Archives mensuelles : novembre 2014

Budget wallon : le MR accable André Antoine

« Le Vif », Belga, 24 novembre 2014

2014-11-26_200146L’opposition MR a accablé le précédent ministre wallon du Budget André Antoine à l’occasion du débat sur l’ajustement du budget 2014, lundi en commission du parlement wallon, réclamant en vain une audition de celui qui préside désormais l’assemblée régionale.

On nous a baladés pendant toute l’année avec des chiffres très écartés de la réalité, a affirmé le député Jean-Luc Crucke (MR). Sur une masse budgétaire de 7 milliards d’euros, on est venu nous vanter un boni de près de 90 millions d’euros (lors de la confection du budget 2014, ndlr) et aujourd’hui, après l’échéance électorale, on se retrouve avec moins 500 millions, a-t-il résumé.

L’ajustement budgétaire que le gouvernement wallon a opéré cet automne a en effet dû prendre en compte les requalifications de l’Institut des comptes nationaux (ICN) nécessitées par la modification des règles comptables de l’Union européenne (427 millions) ainsi qu’une baisse des recettes, qui ont considérablement grevé son résultat. Pour le MR wallon, André Antoine (CDH) aurait dû anticiper le changement de règles comptables et présenter au parlement des chiffres plus en adéquation avec ces dernières. Le ministre Antoine doit présenter des excuses, mettre entre parenthèses sa fonction de président pour venir s’expliquer devant cette commission, a réclamé M. Crucke.

Prenant la défense de l’absent, le ministre du Budget Christophe Lacroix (PS) a souligné que son prédécesseur avait connu l’enfer avec ces changements méthodologiques venus de l’extérieur. André Antoine ne pouvait s’appuyer à l’automne 2013 sur aucune donnée permettant d’anticiper les modifications de mars et septembre 2014, et a toujours visé l’intérêt général, a-t-il assuré. Vous défendez l’impossible, car l’explication du déficit ne réside pas que dans le changement de normes comptables, a répliqué Jean-Luc Crucke, pointant du doigt une sous-estimation des dépenses. On a menti à l’électeur avant l’élection, sans cela le MR n’aurait pas gagné 6 sièges mais 12, a-t-il ajouté.

Joëlle Kapompolé (PS) a rappelé que les difficultés nées des changements comptables n’étaient pas propres à la Wallonie puisqu’elles affectent aussi fortement la Flandre. Dimitri Fourny (CDH) a pour sa part vu dans la sortie de Jean-Luc Crucke de la démagogie et de l’affabulation. Il a rappelé qu’André Antoine, dans sa nouvelle fonction de président d’assemblée, cherchait aujourd’hui à convaincre les autres Etats membres d’assouplir les règles.

L’ogre syndical n’épargne personne

Jules Gheude avec François Perin

Jules Gheude avec François Perin

Jules Gheude, essayiste politique (1)

Paul Magnette, le ministre-président du gouvernement wallon, se dit étonné des critiques de la FGTB à l’égard des mesures envisagées par son gouvernement.

Lui qui ne cesse de tirer à boulets rouges sur la coalition « suédoise » fédérale, parce qu’elle mène une politique antisociale, se retrouve donc à son tour dans le viseur syndical.

« Les syndicats ont pourtant été consultés et je n’ai jamais caché que 2015 et 2016 seraient des années difficiles », précise-t-il.

L’homme se dit pragmatique. Il devrait dès lors admettre que les années difficiles valent aussi  pour le gouvernement fédéral, héritier d’une dette de 400 milliards d’euros, soit 104,5% du PIB.

Lors de son récent passage sur le plateau de « Mots croisés » (France 2), l’ancien Premier ministre Guy Verhofstadt n’a pas manqué de rappeler qu’il était parvenu à ramener la dette de 137 à 80%. Il s’agit donc bien de volonté politique. Comme celle qui, sous l’ère du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, a permis à l’Allemagne de prendre les mesures nécessaires, faisant aujourd’hui d’elle l’élève modèle de l’Union européenne

En politique, il n’y a pas de miracles !

Marc Goblet, le patron de la FGTB, dit vouloir « aller au finish » contre le gouvernement fédéral. Il semble perdre de vue qu’en France, le gouvernement socialiste de Manuel Valls n’a d’autre choix que d’aller dans la même direction que celle prise par la coalition de Charles Michel : réduire de manière drastique l’endettement, sans accentuer une fiscalité qui est l’une des plus lourdes d’Europe, et redonner de l’oxygène aux entreprises pour les amener à investir et, partant, à créer de l’emploi.

