Archives mensuelles : décembre 2014

Nos meilleurs vœux pour 2015 !

2014-12-31_213347L’équipe du Gewif vous souhaite le meilleur pour 2015.

 

Au cours de l’année nouvelle, nous poursuivrons notre travail de réflexion et d’information pour que la Wallonie soit prête, le moment venu, à affronter son destin dans les meilleures conditions.

 

Tout indique que la Nation flamande est en marche et que, comme l’avait annoncé François Perin, le démantèlement de l’Etat belge s’avère être un processus irréversible.

Dans sa préface à la « Lettre à un ami français – De la disparition de la Belgique » de Jules Gheude (Mon Petit Editeur, 2013), qui restera son dernier écrit, François Perin écrivait :

J’apprécie les initiatives qu’il (Jules Gheude) a prises, ces dernières années (Etats généraux de Wallonie en 2009, constitution du Gewif en 2010), pour amener les esprits francophones à réfléchir à l’après-Belgique. Tout cela a débouché sur des travaux et analyses d’une grande qualité, qui s’avéreront utiles le moment venu.

A la fin janvier 2015, paraîtra le nouvel ouvrage de Jules Gheude « François Perin – Une Plume / L’œuvre écrite », aux Editions de la Province de Liège.

Sur les traces de la Wallonie française

Tel est le titre de l’ouvrage de Frédéric Marchesani, publié par l’Institut du Patrimoine wallon.

2014-12-25_1254121789. Plusieurs foyers de révoltions éclatent en Wallonie dont les plus célèbres sont la révolution liégeoise et la révolution brabançonne.

En 1792 et 1794, les armées républicaines pénètrent à deux reprises sur le sol wallon. Et entament l’occupation de nos territoires. Les Français préparent l’annexion, officiellement entérinée par la Convention le 1er octobre 1795.

 

Ce rattachement marque irrémédiablement la fin de l’Ancien Régime dans nos contrées après plusieurs années de troubles révolutionnaires et de campagnes militaires.

Suivent près de vingt années de régime français, caractérisées par une série de bouleversements qui changent radicalement la face de l’histoire et laissent des traces encore perceptibles aujourd’hui.

Si cette période a été étudiée sous de nombreux aspects, les traces matérielles qui en subsistent n’avaient jamais fait l’objet d’un recensement du territoire de la Wallonie actuelle, si ce n’est pour la campagne de 1815.

Le bicentenaire de la bataille de Waterloo était l’occasion de rappeler les faits liés à la chute de Napoléon mais surtout les vingt années qui l’ont précédée.

Grâce à de nombreuses notices richement illustrées et à deux cartes inédites de la Wallonie sous le régime français, le lecteur partira sur les traces de cette époque qui sont parvenues jusqu’à nous.

Cet ouvrage permettra au lecteur de découvrir ou redécouvrit par l’intermédiaire de ces éléments patrimoniaux l’histoire de nos contrées entre 1789 et 1815, autant de témoignages, quelquefois bien discrets, que nous ont laissés la République, le Consulat et l’Empire.

L’auteur

Licencié et agrégé en Histoire de l’Université de Liège, Frédéric Marchesani poursuit depuis 2007 ses activités d’historien au sein de la cellule Publications de l’Institut du Patrimoine wallon (IPW), tout en étant collaborateur scientifique au Trésor de la cathédrale de Liège.

Il est déjà l’auteur de divers ouvrages, dont trois édités par l’IPW : Sur les traces du Mouvement wallon (avec Freddy Joris, 2009), Le Théâtre de Liège, Du Théâtre royal à l’Opéra de Wallonie (2012) et Sur les traces des anciens « pays » de Wallonie (2013).

Quelles sont les autoroutes les plus dangereuses de Wallonie?

« Le Vif », Belga, 22 décembre 2014

L’Institut belge pour la sécurité routière vient de publier son rapport sur la dangerosité des autoroute de Wallonie. E411, E25, A602, A604, voici ce qui ressort de ses calculs.

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L’IBSR s’est basé sur les 521 accidents mortels recensés sur les autoroutes belges entre 2009 et 2013, dont 247 ont eu lieu en Wallonie et 5 à Bruxelles, qui ont fait un total de 1.501 tués.

Avec une moyenne de 45 tués par 100 km, l’E25 entre Liège et Maastricht est l’autoroute la plus dangereuse de Wallonie, tandis que la plus sûre est l’A602, qui relie l’échangeur de Lonçin et l’E25 à Angleur, ressort-il de calculs de l’Institut belge pour la sécurité routière, que relaient les journaux du groupe Sudpresse lundi.

L’A54 (qui relie Charleroi à Nivelles) est, après l’E25, la seconde autoroute la plus dangereuse dans le sud du pays. Suivent ensuite l’A604 (entre Bierset et Seraing) et l’E40.

