Archives mensuelles : juin 2015

Bruxelles reste la 3e région la plus riche de l’Union européenne (Eurostat)

Belga, 21 mai 2015

2015-06-25_205202 La Région de Bruxelles-Capitale est restée en 2013 la troisième région la plus riche de l’Union européenne, avec un produit intérieur brut (PIB) par habitant représentant 207% de la moyenne de l’UE, selon des chiffres publiés jeudi par Eurostat.

Bruxelles n’est devancée que par les régions d’Inner London au Royaume-Uni (325% de la moyenne) et le Grand-Duché de Luxembourg (258%). Derrière Bruxelles-Capitale, on retrouve les régions d’Hambourg en Allemagne (195%), de Groningue aux Pays-Bas (187%), de Bratislava en Slovaquie (184%), de Stockholm en Suède (179%), de l’Île de France en France (175%) et de Prague en République tchèque (173%).

Au total, sept régions-capitales figurent parmi les 10 régions européennes les plus prospères. Il convient de noter cependant que, dans certaines régions, le niveau du PIB par habitant peut être fortement influencé par les flux de navetteurs. Les arrivées nettes de navetteurs dans ces régions accroissent la production à un niveau qui ne pourrait être atteint par la seule population active résidente. L’effet inverse est observé dans les régions où habitent les navetteurs, nuance toutefois l’office européen des statistiques.

A l’inverse, la région française de Mayotte ressort comme la moins prospère, avec un PIB par habitant atteignant 27% de la moyenne européenne. Viennent ensuite plusieurs régions situées en Bulgarie et en Roumanie.

S’agissant de la Belgique, toutes les provinces flamandes affichent un PIB par habitant supérieur à la moyenne de l’UE, à l’exception du Limbourg (99%). Le PIB par habitant de la région flamande atteignait 120% de la moyenne européenne en 2013.

En Wallonie, seul le Brabant wallon dépasse la moyenne de l’UE (129%). Le PIB par habitant des provinces de Liège (88%), de Namur (85%), de Hainaut (78%) et de Luxembourg (77%) reste en-dessous de la moyenne européenne, tout comme celui de la Wallonie dans son ensemble (88%).

Ces statistiques d’Eurostat sur les PIB régionaux sont les premières à être basées sur la méthodologie et le programme de transmission des données des nouvelles règles comptables SEC 2010.

La Wallonie crée sa propre Sécu

Olivier Mouron, « Le Vif », 19 juin 2015

L’administration chargée de gérer les compétences sociales transférées par la sixième réforme de l’Etat voit enfin le jour.  » Un tournant stratégique à ne pas rater », prévient le ministre CDH Maxime Prévot.

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C’est la naissance d’un embryon de sécurité sociale wallonne ! »Maxime Prévot, vice-président CDH du gouvernement wallon, n’est pas peu fier de présenter son nouveau-né : après onze mois d’une lente gestation, l’organisme d’intérêt public (OIP) compétent pour la politique de la santé, de la famille et du handicap au sud du pays va enfin voir le jour. Cette décision peut sembler obscure pour le citoyen lambda, mais cela concerne des millions de personnes, avec un budget qui se compte en milliards insiste-t-il. Il s’agit d’un tournant stratégique que nous devons absolument réussir.

La création de cet OIP, que le gouvernement wallon devrait entériner semaine prochaine, est la conséquence immédiate de la sixième réforme de l’Etat, qui confère des pans entiers de la politique sociale et familiale aux Régions. L’enjeu n’est pas mince : toutes entités confondues, les montants transférés dans ces domaines s’élèvent à 20 milliards d’euros dont 6 pour la Wallonie. Pour gérer ce pactole, l’OIP fusionne plusieurs administrations wallonnes et ex-fédérales : ce nouveau mastodonte en devenir emploiera quelque 570 personnes. Mission : veiller à ce que ces politiques se perpétuent malgré un contexte budgétaire délicat.

Si demain, par défaut de prévoyance, des familles wallonnes ne recevaient plus leurs allocations familiales sur leur compte, ou que des personnes âgées dépendantes ne pouvaient être prises en charge, nous serions accusés d’être passés à côté de notre impératif de bonne gestion publique, prévient Maxime Prévot. Ce n’est pas gagné d’avance, il est vrai : à partir du 1er janvier 2022, en vertu de la nouvelle loi de financement, la Wallonie ne percevra plus que 90 % des moyens financiers pour mener ces politiques sociales. Il faudra resserrer les boulons. Et changer les politiques.

Allocations familiales : la révolution tranquille

Le volet le plus « lourd » de tous les transferts opérés par la sixième réforme de l’Etat, ce sont les allocations familiales. Masse budgétaire : 2,2 milliards d’euros. Avec la réduction des moyens qui nous sont dévolus à terme, il va falloir repenser la façon dont nous les gérons, confirme Maxime Prévot. On doit quitter le régime post-Seconde Guerre mondiale de stimulation de la natalité : nous ne sommes plus dans un schéma comme celui-là. Le rang de l’enfant a, en outre, une moindre pertinence avec les familles recomposées. L’idée de base, à l’avenir, sera qu’un enfant égale un enfant. En clair : on ne payera plus d’allocations familiales plus élevées à partir du troisième enfant.