Ainsi donc, Marc Goblet est prêt à créer un climat semblable à celui de la « grande grève » de l’hiver 60-61. Celle-là même qui n’a pu empêcher l’adoption de la « loi unique » du gouvernement social chrétien – libéral de Gaston Eyskens, mais qui a laissé la Wallonie dans une situation économiquement désastreuse, dont elle ne s’est toujours pas remise.

Dans la foulée de cette grève, le syndicaliste liégeois André Renard créa le Mouvement Populaire Wallon avec, comme objectifs, l’instauration du fédéralisme et l’adoption de réformes de structures. Sa mort prématurée en 1963, ainsi que l’immobilisme d’un Parti socialiste unitaire, empêchèrent la réalisation de ce programme.

Il faudra attendre 1980 pour que la régionalisation devienne effective pour la Flandre et la Wallonie (1988 pour Bruxelles).

Depuis lors, les compétences régionales se sont fortement étendues, mais force est de constater que contrairement à la Flandre, la Wallonie n’a pas su en tirer profit pour se redresser.

Le dernier rapport de l’Union wallonne des Entreprises le confirme : la Région continue à stagner. L’échéance de l’équilibre budgétaire ne cesse d’être reportée – en dépit de la crise de 2008, la Flandre réussit à réaliser l’équilibre pour la cinquième année consécutive ! -, le taux de chômage reste fort élevé (16,2%) et la dette s’élève à 18,6 milliards d’euros. Le jury international chargé d’évaluer les pôles de compétitivité du Plan Marshall constate qu’ils ne sont pas parvenus à provoquer l’électrochoc attendu. Quant à Eliane Tillieux, la ministre de l’Emploi et de la Formation, elle tire la sonnette d’alarme : la Région n’est pas prête pour gérer la politique de l’Emploi, désormais régionalisée.

Personne ne peut nier qu’au cours des dernières décennies, l’influence du Parti socialiste fut déterminante en Wallonie. Il porte donc une lourde responsabilité dans la situation que connaît aujourd’hui la Région.

Plutôt que de mettre rapidement sur pied un réseau dense de PME dynamiques et innovantes, les responsables wallon se sont esquintés à vouloir sauver une vieille industrie moribonde. On se souvient de la crise de la sidérurgie au début des années 80, lorsque le ministre des Affaires économiques Mark Eyskens parlait  des « treizième, quatorzième et quinzième mois de Cockerill-Sambre ».

L’agitation sociale wallonne pour le maintien des droits acquis, alors qu’il n’y avait plus de débiteurs solvables, avait inspiré au caricaturiste Pil du « Standaard », le 22 novembre 1982, un dessin où tout était dit en quelques traits : à l’avant-plan, une terre parsemée de fleurs sur laquelle un personnage portant une mallette « investeerder » (investisseur) regarde un panneau sur lequel on peut lire : « Opgespat ! U verlaat de Vlaamse sektor » (Attention ! Vous quittez le secteur flamand ». De l’autre côté, un paysage de désolation : voiture retournée, bus saccagé, sur fond de cheminées d’usines.

Deux ans plus tôt, le 26 mars 1980, François Perin avait remis sa démission de sénateur en pointant du doigt ces « groupes syndicaux de toutes natures, intraitables et égoïstes, irresponsables, négativistes et destructeurs finalement de toute capacité de l’Etat de réformer quoi que ce soit en profondeur. »

L’économiste Robert Deschamps a raison lorsqu’il constate que le problème de la Wallonie, c’est de « vivre au-dessus de ses moyens et en dessous de ses capacités ».

Son collègue Jules Gazon parle, lui, d’ « hypertrophie politico-administrative ».

Présentant Pascale Delcominette,  la nouvelle « patronne » de WBI (Wallonie-Bruxelles International) et de l’Awex (Agence wallonne à l’Exportation), le journal « L’Echo » précise qu’elle se trouve à la tête de plus de… 750 agents.

A titre de comparaison, la Flandre, dont la démographie est plus élevée, dispose, pour les mêmes secteurs, de 540 agents : 170 (144, 65 EPT) pour le Departement Internationaal Vlaanderen et 370 (344,65 ETP) pour Flanders Investment and Trade.