L’IBSR, qui constate que les accidents sont « relativement bien répartis », relève que l’E411 est en revanche plutôt épargnée par les accidents.

Par ailleurs, on constate deux fois plus d’accidents mortels sur la partie ouest du ring que sur la partie est.

Etienne de Callataÿ : la Wallonie ne se redresse pas, «c’est du pipeau»

Thierry Denoël, «Le Vif», 19 décembre 2014

Il aurait pu être ministre des Finances si la suédoise s’était ouverte à la société civile. Le chief economist de la banque Degroof ne se montre guère tendre à l’égard du gouvernement Michel. Pas plus qu’à l’encontre de l’opposition…

2014-12-20_133919Le Vif/L’Express : Cet entretien aurait pu se dérouler au 12, rue de la Loi. Plusieurs journaux vous avaient annoncé comme probable ministre des Finances. Que s’est-il passé ?

Etienne de Callataÿ : Mon nom est apparu dans la presse sans que j’ai été consulté par quel que parti que ce soit. Des journalistes m’ont appelé pour voir ce que j’en pensais. J’ai répondu que, si on me le proposait, j’avais un a priori favorable. D’autant qu’être dans un gouvernement avec une minorité francophone ne me posait pas de problème de principe. C’est la logique fédérale. Même chose pour la participation de la N-VA. Ce n’est pas le Vlaams Belang. Comme l’a si bien écrit Primo Levi, l’un des principaux survivants de la Shoah, il ne suffit pas de se dire que cela aurait été pire avec un autre pour légitimer une action politique, mais bon, ici, l’exigence éthique était satisfaite.

Auriez-vous souscrit à l’accord de gouvernement tel qu’il est ?

Non. Mais pas à cause de la réforme des retraites ou du saut d’index sur lesquels se focalisent les partis de gauche et les syndicats. Ce qui me dérange a trait aux droits des plus faibles, aux personnes incarcérées, aux réfugiés, à la coopération au développement, ainsi que cette impression de complaisance vis-à-vis de la « petite » fraude fiscale. Certains passages donnent l’image d’une droite qui défend les intérêts corporatistes de certaines professions.

Le MR est-il piégé par la N-VA ?

Sur le plan communautaire, le risque vient moins du MR que du PS et du CDH qui, en critiquant sans nuance l’action du gouvernement fédéral, joueraient le jeu de ceux qui veulent régionaliser la sécurité sociale. Il est anachronique de refuser de calquer la politique socio-économique de la Belgique sur celle qui prévaut chez la plupart de nos voisins. Je pense à l’indexation des salaires ou à l’absence de limitation dans le temps des allocations de chômage. Nos pays sont plus interdépendants que jamais, surtout en Europe, donc l’intégration est une nécessité. Croire qu’on peut demeurer un ultime bastion en matière d’indexation est une grave erreur.

On sait que le plus grand perdant, en cas de scission, sera la Wallonie. Mais celle-ci ne se redresse-t-elle pas, comme le disent ses responsables ?

Non, c’est du pipeau. On observe sans doute un ralentissement dans la dégradation de la situation. On peut lancer tous les plans Marshall qu’on veut, mais tant que l’enseignement francophone affichera des résultats aussi médiocres aux tests Pisa, le sud du pays ne peut espérer rejoindre le nord, même à moyen terme. Il ne faut pas oublier que la Wallonie, avec un secteur public et parapublic plus développé, est moins sensible à la conjoncture que la Flandre. Elle aurait dû être moins affectée par la crise et rattraper le nord. Avec le retour de la croissance, l’écart risque de se creuser à nouveau.

L’Awex a déjà envoyé 4.000 jeunes à l’étranger depuis 2006

« La Libre Belgique », Belga, 19 décembre 2014

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L’Agence wallonne à l’exportation (Awex) a déjà envoyé 4.000 jeunes à l’étranger depuis le lancement en 2006 du programme Explort, qui vise à réaliser un stage pour le compte de diverses entreprises, rapporte vendredi L’Echo. Au total, quelque 155 entreprises étrangères ont pu bénéficier de ce programme. Les lauréats peuvent partir en individuel pour le compte d’une entreprise ou dans un bureau de l’Awex ou pour des missions collectives (visites de salon, voyage de prospection pour le compte d’entreprises, etc.).

Un diplômé sur deux est engagé par l’entreprise pour laquelle il a réalisé un travail de prospection à l’étranger, et, dans l’ensemble, 80% de ces jeunes trouvent un emploi dans les six mois suivant la fin de leur stage.

Explort est doté d’un budget de 900.000 euros par an, montant que l’administratrice générale de l’Awex Pascale Delcomminette espère stabiliser.