Le gouvernement wallon vient de commanditer une étude pour déterminer les modalités de la future réforme. Il interroge aussi la possibilité de prolonger la limite d’âge pour le droit aux allocations à 25 ans, en raison de l’allongement des études supérieures. Quand aura lieu le basculement d’un régime à l’autre ? Selon des sources internes au nouvel OIP, on parlerait d’une entrée en application du nouveau système le 1er janvier 2019, soit à la fin de cette législature. Les réformes promises n’auront pas lieu avant.

Maisons de repos : le privé à l’aide

L’autre très gros morceau de la future sécurité sociale wallonne se situe de l’autre côté de la pyramide des âges : l’encadrement des personnes âgées.

L’explosion des octogénaires va s’accélérer à partir de 2025, puisque les baby-boomers de l’après-guerre vont devenir les papy-boomers, explique le ministre CDH. Tous partis confondus, j’insiste, nous n’avons pas assez préparé ce défi. Il nous faudra réfléchir différemment à l’avenir et quitter le carcan du décret de 1997 pour les maisons de repos. Jusqu’ici, on réservait x % des lits au public, x % au secteur associatif, x % au secteur privé. J’ai bougé les lignes en disant qu’il fallait faire sauter ces quotas qui n’ont plus de sens. Affirmer que l’on ne peut pas utiliser l’argent du secteur privé alors que le secteur public désargenté n’a même plus la capacité de créer ces lits, ça n’a pas de sens. Les CPAS attendent de ma part des moyens pour construire leurs maisons de repos ou pour mettre aux normes les anciennes. Mais moi, je n’ai plus de sous ! »

Le CDH misera dès lors sur les partenariats public – privé, comme il le fera pour les autoroutes et les zonings industriels, voire… sur une mobilisation alternative de l’épargne des Belges. Et création d’une assurance dépendance à l’instar de ce qui existe en Flandre depuis… 2001 ? Un projet sur lequel le gouvernement wallon planchera bel et bien, promet le ministre. Comme s’il était définitivement intégré que l’avenir de la sécurité wallonne se situait au niveau régional.

Chômage: la Wallonie réclame de 4 à 7 millions d’euros au fédéral, sans quoi..

« Le Vif », Belga, 18 juin 2015

Les montants que le gouvernement wallon a demandé au Fédéral de prendre en charge pour le renforcement du contrôle de la disponibilité des chômeurs varient de 4,3 millions à 7,1 millions d’euros, selon la ministre wallonne de l’Emploi Eliane Tillieux.

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Sans ces montants, la Région wallonne ne sera pas en mesure de mettre en oeuvre l’ensemble des mécanismes prévus par le gouvernement fédéral, a prévenu Mme Tillieux (PS), interrogée jeudi par le député Benoît Drèze (CDH) en commission du parlement wallon.

C’est le Forem qui a évalué l’impact budgétaire de deux mesures adoptées par le gouvernement Michel – l’application du contrôle de la disponibilité active pour les 55-59 ans et la disponibilité adaptée pour les plus de 60 ans et les chômeurs avec complément d’entreprise – à un montant variant de 4,3 millions en première année à 7,1 millions en 6e année.

Comme indiqué précédemment dans la journée par la FGTB, le gouvernement wallon – ainsi que le gouvernement bruxellois – s’interrogent aussi sur la répartition des compétences concernant la disponibilité adaptée, qui pourrait ne pas avoir été transférée expressément aux Régions. Un recours au Conseil d’Etat n’est donc pas exclu.

Le projet d’arrêté soumis au comité de gestion de l’ONEm

Le projet d’arrêté royal sur la réglementation du chômage, qui fixe le cadre fédéral pour le contrôle de la disponibilité active et adaptée, a été soumis ce jeudi au comité de gestion de l’ONEm, après consultation des Régions, indique la FGTB.

Selon le syndicat socialiste, le gouvernement flamand a donné son accord au projet d’arrêté royal. Les gouvernements wallon et bruxellois ont eux aussi donné leur feu vert sur le contrôle de la disponibilité active mais ont émis des réserves. Il n’a cependant pas été tenu compte de leurs demandes de moyens supplémentaires afin d’assurer le contrôle et à leur requête d’un avis du Conseil d’État sur la question de savoir si la « disponibilité adaptée » relève bien des compétences des Régions, explique encore la FGTB.

Cette dernière constate par ailleurs qu’il a également été prévu, en douce, que les travailleurs à temps partiel bénéficiant d’une allocation de garantie de revenu soient désormais soumis au contrôle actif et, par conséquent, contraints de postuler de façon active et d’en apporter la preuve de façon périodique. Jusqu’ici, ceci ne s’appliquait qu’aux jeunes sortant de l’école.