Il est clair que la Wallonie doit sabrer dans ses dépenses publiques et tout faire pour ne pas décourager le secteur entrepreneurial. A cet égard, nous ne pouvons que partager l’irritation de Vincent Reuter de l’Union wallonne des Entreprises à propos de la taxe sur le nouveau matériel d’outillage !

Quant à Paul Magnette, qui reproche au Premier ministre Charles Michel, de puiser dans le portefeuille des citoyens, ne diminue-t-il pas de 2/3 la déductibilité des titres-services et de 38 millions d’euros les primes Energie et Logement ?

Pour en revenir à Marc Goblet, libre à lui d’adopter l’attitude du serpent qui se mord la queue. Car sans changement de cap radical, sans efforts, on voit mal comment pourraient être garanties, à terme, les prestations sociales et les pensions.

Une chose, en tout cas, est claire : une mort prématurée du gouvernement fédéral signerait automatiquement celle du pays ! Car il n’y aurait pas d’alternative possible. Une manière comme une autre d’en finir avec ce mal incurable et irréversible (François Perin, en 1980) dont souffre la Belgique. La Belgique, cet « accident de l’histoire » selon l’ancien Premier ministre Yves Leterme et dont Karel De Gucht a dit qu’elle était « condamnée à disparaître à terme, à s’évaporer…

(1) A paraître prochainement : « François Perin : Une Plume / L’œuvre écrite »

L’Awex va devoir se serrer la ceinture

Stéphane Tassin, « La Libre Belgique », 21 novembre 2014

2014-11-23_143412Pascale Delcomminette a remplacé Philippe Suinen le 1er juillet dernier à la tête de l’Awex (Agence wallonne pour les exportations et les investissements étrangers) et de WBI (Wallonie Bruxelles International). Et même si elle sera fixée sur son sort à la tête des deux institutions (janvier 2015), elle présentait jeudi le programme d’action de l’Awex pour l’année 2015. Le tout dans un contexte de réduction budgétaire (- 10 %) et de non-remplacement de quatre agents sur cinq, imposés aux OIP (organismes d’intérêt public) par le gouvernement wallon.

Nous proposerons 151 actions en 2015, c’est moins qu’en 2013 (185) et qu’en 2014 (161). C’est évidemment l’un des corollaires des économies budgétaires mais nous en profitons pour mieux étaler nos actions sur l’année. Lorsqu’on sait qu’il y aura l’équivalent de 50 missions à l’étranger, soit quasiment une par semaine, on peut considérer que notre programme d’action est solide. Nous avons voulu continuer à proposer aux entreprises une couverture complète de nos services , explique la patronne de l’Awex.

Géographiquement, ces actions (foires, missions économiques, rencontre avec des clients, prospection commerciale, etc.) se passeront pour 65 % d’entre elles hors de l’Union européenne à 15 : Nous voulons amplifier les actions autour de la grande exportation par rapport aux années précédentes. Nous constatons une croissance de 2,7 % pour la grande exportation au premier semestre de 2014. Septante-deux pays seront ainsi couverts et l’Awex continuera le renforcement de la présence d’entreprises wallonnes dans les pays émergents : « les BRICS, mais également la Colombie, la Malaisie, la Thaïlande, la Turquie, le Vietnam ou encore l’Indonésie. Nous allons explorer deux nouveaux marchés, le Cap-Vert où nous avons des atouts en matière aéroportuaire et le Tadjikistan qui est le dernier pays d’Asie centrale où nous ne sommes pas allés. L’Awex continuera à se déployer vers les pays proches (France, Allemagne, Pays-Bas, Italie, Espagne, etc.) ou certaines expériences nouvelles seront menées. Les secteurs couverts par les pôles de compétitivité resteront les principaux atouts des exportations wallonnes puisqu’on constate que la croissance dans ces domaines (7,1 % en 2014) est plus importante que pour les autres secteurs (3,6 %).

Cap sur l’Afrique du Sud

Après le Brésil ces deux dernières années, le nouveau marché cible pour l’Awex sera l’Afrique du Sud. C’est un marché porteur sur lequel nous ne sommes pas suffisamment présents. Ces secteurs porteurs sont nos points forts.

L’Awex va également changer certains aspects de son organisation suite aux mesures d’économies dictées par le gouvernement : Nous allons travailler sur l’efficience des aides accordées aux entreprises. Le taux de pénétration des PME wallonnes à l’international est toujours insuffisant. Nous allons augmenter le prix des participations aux foires pour les entreprises et revoir notre réseau d’attachés. Tout est possible pour l’instant. On peut se demander pourquoi on ne réinvestirait pas à Moscou par exemple.