La Communauté française adopte un budget 2015 très provisoire

« Le Vif », Belga, 17 décembre 2014 

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé mercredi soir, majorité contre opposition, le budget ajusté pour 2014 de la Fédération, ainsi que son budget initial pour l’année 2015. On sait déjà toutefois que celui-ci devra être sensiblement revu en cours d’année prochaine.2014-12-20_125150

En raison d’une dégradation des recettes due à la mauvaise conjoncture, la Fédération terminera l’année qui s’achève avec un déficit de 389 millions d’euros, en nette hausse par rapport aux 312 millions prévus initialement. Pour 2015, la Fédération jouira d’un budget de près de 10 milliards d’euros, dont les trois quarts servent traditionnellement à financer l’enseignement.

Ce budget imprimera toutefois une série d’économies à hauteur de 140 millions d’euros, notamment par le non-remplacement des fonctionnaires, une réduction des dotations des différents organismes d’intérêt public (OIP), dont la RTBF, le report de l’engagement de conseillers en prévention dans les écoles, etc. Malgré ces différents efforts, la Fédération terminera l’exercice à venir avec un déficit programmé de 170 millions d’euros (200 millions en réalité, selon l’opposition MR).

Adopté mercredi soir à l’issue de longs débats, ce budget 2015 n’aura toutefois qu’une portée fort théorique et provisoire. Ses chiffres s’appuient en effet sur des prévisions économiques élaborées en septembre dernier qui plaçaient la croissance et l’inflation à respectivement 1,5 et 1,3% l’année prochaine. Or, selon les dernières estimations de la Banque nationale émises début décembre, ces deux paramètres ne seront finalement que de 0,9 et 0,8% l’an prochain, ce qui impactera sensiblement à la baisse les finances de la Fédération. Un sérieux ajustement budgétaire l’été prochain semble d’ores et déjà incontournable.

Celui-ci sera d’autant plus nécessaire que, sous la pression, la majorité a dû abandonner l’une des mesures d’économies prévues initialement pour l’an prochain, à savoir à la réallocation des moyens dévolus aux frais de fonctionnement des écoles à encadrement différencié. De plus, l’adoption annoncée -mais non encore formalisée- d’un saut d’index par le gouvernement fédéral N-VA-MR-CD&V-Open Vld modifiera aussi la donne budgétaire de la Fédération. Même si le PS et le cdH ne cautionnent pas cette mesure, elle devrait néanmoins permettre à la majorité d’économiser une centaine de millions d’euros environ, soit une petite bouffée d’air pour l’ajustement budgétaire à venir.

Le parlement wallon suspend la taxe outillage

« Le Vif », Belga, 11 décembre 2014

Le parlement wallon a approuvé jeudi majorité contre opposition le projet de décret-programme dont la principale mesure est de suspendre la « taxe outillage » controversée.

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Le MR, qui aurait préféré une suppression plutôt qu’une suspension, a voté contre cet amendement.

Par ailleurs, l’opération de portage de la surcharge financière des certificats verts par une intercommunale a été pérennisée. La majorité PS-CDH ainsi qu’Ecolo ont voté pour cette proposition de décret, tandis que le MR répétait ses craintes d’insécurité juridique.

Paul Magnette écrit à la Commission européenne pour qu’elle s’étende en Wallonie

« La Libre Belgique », Belga, 11 décembre 2014

2014-12-12_174529Le ministre-président wallon Paul Magnette a écrit lundi à la commissaire européenne Kristalina Georgieva, en charge des programmes immobiliers de la Commission européenne, pour lui signaler la disponibilité de la Wallonie à accueillir des quartiers d’affaires européens. La Wallonie a du foncier disponible, en particulier des terrains extrêmement bien positionnés à proximité des infrastructures routières et ferroviaires, et d’excellentes sociétés de service, a souligné M. Magnette, interrogé en plénière du parlement wallon par le député Nicolas Martin (PS).

Ce dernier évoquait une interview au quotidien Le Soir d’un responsable de la politique immobilière de la Commission, Leszek Madeja, qui se plaignait de la pression immobilière à Bruxelles et des difficultés d’accès.

Il est tout à fait envisageable, si la Commission le souhaitait, de réfléchir ensemble à la création de nouveaux quartiers d’affaires pour 30.000 à 100.000 mètres carrés, a confirmé M. Magnette (PS).

Il y voit un intérêt mutuel avec la Région bruxelloise, car de nombreux fonctionnaires européens sont des navetteurs qui participent aux encombrements aux entrées de la capitale.

La Région wallonne n’y gagnerait pas en termes d’impôt des personnes physiques (IPP) puisque les fonctionnaires européens y échappent ainsi qu’aux additionnels, mais bien en termes de précompte immobilier sur les bureaux.

Paul Magnette a rappelé que Liège avait été envisagé à la fin des années 40, début des années 50, pour accueillir des institutions européennes en gestation. Pourquoi pas, une soixantaine d’années plus tard, essayer de ramener certains morceaux de la Commission européenne en Wallonie ?, a-t-il commenté.