Quelque 51.000 travailleurs à temps partiel, gagnant par leur travail moins que le salaire minimum, sont concernés. Pour le syndicat socialiste, il s’agit à 90% de femmes, travaillant essentiellement dans les secteurs du nettoyage et de l’horeca ou dans des supermarchés. Ils devront chercher activement un emploi à temps plein. Alors qu’ils travaillent déjà tous, souvent le matin et le soir, ou aux heures de pointe, leur vie deviendra insupportable de cette manière, a souligné Jef Maes, secrétaire fédéral de la FGTB/ABVV.

« L’arrêté royal prévoit également, de façon structurelle, une vitesse d’application différente en fonction de la Région, en permettant que certaines dispositions (dispense pour les travailleurs en incapacité de travail, soumission des travailleurs à temps partiel à la disponibilité active) n’entrent en vigueur qu’au moment où la Région prévoit formellement le transfert de compétences », dénonce encore le syndicat. L’activation de cette nouvelle catégorie de personnes serait en vigueur en Flandre dès octobre de cette année, et début 2017 à Bruxelles et en Wallonie.

« Dans ce cas de figure, on pourrait activer un travailleur à temps partiel travaillant dans un Carrefour situé en Flandre, et non des travailleurs wallons et bruxellois (dans la même situation, travaillant pour la même enseigne) », fait remarquer Jef Maes.

La FGTB dit « rester constructive ». « Mais tant qu’il ne sera pas question de travail ‘faisable’ à un âge plus avancé également, d’offres d’emploi de qualité en suffisance pour les travailleurs âgés et tant que des jeunes se présenteront aux guichets du chômage, il ne pourra être question, pour le syndicat socialiste, de disponibilité des travailleurs âgés, de suppression des régimes de prépension et de relèvement de l’âge de la pension à 67 ans », conclut-il.

«J’aime Charleroi. Je l’embrasse sur la bouche bien qu’elle ait mauvaise haleine»

« Le Vif », 18 juin 2015. Source : Marijke Libert, « Knack »

Paroles du photographe flamand Stephan Vanfleteren, qui a examiné la ville et ses habitants sous toutes leurs coutures. Le voici face à Paul Magnette, bourgmestre PS de Charleroi. Comme un duel entre rivaux amoureux finissant en ménage à trois.

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Dans la préface de son livre Charleroi, il est clair, que le gris est noir (1), qui vient de sortir, Stephan Vanfleteren écrit : J’espère ne pas avoir trahi la ville. Au Musée de la photographie, il expose le résultat de ses pérégrinations dans les rues, sur les terrils et dans les zones industrielles d’une ville pillée et généreuse (2). Mission terminée au terme de deux ans de résidence presque forcée et de quinze ans de visites sporadiques et secrètes à sa seule maîtresse, à l’en croire. Une amante pour laquelle il a écrit sur un mur du musée : J’aime Charleroi. Je l’embrasse sur la bouche bien qu’elle ait mauvaise haleine.

Le voilà face à Paul Magnette, le bourgmestre. A notre initiative.

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Le Vif/L’Express : Aujourd’hui, Charleroi se transforme de fond en comble… Vous êtes sceptique, Stephan Vanfleteren. Pourquoi ?

Stephan Vanfleteren : Charleroi représente aussi un brûlant patrimoine industriel. Dans vingt ans, ce sera précisément l’atout de votre ville. C’est pour ça que je voulais vous rencontrer, Paul Magnette, pour vous demander, s’il vous plaît, de garder intact votre patrimoine.

Paul Magnette : Nous sommes conscients du terrain historique sur lequel nous vivons. Nous allons conserver les usines, les hauts fourneaux, les tours de refroidissement… Mais pas tout, ce n’est pas possible.

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Stephan Vanfleteren a aussi photographié les pauvres de Charleroi. Qu’en dites-vous, Paul Magnette ?