Enfin, nous avons demandé à Pascale Delcomminette, si la taxe souhaitée par le gouvernement wallon en matière d’outillage neuf pour les entreprises pouvait rebuter les potentiels investisseurs ? Elle reste évidemment prudente : Le ministre Marcourt est disposé à discuter de cela.

Patrons wallons: «Un conseil au ministre Marcourt: oubliez vite cette nouvelle taxe sur l’outillage!»

« La Libre Belgique », Belga, 20 novembre 2014

2014-11-20_213453L’administrateur-délégué de l’Union des entreprises wallonnes (UWE) Vincent Reuter se dit catastrophé, jeudi dans L’Echo, par l’attitude du gouvernement wallon et évoque une rupture de confiance. La cause de cette colère: le retour de la taxe sur le nouveau matériel et l’outillage, qui, selon le patronat wallon, rend la Flandre plus compétitive. « Tous les efforts pour réindustrialiser la Wallonie tombent à l’eau », assène-t-il.

« Le gouvernement a fait de la réindustrialisation de la Wallonie son objectif principal. (…) Il réintroduit une taxe archaïque et contre-productive. Ce gouvernement va perdre de sa crédibilité aux yeux des chefs d’entreprise », affirme Vincent Reuter.

« On ne pouvait rien imaginer de pire. Cela va réduire les marges financières des PME, qui vont moins investir et moins engager, poursuit-il. Pour l’UWE, de nombreuses multinationales vont arriver à la conclusion que le coût des investissements en Wallonie est trop élevé.

« J’ai un conseil à donner au ministre Marcourt: oubliez vite cette taxe wallonne », conclut l’administrateur-délégué de l’UWE.

Les Wallons se sentent de plus en plus différents des Flamands

« La Libre Belgique », Belga, 19 novembre 2014

2014-11-20_213009Deux Wallons sur trois (66,1%) se sentent plutôt différents ou très différents des Flamands, selon une étude de l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS) relayée mercredi par la RTBF dans son JT. Il y a dix ans, ils n’étaient que 35% à le penser. Le nouveau baromètre social de la Wallonie 2012-2013 de l’IWEPS portait notamment sur le sentiment identitaire du Wallon. Selon ce sondage mené auprès de 1.200 personnes (marge d’erreur de 2,76%), 78% des personnes interrogées se disent plutôt fières à très fières d’être wallonnes. Ce sentiment ne s’avère pas incompatible avec la fierté d’être belge, puisque 79% des Wallons interrogés expriment également leur attachement au plat pays.

Mais les Wallons se sentent toutefois de moins en moins proches des Flamands. Ils n’étaient que 35% à s’estimer différents de leurs voisins du nord en 2003. Dix ans plus tard, ils sont 66,1% à se sentir plutôt différents ou très différents des Flamands.

Selon ce sondage, les Wallons se sentent désormais plus proches de leurs voisins du sud, avec « seulement » 54,9% des personnes interrogées se sentant plutôt différentes ou très différentes du Français.

Il y aurait, selon l’IWEPS, « une prédominance de la dimension linguistique et culturelle sur la dimension d’appartenance commune à la nation belge ».

Olivier Chastel : « PS et CDH ont caché l’addition aux Wallons »

Catherine Ernens, « Vers l’Avenir », 19 novembre 2014

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Le président du MR monte au créneau. Pour lui, la caricature indécente des mesures fédérales, c’était pour cacher ce que faisaient PS et CDH en Wallonie.

Le gouvernement PS-CDH a laissé, depuis trois mois, tout le monde dans le brouillard complet sur la facture. Maintenant, depuis trois semaines seulement, on commence à réaliser. (…)

Vous avez fait votre calcul de l’austérité wallonne ?

Oui, en partie. C’est difficile à faire puisque PS et CDH informent de leurs intentions au compte-gouttes. Mais on sait maintenant que les titres-services, qui ne pourront plus être déduits fiscalement, vont coûter 270 euros par pour chaque utilisateur, en comptant une utilisation de 150 titres par an, soit le plafond autorisé aujourd’hui. C’est 540 euros pour un ménage. 540 euros pris dans la poche de ceux qui se lèvent tous les matins pour aller travailler.

