policières traquent Salah Abdeslam, l’homme le plus recherché du Royaume, les milieux eurocrates de Bruxelles s’enflamment pour un article. Son titre : « Belgium is a failed state » (La Belgique est un Etat raté). Publié par l’édition européenne du média américain « Politico », il analyse les raisons qui ont fait de la Belgique, et en particulier de Molenbeek, un nid de djihadistes. Le diagnostic est d’autant plus sévère que le terme « failed state » est d’ordinaire réservé à des pays comme la Somalie ou l’Afghanistan.

Pour l’auteur, le journaliste Tim King, il est trop facile d’accuser certaines mosquées ou l’ex-bourgmestre Philippe Moureaux. Les failles molenbeekoises trahissent un mal plus profond. Suit la description d’une contrée où les structures étatiques n’ont jamais pu se substituer aux anciennes allégeances locales, où l’autorité est partout défiée, et où les manquements politiques, judiciaires et autres s’additionnent – le tout créant un vide exploité par les terroristes.

L’article évoque une culture de non-respect de la loi et une importante économie noire. Les nouveaux arrivants à Bruxelles sont souvent ébahis en découvrant à quel point les règles de circulation routière sont violées, indique-t-il. La conclusion est impitoyable : Pour les expatriés, reconnaissons-le, ces caractéristiques font de la Belgique un endroit agréable à vivre. L’Etat n’est pas intrusif. On peut compter sur les habitants, au besoin en s’appuyant sur les réseaux informels. Mais quand surviennent des événements comme ceux de Paris, le reste de l’Europe doit payer le prix des dysfonctionnements belges.

La Belgique, une nation sans Etat?

Editorial du  journal « Le  Monde », 23 novembre 2015

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Les Belges sont nos amis, nos frères. On aime leur humour, lorsque, ville morte et métros fermés pour cause d’alerte terroriste maximale à Bruxelles, leur dessinateur Geluck écrit : « Le kamikaze belge étonnant de lucidité : je vais me faire sauter, une fois. » En bon jacobin, on s’étonne de la vacance régulière du pouvoir et de leurs sept Chambres parlementaires. Et l’on admire, dans leur capitale chaotique, leur engagement européen indéfectible.

Pourtant, alors que la traque des auteurs des attentats de Paris se poursuit, il faut se rendre à l’évidence : au cœur de l’Europe, la sympathique Belgique est devenue une plaque tournante du djihadisme.

Une bonne partie des terroristes de Paris et le coordinateur présumé des attentats, Abdelhamid Abaaoud, venaient de Belgique. L’auteur de la tuerie du Musée juif de Bruxelles, l’an dernier, le tireur désarmé du Thalys cet été, ou, naguère, certains auteurs des attentats de Madrid (2004), sans oublier les assassins en Afghanistan du commandant Massoud en 2001 : tous ont vécu ou sont passés par le royaume, échappant le plus souvent au radar de ses services de renseignement.

Base logistique du terrorisme international, la Belgique est aussi devenue un centre d’endoctrinement et de recrutement. Rapporté à sa population, le pays fournit le plus gros contingent des combattants européens en Syrie. Des groupes y ont profité de la trop grande tolérance d’autorités municipales, régionales ou fédérales surtout soucieuses de ne pas troubler la paix civile. L’islam y est financé par des puissances étrangères, en particulier l’Arabie saoudite. Des mosquées et des imams, bien identifiés mais rarement inquiétés, ont pu y tenir des propos hostiles, tandis que des apprentis djihadistes se fondaient dans l’anonymat de quartiers échappant de fait au contrôle des autorités.

Ces rappels ne doivent pas faire oublier que, depuis quinze ans, les services belges de l’antiterrorisme ont démantelé des réseaux, empêché des attentats et permis des dizaines de procès. C’est en arguant de ces résultats que les autorités du pays ont rejeté les critiques du gouvernement français, qui soulignait les lacunes de la Belgique. Certes. Mais, même s’ils n’ont pas été les seuls, les services belges ont échoué à déjouer des attentats fomentés en partie à Bruxelles.

Une sorte d’union nationale, assez rare, s’est formée pour ne pas mettre en cause la responsabilité de tel ou tel. Et pour cause : le système des coalitions fait que, depuis l’émergence du terrorisme islamiste, à peu près toutes les formations démocratiques ont participé au pouvoir et pourraient en être jugées coresponsables.

Loin d’isoler la Belgique, il faut l’aider à se protéger et c’est ce que font les services français. Mais le pays doit se ressaisir. Il aura fallu qu’il connaisse la terrible affaire Dutroux, dans les années 1990, pour qu’il réforme enfin sa police et sa justice. L’épreuve du terrorisme doit le conduire à renforcer sa sécurité, qui est celle de tous les Européens, et à s’interroger – comme la France – sur ses défaillances en matière de prévention et d’intégration.

Le pays a beau avoir retrouvé une certaine stabilité, il reste prisonnier d’un débat institutionnel que l’on a pu trouver pittoresque mais qui tourne au tragique et qui lui a fait perdre de vue l’importance de ses missions régaliennes. Confondant régionalisation et efficacité, cet Etat sans nation prend le risque de devenir progressivement une nation sans Etat.

