Wallonie-Chine

2015-06-24_193530

Dans son article de « Vers l’Avenir » du 23 juin, intitulé « L’intérêt chinois s’éveille en Wallonie », Jean-Luc Herminaire précise : La Wallonie n’est pas en retard dans les relations commerciales avec l’empire du Milieu. Au contraire. 

La Banque Nationale de Belgique nous révèle toutefois que, pour l’exercice 2014, la Région wallonne a exporté en Chine pour 422,9 millions d’euros, tandis que les importations chinoises s’élèvent à 693,1 millions d’euros, soit une balance commerciale négative de 270,2 millions d’euros.

La Flandre, quant à elle, présente une balance commerciale positive de 431,2 millions d’euros avec 7.233,5 millions d’euros d’exportations et 6.802,3 millions d’euros pour ce qui concerne les importations.

Ces chiffres incluent Hong-Kong.

Pour ce qui est de l’investissement prévu pour le China Belgium Technology Center de l’UCL, il s’élève à 200 millions d’euros, et non 200 milliards, comme indiqué dans l’article.

Sur les 1500 emplois prévus, 700 sont réservés à des chercheurs et des étudiants chinois.

Généralement, les Chinois ne s’engagent dans de tels projets que s’ils ont de véritables chances de récupérer trois ou quatre fois la mise.

Il est pratiquement impossible pour les Chinois d’implanter des centres d’incubateur ou tout autre modèle de société aux USA. Ils souhaitent, dès lors, profiter des recherches fondamentales et appliquées réalisées par les universités européennes, notamment en France et en Allemagne.

La stratégie des opérateurs chinois pourrait s’articuler sur l’analyse de produits développés par des « spin off » qui démarrent sur base de recherches fondamentales réalisées par les centres universitaires d’ingénierie, pour proposer ensuite d’entrer dans le capital de ces « spin off » afin de mener à bien les méthodes de mise en fabrication de leurs produits, suite à l’absence de capitaux à risque en Belgique.

Le risque, bien entendu, est la délocalisation partielle ou totale de ces « spin off », transformées en SPRL ou en SA.