  1. M. :Il l’a fait d’une façon rigoureuse. La question reste de savoir ce qu’est la misère. A Charleroi, de nombreuses personnes vivent avec des moyens limités. Ces gens, que les statistiques appellent « pauvres », n’ont pas la vie facile, mais ils vont voir les matchs de foot au Sporting, ils choient leurs amis et leur famille… Ils ne se sentent pas pauvres. Il faut être prudent quand on parle de misère. A Charleroi, une personne sur cinq est vraiment pauvre avec structurellement trop peu pour vivre et de gros problèmes sociaux. Quatre personnes sur cinq ont une vie qui les satisfait et se contentent de ce qu’elles ont. Ce sont, comme le dit le sociologue français Pierre Sansot, « des gens de peu ».
  2. V. :Je n’aime pas ce concept de résignation. Les gens ont-ils le choix ? Et si oui, qu’en est-il de leurs ambitions ? J’ai le sentiment qu’il vous paraît acceptable que des gens se résignent à survivre avec peu de choses. Je trouve que chercher à progresser dans la vie est une attitude plus positive. Evidemment, il faut que ce soit possible et, à Charleroi, ce n’est pas évident. J’ai rencontré ici des enfants dont le père est chômeur depuis trente ans. Il est logique que ces jeunes aient peu d’ambition. Ce qui me perturbe, c’est cette attitude qui consiste à se satisfaire de sa situation parce que, finalement, elle n’est pas tellement mauvaise.
  3. M. : Oui, nous, les soi-disant intellectuels de la classe moyenne supérieure, nous projetons notre vision dans toutes les catégories sociales. Mais il existe vraiment des gens qui refusent de s’embarquer dans une logique capitaliste. Qui accordent moins d’importance à l’argent qu’à la joie de vivre.
  4. V. :Je comprends ça, je l’ai aussi ressenti dans votre ville. Charleroi est chaleureuse, différente de Liège qui est un peu amère. Il n’y a pas d’amertume chez le Carolo. Il rayonne même de bonheur.
  5. M. :A Liège, on se dit : « Nous sommes les héritiers de la ville du Prince-Evêque » et « nous aurions pu être la capitale de l’Europe ». Les Carolos pas. Qu’est-ce qui devrait leur manquer ? De quoi devraient-ils être fiers ? Je leur dis souvent : allons, un peu d’ambition s’il vous plaît !
  6. V. :Charleroi me fait parfois penser à l’Afrique. J’y trouve un même esprit de solidarité. Même si les gens ne possèdent rien, on est le bienvenu chez eux. Quand on n’a pas grand-chose, on ne craint pas de le perdre.
  7. M. :Les sociologues disent souvent que la pire des misères est la misère relationnelle. Un partenaire, des amis, une famille sont importants, certainement pour les 20 % de la population auxquels s’applique le mot « misère ». Ils possèdent au moins cette richesse-là.

 

(1) Il est clair que le gris est noir, par Stephan Vanfleteren, éd. Cannibale, 256 p.

(2) Charleroi, par Stephan Vanfleteren, au Musée de la Photo, à Charleroi. Jusqu’au 6 décembre. www.museephoto.be

Les séances du Parlement wallon seront diffusées en direct à la télévision

« La Libre Belgique », Belga, 17 juin 2015

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A partir de septembre, les séances plénières du parlement wallon du mercredi seront diffusées sur les 11 télévisions locales de Wallonie, lit-on mercredi dans L’Echo. Le greffe du Parlement est en effet arrivé à un accord financier avec les chaînes locales. Moyennant une subvention du Parlement, les 11 télévisions locales de Wallonie retransmettront donc en direct dès la rentrée de septembre les séances plénières. « Une autre petite révolution est l’empiétement des réunions des commissions sur les semaines de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Traditionnellement, le Parlement wallon se réunit une semaine sur deux, l’autre étant réservée aux travaux en Fédération Wallonie-Bruxelles. Désormais, des commissions pourront se tenir le jeudi de la semaine bruxelloise », explique encore L’Echo.

Au niveau des interpellations, un député pourra interroger un ministre sur des questions brûlantes.

Pas d’embellie en vue pour les finances des communes et CPAS wallons

«  Le Vif », Belga, 16 mai 2015

Des représentants des communes et des CPAS de Wallonie ont dressé mardi, devant la Commission des Pouvoirs locaux du Parlement wallon, un tableau sombre de leur situation financière.

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Le président de l’Union des Villes et des Communes de Wallonie, Jacques Gobert, reconnaît que certaines avancées ont été amorcées mais constate néanmoins que celles-ci s’analysent plus comme une moindre accélération de l’aggravation d’une situation déjà gravissime que comme une embellie satisfaisante. Il relève plusieurs grands défis pour les pouvoirs locaux et leurs finances, dont en premier lieu la question des charges reportées sur les entités locales par les autres niveaux de pouvoir, sans transfert de moyens suffisants.

Ainsi, en 2015, près de 332 millions d’euros, dont 316 millions de reports de charge du fédéral et 15,9 millions de la Région, manqueront aux communes et aux CPAS. Un autre défi concerne le coût croissant de la charge des pensions statutaires des pouvoirs locaux, estimé à près d’un milliard d’euros entre 2015 et 2018 pour l’ensemble des pouvoirs locaux wallons (hors provinces).

Touchant plus directement les CPAS, la réforme du chômage et l’exclusion de certains bénéficiaires pèsent sur les finances des centres publics d’aide sociale. Les CPAS constatent ainsi une hausse du nombre de bénéficiaires du revenu d’intégration sociale et ce alors que « la compensation promise par le fédéral pour les fins de droit se fait attendre », a constaté le vice-président de la Fédération des CPAS, Philippe Defeyt. L’intérêt de créer des synergies entre les différents acteurs des pouvoirs locaux a été soulevé par les orateurs et les députés devant la Commission.

