Pierre Hazette honoré par la France

Philippe Leruth, « Vers l’Avenir », 26 juin 2015

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Ancien ministre de l’Enseignement, le Brai-vois Pierre Hazette a reçu le titre d’officier dans l’Ordre des Palmes académiques.

Un échange d’informa-tions avec les rectorats français, rompus à la pratique de l’évaluation externe, nous aurait probablement mis à l’abri du spectacle que nous avons donné de nous-mêmes la semaine dernière : ancien enseignant, ancien échevin braivois de l’Instruction, et, d’octobre 1999 à juin 2004, ministre communautaire de l’Enseignement secondaire et de l’Enseignement spécialisé, Pierre Hazette est resté très attentif à tout ce qui touche à l’école. Les «fuites» liées au certificat d’enseignement secondaire supérieur (CESS) ne pouvaient donc échapper à l’adresse qu’il a prononcée, ce mardi, en réponse à l’ambassadeur de France, Bernard Valero, qui venait de lui conférer les insignes d’officier dans l’Ordre des Palmes académiques.

La distinction a été décernée à Pierre Hazette par la ministre française de l’Éducation, Nadia Vallaud-Belkacem pour les valeurs communes que nous avons défendues en faveur de l’Homme, de la Femme et de la Jeunesse, a précisé l’ambassadeur. Une référence à ses fonctions ministérielles, et à son action diplomatique, à Dakar (Sénégal), de 2004 à 2008, en qualité de délégué général de la Communauté française.

Renforcer la coopération

Le gouvernement communautaire dont Pierre Hazette faisait partie a signé, le 9 décembre 1999, un accord de coopération culturelle, éducative et scientifique avec la République française. Un autre accord de coopération, signé en 2004, lie la Région wallonne et la France dans le secteur économique.

Nous avons cherché dans ces accords, à l’époque, une relation sans perdant, mais à double gagnant, a poursuivi l’ancien ministre.

Le schéma institutionnel évolutif qui entraînera un appauvrissement parfois douloureux des politiques menées en Wallonie et à Bruxelles doit inciter à renforcer cette coopération, notamment à l’heure où de la base au sommet, l’enseignement réclame des moyens supplémentaires, qu’il risque de ne pas obtenir. Afin, a conclu Pierre Hazette, que nos autorités créent ainsi un courant de sympathie à double sens, et en tirent les conclusions.