Nicolas Martin s’est réjoui de ce courrier, tout en rappelant que la sortie de M. Madeja pourrait avoir pour but de faire pression sur la Région bruxelloise ou des propriétaires privés.

La Wallonie rabote le budget des universités

Belga, 11 décembre 2014

2014-12-12_174219Avec la fin du Plan Marshall en 2014, rien n’est prévu au budget 2015 pour divers programmes de recherche dans les universités subventionnées jusqu’à présent. Elles se voient privées d’une enveloppe de près de 30 millions, rapporte L’Echo jeudi. Avec la fin du plan en 2014, plusieurs mesures n’ont pas été reconduites et rien n’a été budgété pour 2015, indique Didier Paquot, directeur du département économique de l’Union wallonne des entreprises (UWE) et membre du bureau du Conseil wallon de la politique scientifique (CPS).

À titre d’exemple, les programmes d’excellence perdent leur dotation de 11 millions. L’enveloppe du programme First Spin-off, qui permet de créer une nouvelle activité au départ des travaux de recherche, est dégraissée de 3,5 millions. Les programmes mobilisateurs sont amputés de 6,5 millions en 2015.

C’est une catastrophe pour la recherche dans les laboratoires universitaires, affirme Yves Poullet, recteur de l’Université de Namur.

Une réunion est prévue début janvier entre le ministre wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles Jean-Claude Marcourt et les dirigeants des universités.

Logements publics wallons : le cadastre a du retard

Christophe Leroy, « Le Vif », 10 décembre 2014

En 2009, la Wallonie jetait les bases d’un cadastre pour ses 101 000 logements publics. Cinq ans et 16 millions d’euros plus tard, le gigantesque inventaire a pris du retard, à l’aube d’une indispensable réforme.

2014-12-12_173748En dix ans, la Société wallonne du logement a consacré plus de 1,2 milliard d’euros à la revalorisation de son parc immobilier. Face à cet emprunt considérable, les 63 sociétés de logement de service public (SLSP) devaient finaliser cette année un cadastre répertoriant en détail l’état du bâti existant. Mais l’opération, initiée en 2009 par la Région wallonne, enregistre un important retard. L’inventaire n’est dressé qu’à hauteur de 71 %. Il ne sera probablement pas bouclé avant fin 2015.

Destiné à établir précisément le degré de priorité des investissements de rénovation, le cadastre a déjà englouti 16 millions d’euros de la Région wallonne. Ce montant comprend l’acquisition du logiciel français de gestion du patrimoine et le financement des moyens humains pour constituer l’inventaire.

Le retard est dû à la combinaison de trois facteurs. Un : certaines sociétés de logement ne disposent pas des plans d’une partie de leur parc locatif, constitué il y a cinquante ans. Deux : le dernier tiers des logements à répertorier exige un véritable travail de fourmi. Les sociétés de logement ont commencé l’opération en cadastrant les bâtiments de même type, par exemple les cités, commente Daniel Pollain, porte-parole de la Société wallonne du logement (SWL). L’étape suivante s’est avérée nettement plus fastidieuse. L’encodage de logements à la configuration unique nécessite un traitement au cas par cas. C’est particulièrement vrai dans les milieux ruraux ou vis-à-vis des bâtiments rachetés. Trois : les moyens humains limités pour le cadastre n’ont pas permis d’atteindre le rythme de croisière nécessaire à sa finalisation en 2014.

Le retard est plus conséquent encore dans le Hainaut. C’est là que le parc locatif est le plus ancien et le plus important, poursuit Daniel Pollain. Avec ses 10 000 logements publics, La Sambrienne est la plus grande SLSP de Wallonie. A ce stade, elle a répertorié un peu plus de 55 % de son patrimoine. Nous pouvons déjà être satisfaits d’avoir dépassé les 5 000 logements, souligne son président, Hicham Imane (PS). Certains acteurs bien plus modestes n’ont pas encore atteint la barre des 2 000.

Le ministre du Logement, Paul Furlan (PS), assure que le retard ne grèvera pas l’ambition de la législature wallonne visant à construire 6 000 nouveaux logements publics d’ici à 2020. L’objectif sera difficile à concrétiser. Depuis dix ans, la Wallonie n’a pu construire en moyenne que 520 nouveaux logements chaque année. Pire : en dix ans, le parc locatif est passé de 110 000 à 101 000 unités, suite à des reventes ou à des déconstructions. Une étape indispensable, selon le président de La Sambrienne, pour impulser une profonde réforme du secteur. D’ici cinq à dix ans, les sociétés de logement devront être rentables sans l’aide massive de la Région wallonne. Sinon, les logements publics courront le risque d’une privatisation dans la douleur.