Waterloo 1815 : l’occasion de se rafraîchir la mémoire

Jules Gheude, essayiste politique (1)

2015-06-10_210515Alors que l’on se prépare à commémorer le bicentenaire de la bataille de Waterloo, il n’est pas sans intérêt de se pencher sur ce que représentaient nos territoires à cette époque.

Pour bien comprendre les choses, il nous faut remonter à l’année 1792.

Nous sommes alors alors administrés, à l’exception de la Principauté de Liège, par l’empereur d’Autriche, François II. Par la convention de Pilnitz, ce dernier s’entend avec le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume II, pour restaurer le pouvoir absolu du roi de France, Louis XVI.

La réaction du ministère girondin-jacobin ne se fait pas attendre : une déclaration de guerre est adressée à l’empereur d’Autriche. Après l’échec d’une première tentative d’invasion des Pays-Bas autrichiens, fin avril 1792, le général Dumouriez remporte, le 6 novembre 1792, la victoire de Jemappes, grâce à laquelle il fait tomber ce qu’il appelle les « provinces belgiques » dans l’escarcelle française, à l’exception du Luxembourg et du Limbourg.

Héritage éphémère, puisque, le 18 mars 1793, les Autrichiens récupèrent leurs possessions après avoir remporté la victoire de Neerwinden.

Mais le 26 juin 1794, la contre-offensive française déclenchée à Fleurus aboutit à la conquête définitive des Pays-Bas autrichiens, ainsi que de la Hollande. Avec la chute de Liège, un mois plus tard, c’est le pouvoir épiscopal qui disparaît dans la principauté.

Nous voici donc Français, administrés tour à tour par la Convention (1792-1795), le Directoire (1795-1799), le Consulat (1799-1804) et l’Empire (1804-1814).

Durant les premiers mois d’avril 1814, va se dérouler la Campagne de France contre la sixième coalition. Mais Napoléon ne peut empêcher celle-ci d’atteindre Paris et, le 6 avril, il se voit contraint d’abdiquer. C’est l’exil sur l’Ile d’Elbe et la restauration de la monarchie des Bourbons, en la personne de Louis XVIII.

Conclu le 30 mai 1814 entre ce dernier et les puissances alliées, le traité de Paris stipule, en son article VI, que la Hollande, placée sous la souveraineté de la maison d’Orange, recevra un accroissement de territoire.

Cet accroissement visera la Belgique et sera ratifié par le Congrès de Vienne, le 15 mars 1815, Guillaume Ier d’Orange se retrouvant ainsi à la tête du Royaume uni des Pays-Bas.

Entre-temps, Napoléon s’est évadé de l’Ile d’Elbe, le 26 février et a rétabli son pouvoir à Paris, forçant Louis XVIII à se réfugier à Gand, c’est-à-dire en Belgique… hollandaise. Et c’est aussi dans cette Belgique hollandaise, que Napoléon a décidé d’en découdre avec les puissances alliées, plus que jamais liguées contre lui.

Il sait que, pour l’emporter, il doit tout faire pour éviter que Prussiens et Anglais se présentent devant lui en rangs unis.

Sa tactique consiste donc à affronter d’abord l’armée prussienne  de Blücher. C’est la victoire de Ligny, le 16 juin. Sauf que la victoire n’est pas totale, puisqu’une partie des Prussiens ont battu en retraite. Ordre est donc donné au général Grouchy de les retrouver et de les empêcher de rallier les troupes anglaises de Wellington, concentrées à Mont-Saint-Jean, à quelques kilomètres de Waterloo.

Le 18 juin, alors que Napoléon attend Grouchy pour lancer l’offensive finale, c’est Blücher qui vient prêter main-forte à Wellington pour assurer la victoire.

A la question : Et si Napoléon avait remporté la bataille ?, Yves Vander Cruysen, échevin du Tourisme à Waterloo, répond : C’est de l’histoire-fiction, il  a perdu. S’il avait gagné, il aurait sans doute signé un traité avec les alliés afin de préserver les frontières de la France et garantir la paix. Nos territoires seraient restés hollandais, ce qu’ils étaient depuis le 15 mars 1815.

Qu’il nous soit permis d’émettre  un avis différent.

Nous pensons, en effet, qu’une victoire de la France aurait mis fin à la parenthèse hollandaise de la Belgique et assuré un destin différent à cette dernière.

Le Royaume uni des Pays-Bas fut loin d’être une réussite. Il s’écroula d’ailleurs en 1830 pour donner naissance, à la conférence de Londres, au Royaume indépendant de Belgique.

Talleyrand participa à cette conférence en tant qu’ambassadeur de France. Dans la biographie qu’il lui consacre, G. Lacourt-Gayet rapporte cette conversation que la princesse de Lieven eut avec le « diable boiteux », en date du 29 octobre 1832 :

Prince T. – Eh bien ! Parlons de nos deux armées. Qu’en pensez-vous ?

