Le flou autour des subsides wallons

Stéphane Tassin, « La Libre Belgique », 28 mai 2015

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Lorsque vous dirigez une commune, il vous est possible de recevoir un certain nombre de subsides qui peuvent vous permettre d’améliorer vos voiries, de construire un hall de sport, de rénover certains bâtiments, etc. Face à cette multitude de possibilités, sous la précédente législature, le gouvernement wallon avait fait établir un cadastre des subsides qu’il est possible de consulter sur Internet (http://subsides.pouvoirslocaux.wallonie.be) depuis le 15 juillet 2010.

Manifestement, la belle initiative s’est brusquement stoppée puisque depuis le 6 décembre 2011, ce site Internet n’a plus été actualisé. C’est ce qu’a constaté le chef du groupe MR au Parlement wallon, Pierre-Yves Jeholet, qui interrogeait récemment le ministre wallon en charge des Pouvoirs locaux, Paul Furlan (PS). « Alors que Monsieur le ministre annonçait une mise à jour du site pour 2013, je constate en le parcourant que la dernière actualisation date du 6 décembre 2011… Nous pouvons pourtant présumer de nombreux changements au niveau des législations depuis lors », a insisté Pierre-Yves Jeholet qui regrette cette absence de mise à jour : « Le paysage de ces subsides est tellement vaste qu’il est très difficile pour les bénéficiaires potentiels de s’y retrouver. La complexité et la diversité des procédures ainsi que le manque de publicité parfois criant constaté autour des aides disponibles font que de nombreuses communes passent à côté d’un soutien financier qui pourrait leur être précieux en ces temps difficiles. »

Quatre ans pour décider

Le ministre Furlan lui a répondu que le problème émanait de l’actualisation d’un autre site Internet de la Région, à savoir « Wallonie.be » « qui se veut être la porte d’entrée pour toute personne, entreprise ou institution à la recherche d’informations relatives aux subsides octroyés par la Région. Concernant les pouvoirs locaux, on se retrouvait donc avec deux canaux d’informations forts différents. »

Il aura fallu quatre ans pour décider que « l’option retenue consiste finalement à maintenir les deux canaux d’information mais en veillant à créer des passerelles entre eux afin de créer des complémentarités entre le cadastre et le portail », a conclu Paul Furlan, précisant que l’ensemble devrait être mis en production dans le courant de cette année.