La Wallonie va se doter de trois «cités des métiers»

Stéphane Tassin, « La Libre Belgique », 19 novembre 2015

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Si l’exercice est déjà presque une vieille habitude au niveau du fédéral, il est nouveau en Région wallonne. Chaque ministre régional doit en effet désormais réaliser, en vue des discussions budgétaires parlementaires, une note de politique générale pour l’année à venir. Un vent favorable nous a permis de consulter la note de la ministre en charge de l’Emploi et de la Formation, Eliane Tillieux (PS), justement discutée ce jeudi à Namur.

Que contient cette note ? Au-delà des inévitables espoirs en matière d’aides à l’emploi (discutés par les partenaires sociaux avant d’être validés par le gouvernement), dont on ne connaît encore rien, et de ce fameux pacte pour l’emploi actuellement plus théorique que pratique, on peut néanmoins s’arrêter sur quatre points qui, à notre connaissance, n’ont pas encore été approfondis.

1. Les cités des métiers. Les deux premières (Charleroi et Liège) sont en voie de finalisation (on annonce 2016), celle de Namur sera mise sur pied dans un second temps. L’idée est de rassembler en un même lieu l’ensemble des partenaires de la formation, de l’enseignement, de l’insertion et de l’orientation mais également ceux de l’entreprise. Cette plateforme unique doit aborder les profils métiers et les filières qui y conduisent sous tous les angles, en mettant l’accent sur la confrontation et l’acculturation aux réalités de l’entreprise, les métiers d’avenir, les métiers en évolution, les métiers en demande et les secteurs soutenus par les pôles de compétitivité. Ces deux – puis trois – « cités des métiers » sont placées sous la tutelle de la ministre de l’Emploi. Cette décision doit permettre une approche plus intégrée et plus cohérente des mesures de soutien à l’orientation professionnelle des jeunes, des demandeurs d’emploi mais aussi des travailleurs, précise la note.

2. L’offre de stages. En matière de formation en alternance, pour compléter les différents dispositifs déjà présentés (contrat d’apprentissage unique pour les IFAPME et CEFA ou la création d’un office de la formation en alternance), on apprend qu’une plate-forme d’échange de l’offre et de la demande de stages sera mise en place

3. La certification des diplômes. En matière de formation en alternance, toujours, la ministre Tillieux mettra en place une série d’expériences pilotes (la note n’en précise pas le nombre) visant à généraliser la délivrance d’une certification équivalente à celle délivrée par l’enseignement.

4. La réorganisation territoriale du Forem.La mise en œuvre d’un nouveau modèle d’organisation consécutif au transfert (6e réforme de l’état) de compétence en matière d’emploi rend nécessaire de revoir la distribution des rôles et responsabilités entre le siège central du Forem et ses services déconcentrés et d’optimiser les synergies entre les activités d’emploi et de formation. Ce nouveau cadre organique sera présenté avant juillet 2016.

 

La première biographie complète de François Perin

2015-11-18_185705Jules Gheude vient de sortir la première biographie complète de François Perin, aux Editions Le Cri – Histoire.

Cet ouvrage de 588 pages, avec une iconographie, couvre 50 ans d’une réflexion politique et métaphysique d’une étonnante lucidité.

A lire en ces temps bouleversés que nous traversons !

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www.lecri.be

 

Le Roi Philippe inaugure l’une des infrastructures les plus importantes de Wallonie

ED.F., « La Libre Belgique », 13 novembre 2015

Une des infrastructures les plus importantes de Wallonie sera officiellement inaugurée, ce vendredi 13 novembre, par le roi Philippe. Plusieurs infrastructures plutôt, puisque, outre la quatrième écluse de Lanaye, le Souverain inaugurera aussi la nouvelle plate-forme multimodale de Liège – le fameux Trilogiport- ainsi que le nouveau pont reliant cette plate-forme à l’autoroute E 25 Liège-Maastricht.

En fonction depuis quelques semaines seulement, la quatrième écluse de Lanaye est installée à cheval sur la frontière belgo-hollandaise. Sa construction a coûté quelque 65 millions d’euros à charge, pour 90 %, de la Région wallonne et pour le solde, des Pays-Bas. Des fonds européens ont évidemment été disponibles pour ce projet de génie civil, qui a été le plus important de la décennie en Wallonie.

Longue de 225 mètres et large de 25, cette nouvelle écluse peut désormais accueillir des convois de quatre barges poussées, contre deux seulement pour les anciennes écluses. Sa construction a commencé à l’automne 2011 et s’est donc terminée, il y a quelques semaines, lorsqu’elle a été mise en fonction. La dénivellation qu’elle permet de rattraper sur la Meuse est de 14 mètres.

Cette écluse est un outil économique de toute première importance, puisqu’il permet aux plus importantes unités fluviales de relier directement la Meuse liégeoise au port de Rotterdam. Cet outil est complété par le Trilogiport tout proche, qui est la plus grande plateforme multimodale de Wallonie.

Ces deux infrastructures, et le pont qui les relie au réseau autoroutier seront donc inaugurés officiellement, ce vendredi 13 novembre, par le roi Philippe. Celui-ci visitera les deux sites avant de rencontrer les habitants de la région de Hermalle-sous-Argenteau.