Moi. – Que vous avez pris beaucoup de peine pour quelque chose qui ne durera  guère.

Prince T. – Ah ! ah ! vous le pensez !

Moi . –  Et vous, mon prince ?

Prince T. – Je l’espère.

Moi.- Quoi ! vraiment que votre royaume belge et votre roi belge…

Prince T. – Ne durerons pas. Tenez, ce n’est pas une nation. Deux cents protocoles n’en feront jamais une nation ; cette Belgique ne sera jamais un pays ; cela ne peut tenir.

Moi.- Eh bien ! mais après, quoi ?

Prince T. – Dites-le vous-même.

Moi. – Oh ! si vous voulez mon opinion, la voici : la Belgique à la Hollande ou la Belgique partagée.

Prince T.- Eh bien ! partageons ; cela nous fera toujours passer la soirée. Arrangez-moi cela.

Moi.- Rien de plus facile ; il faut contenter tout le monde.

Prince T. – Qui est tout le monde ?

Moi. – Voici qui n’en est pas : ni nous, ni l’Autriche.

Prince T. – Eh bien ! reste ?

Moi.- Vous, un peu ; la Hollande, beaucoup ; et la Prusse, probablement ; et puis…

Prince T. – Et puis qui ?

Moi. – Oh ! à l’Angleterre, quelque chose. Anvers, par exemple.

Prince T. (frappant le plancher de sa canne, la table de son poing, de façon à faire bondir sa tasse et éveiller l’attention de tout le salon.) – Anvers ! Anvers à l’Angleterre ! Mais savez-vous que c’est révoltant ce que vous dites là ! Quoi ! l’Angleterre sur le continent ? Madame, tant qu’il y aura une France si petite qu’elle soit, il n’y aura pas, il ne peut y avoir l’Angleterre sur le continent. Vous me révoltez ; cela n’est pas soutenable ; ce que vous sites là, c’est abominable

Moi.- Eh bien ! mon prince, ne lui donnons rien. Cela m’est égal.

Prince T. – Allons ! allons ! je vois bien que vous plaisantez.

Moi. – Comment ? vous le découvrez à présent.

Prince T. – Mais c’est que tout le reste était si bien. Tenez ! je vous remercie d’être venue causer avec moi. Je ne vous savais pas si bonne enfant ; je vois qu’on peut s’arranger avec vous.

On peut imaginer aisément, au départ de cette conversation, comment Talleyrand aurait réglé le cas belge si la France était sortie victorieuse à Waterloo…

Toujours est-il que lors de la bataille, la dualité communautaire belge se manifesta. Dans son « Histoire des Belges », Henry Dorchy constate, en effet : Les Belges se divisèrent en 2 camps : les uns, surtout recrutés en Wallonie, se rangèrent du côté des Français ; d’autres, originaires de Bruxelles et de la Flandre, soutinrent les Anglo-Prussiens et les Hollandais de Guillaume d’Orange (…). au soir de la bataille, les populations wallonnes (en particulier les Carolorégiens et les Namurois) accueillirent les soldats français en retraite et soignèrent les blessés.

(1) Dernier ouvrage paru : « François Perin – Une Plume / L’Oeuvre écrite », Les Editions de la Province de Liège, 2015.

 

Quand les Wallons étaient Français (1792-1814)

Jules Gheude, essayiste politique (1)

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Les territoires qui composent la Belgique actuelle n’auront connu le régime français que fort peu de temps. En fait, de 1792 à 1814, avec une brève restauration autrichienne d’avril 1793 à mai 1794.

Comment les Wallons perçurent-ils cette période ?

L’épopée de la Révolution et de l’Empire laissa une forte trace dans le Namurois. Comme le souligne l’historien Félix Rousseau: Dans aucune province de France, il n’existe de traditions napoléoniennes aussi remarquables que dans cette région de la Wallonie.

Au lendemain de la défaite de Waterloo, Namur témoigne sa gratitude aux troupes françaises en retraite. Le général Berton écrit : Nous n’avions à parcourir qu’une contrée d’amis ; l’accueil généreux de la ville de Namur ne sera jamais oublié par ceux qui en furent les témoins. Nous ne saurions trop le répéter à la France : Namur a bien mérité de la patrie.

Pour ce qui concerne le Hainaut, l’historien Jean Cathelin explique que les bourgeois montois accueillent les Français avec liesse (2). S’inspirant du modèle des clubs politiques parisiens, une Société des amis de la liberté et de l’égalité voit aussitôt le jour. Le club montois semble avoir été le premier à lancer une idée qui a toujours hanté les républicains belges, de 1792 jusqu’aux groupes irrédentistes et rattachistes de nos jours : la réunion de la Belgique à la France.

Le 6 février 1793, des festivités ont lieu à Mons et, à cette occasion, Danton lance cette fameuse apostrophe : Vous êtes les Marseillais de la Belgique !

Plus tard, le sacre de Napoléon donnera lieu à Mons à de grandes réjouissances populaires. Dans une esquisse de l’histoire administrative du Hainaut sous le régime français faite par l’historien Charles Delcourt, le rôle de Mons, capitale régionale, apparaît déterminant.

A Liège, dès le 8 janvier 1793, une Convention nationale liégeoise vient remplacer le Conseil général de la Commune. A l’automne 1795, le citoyen Bassenge proclame officiellement la réunion à la France de la principauté de Liège. Et Cathelin d’expliquer : Ce précurseur des politiciens professionnels modernes sera parlementaire sous tous les régimes de 1795 à 1814 (…). Il devait être l’artisan essentiel de la fidélité du pays de Liège à la France de Bonaparte et de l’Empereur.

Il ne fait aucun doute que notre commerce et notre industrie prospérèrent sous le régime français. Mais la vie culturelle y trouva aussi largement son compte. Voltaire accueille à bras ouverts le jeune Liégeois André Modeste Grétry revenant de Rome et le recommande à Paris. Grétry est tellement le maître de l’époque, écrit Jean Cathelin, qu’on lui attribuera toujours, pour le meilleur ou pour le pire, les airs célèbres du temps. Et de souligner : Les instrumentistes liégeois accourent se faire reconnaître par Paris, avant de rentrer plus tard en vedettes au théâtre de la Monnaie à Bruxelles ou à l’Opéra de Liège.

 

Dans le domaine des beaux-arts, les exemples d’échanges Paris-Liège abondent. Entré dans l’atelier du sculpteur Houdon en 1800, François-Joseph Rutxhiel fera toute sa carrière à Paris. Aux Invalides et à la colonne Vendôme, son ciseau a été capital, comme au Père-Lachaise, souligne Jean Cathelin, tandis que celui d’Ambroise Théline a laissé sa marque sur l’arc de triomphe de l’Etoile comme sur le château de Compiègne.

Et que dire des trois frères Redouté, natifs de Saint-Hubert, qui firent tous trois une carrière prestigieuse à Paris, Antoine-Ferdinand et Henri-Joseph surtout comme peintres naturalistes attachés au Muséum, vedettes des salons révolutionnaires de 1793 et 1795, participant à l’expédition d’Egypte et à la gravure des ouvrages qui en rendent compte ; Pierre-Joseph comme peintre particulier de l’impératrice Joséphine.

Jean Cathelin évoque encore cette cérémonie qui eut lieu à Paris, le 8 octobre 1807, et au cours de laquelle des diplômes furent remis à trois jeunes artistes belges primés au concours général de sculpture et à celui de musique. Jean Caloigne, de Bruges, reçut le premier Grand Prix de sculpture ; François-Joseph Fétis, de Mons, le deuxième Grand Prix de composition musicale ; enfin François-Joseph Rutxhiel, déjà connu par d’importants travaux, la médaille d’or.

Le nom de Louis-Joseph Lahure ne nous dit plus grand-chose. Ce Montois s’illustra cependant au niveau militaire. À vingt-six ans, c’est un officier – il sera élevé plus tard au grade de général de brigade – réputé dans toute l’armée. Aussi Jean Cathelin est-il bien inspiré en consacrant un chapitre à celui que le Comité de salut public considère comme l’un des meilleurs officiers belges et même comme l’un des meilleurs officiers supérieurs de l’ensemble des forces républicaines. 

Jean Cathelin nous apprend que, grièvement blessé à la jambe, Lahure put compter sur les facilités que pouvait obtenir pour se faire soigner un officier supérieur estimé. À Desailly qui avait repris sa brigade, Bonaparte déclara : Je vous recommande de marcher constamment sur les traces du brave chef que vous avez remplacé.

Dans un appendice intitulé « La trace laissée : rémanences françaises après 1815 », Jean Cathelin nous livre les témoignages de touristes britanniques qui ont parcouru la France et les Pays-Bas après la chute de Napoléon et il conclut : Il apparaît bien que les habitants de la Belgique regrettaient le système français, les uns par sentiment, les autres par intérêt devant l’extinction de l’activité commerciale et industrielle suscitée par le marché franco-belge et les initiatives de l’Empire. (…) En dépit des vicissitudes, nombre de Belges restaient attachés au style de vie qu’avaient fait naître la Révolution, l’Empire et la cohabitation française.

On peut déduire de tout ceci que la France a veillé à la prospérité de nos régions, dont elle a su mettre en évidence et soutenir les multiples talents.

En pensant à Félicien Rops, à César Franck, à Charles Plisnier, à Henri Michaux, à Georges Simenon, à Jacques Brel, à Benoît Poelvoorde, à Amélie Nothomb, à François Weyergans, à Pierre Mertens, à Marie Gillain, aux Frères Dardenne, à Cécile de France, entre autres, on ne peut que donner raison à Jean Cathelin lorsqu’il constate : Il n’en était pas moins nécessaire pour un « artiste français » de Belgique d’avoir d’abord été reconnu à Paris pour revenir dans sa province se couvrir de gloire et de commandes officielles.

(1) Dernier ouvrage paru : « François Perin – Une Plume / L’Oeuvre écrite », Les Editions de la Province de Liège.

(2) « La Vie quotidienne en Belgique sous le régime français », Hachette, 1966.

Jean-Luc Crucke: «ils vont tuer la logistique en Wallonie»

Stéphane Tassin, « La Libre Belgique », 15 juin 2015

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La mise en place d’une redevance kilométrique pour les poids lourds de plus de 3,5 tonnes en Wallonie (et dans les deux autres régions) constitue, actuellement, le véritable cheval de bataille du député wallon Jean-Luc Crucke (MR), qui n’en démord pas : Ce système est injuste, il va mettre à mal un secteur, celui de la logistique, que le gouvernement wallon nous vend comme étant l’un des fleurons du Plan Marshall, explique le bouillant député de l’opposition.

Quand quelqu’un est ministre, ça doit être sa seule activité, estime Collignon

« La Libre Belgique », Belga, 11 juin 2015

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Le chef de groupe PS au parlement wallon, Christophe Collignon, estime qu’il faut clarifier la législation sur le cumul des mandats. Interrogé dans l’Echo, il a visé le cas des ministres qui ont conservé le maïorat de leur commune. Les deux gouvernements francophones ne manquent pas de ministres qui sont également bourgmestres et, pour conserver leur mandat, ont désigné un « échevin délégué aux fonctions maïorales » ou un bourgmestre faisant fonction: Rudy Demotte à Tournai, Maxime Prévot à Namur, Paul Furlan à Thuin, Carlo Di Antonio à Dour ou Paul Magnette à Charleroi.

C’est également le cas au sein du gouvernement fédéral. Il faut de la clarté sur les actes qu’un bourgmestre en titre peut poser. Peut-il porter l’écharpe maïorale? Quand quelqu’un est ministre, cela doit être sa seule activité, estime M. Collignon, tout en soulignant que ces dirigeants ont été élus dans leur commune.

Interrogé sur La Première (RTBF), le ministre wallon des Affaires intérieures, Paul Furlan, n’a pas embrayé sur les déclarations de son coreligionnaire socialiste. Il a rappelé que le ministre ne pouvait cumuler sa fonction avec une mission administrative dans sa commune.

Nous nous sommes présentés sur des listes communales et le citoyen a porté son choix sur des personnalités pour assumer des fonctions communales. Il y a une incompatibilité pour assumer administrativement la fonction mais nous sommes encore les premiers citoyens de la cité, élus directement par les citoyens pour le faire. Je ne trouve pas anormal que l’on puisse continuer à avoir une vision sur le développement stratégique de la cité pour laquelle on a été élu, a-t-il déclaré.

Même s’il s’agit d’une des grandes villes de Wallonie, comme Namur ou Charleroi, M. Furlan estime que ce cumul est tenable. C’est une question d’organisation. Maxime Prévot et Paul Magnette sont de grands ministres et ont une vision sur le développement stratégique de leur ville. Je ne vois pas en quoi cela peut nuire à la démocratie, a-t-il ajouté.

  1. Magnette lui-même avait déjà dit être « demandeur d’un débat approfondi » sur les règles de gouvernance sur le cumul des mandats et les incompatibilités. Le MR wallon a pour sa part annoncé une proposition de décret visant à interdire tout cumul des titres de bourgmestre et de ministre régional.

Le président des réformateurs, le Carolorégien Olivier Chastel, a toutefois déjà eu l’occasion de défendre le cumul du bourgmestre Magnette dans l’intérêt de Charleroi. Le cumul ne nuit pas au bon fonctionnement de Charleroi, mais il est nuisible à celui de la Wallonie, précisait-il cependant jeudi. Le MR fournit aussi à Namur, en la personne d’Anne Barzin, une échevine déléguée aux compétences maïorales de Maxime Prévot (CDH).

Chez Ecolo, le député Stéphane Hazée s’est réjoui de voir Christophe Collignon rejoindre, à ses yeux, une ligne défendue par les Verts. Rappelant les promesses d’avant-élections, il enjoint aux mandataires concernés de poser les actes en conséquence. Ce cumul est d’autant plus incompréhensible que la Wallonie n’a jamais eu autant de compétences qu’aujourd’hui. Le député d’opposition, qui craint un simple effet de communication dans la déclaration de M. Collignon, verrait bien au surplus le débat se développer au sein de la commission spéciale sur le renouveau démocratique.

Autre proposition du chef de groupe PS, qui peut concerner un plus grand nombre de mandataires: la limitation du cumul d’un revenu tiré d’un mandat public avec les revenus tirés d’un mandat privé, comme celui d’administrateur, à une fois et demi l’indemnité parlementaire.