Ce n’est qu’une des mesures…

Mais c’est une mesure emblématique qui s’ajoute à beaucoup d’autres. Le bonus-logement sera réduit l’an prochain. Et en 2016 ? Il pourrait disparaître ! Quelle incertitude pour ceux qui veulent acquérir un logement ! Il y a aussi l’abolition de la déductibilité de tous les frais de sécurisation de bien privés contre les vols ou incendies. C’est une perte qui peut aller jusqu’à 750 euros par an et par ménage. Ou la suppression de l’eco-bonus sur les voitures et l’instauration d’un eco-malus sur les voitures de société.

On peut ajouter les certificats verts. Ou le retour du précompte sur le matériel et l’outillage. Ca, c’est historique. C’est un frein pour tout investisseur. Et toutes ces mesures insensées pour l’emploi et le pouvoir d’achat sont prises sans vision stratégique de quoi que ce soit.

Paul Magnette « très étonné des critiques des syndicats » : On a toujours été très clairs »

Belga, 18 novembre 2014

2014-11-19_194857Le ministre-président de la Région wallonne se dit «très étonné» ce mardi des critiques formulées par courrier par la FGTB car le gouvernement a toujours été clair sur le fait que 2015 et 2016 seraient des années très difficiles budgétairement parlant.

S’il souligne que la FGTB est «dans son rôle de syndicat», le patron du gouvernement wallon s’étonne. «Nous avons toujours été très clairs, depuis la formation du gouvernement, sur le fait que 2015 et 2016 seraient des années difficiles sur le plan budgétaire», indique-t-il.

Les partenaires sociaux ont été consultés et on a tenu compte de leur avis, souligne Paul Magnette, très étonné parce que toute demande de rencontre venant des partenaires sociaux a été acceptée. Il précise que le gouvernement reste disponible et ouvert pour rencontrer les syndicats.

Dans une lettre publiée mardi par Sudpresse et Le Soir, le secrétaire général de la FGTB wallonne dénonce le secret dont s’entoure le gouvernement wallon pour accoucher de ses mesures budgétaires et met en garde contre une réaction à la hauteur de ce qui pourrait être décidé.

Gestion de l’international en Wallonie et en Flandre

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Présentant Pascale Delcominette, la nouvelle «patronne» de WBI (Wallonie Bruxelles International) et de l’Awex (Agence wallonne à l’Exportation), le journal « L’Echo » précisait qu’elle se trouvait à la tête de plus de 750 personnes.

Nous avons pu obtenir les chiffres en ce qui concerne la Flandre. Le « Departement internationaal Vlaanderen » dispose de 170 personnes (ou 144,65 ETP) et « Flanders Investment and Trade » de 370 personnes (ou 344,55 ETP).

Vers une généralisation de la collecte sélective des déchets organiques

« Le Vif », Belga, 17 novembre 2014

Le ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio a lancé lundi un appel aux communes et intercommunales de Wallonie pour qu’elles généralisent la collecte sélective de déchets organiques, susceptible de réduire la facture des ménages et le coût environnemental du traitement des déchets. Le ministre veut aussi tendre vers la disparition des sacs en plastique à usage unique.

2014-11-19_193344En Wallonie, les déchets organiques constituent 40% des poubelles des ménages et 19 kilos d’aliments sont jetés par an et par habitant sans avoir été consommés, a fait savoir le ministre dans un communiqué. Actuellement, 141 communes wallonnes procèdent déjà à une collecte sélective des organiques, parvenant ainsi à réduire la production globale de déchets.

Carlo Di Antonio envisage, dans le futur plan wallon des déchets qui avait calé sous la précédente législature, de créer un cadre d’outils incitatifs pour la collecte sélective des déchets organiques et de valoriser ces déchets via la biométhanisation. Il compte aussi, dans le respect de l’autonomie communale, jouer du rapport de force financier avec les intercommunales qui ne poursuivraient pas ce but de collecte sélective.

Les dégâts occasionnés par la mauvaise gestion des sacs en plastique à usage unique le préoccupent également. En Wallonie, les acteurs se sont déjà engagés à limiter leur utilisation, mais le ministre veut que leur utilisation relève de l’exception.

À terme, les seuls sacs encore autorisés seront réutilisables ou en papier, selon le ministre, qui se veut cependant attentif aux besoins spécifiques des secteurs, en échelonnant notamment la mise en oeuvre d’une disparition programmée de ces sacs. Des concertations seront organisées en ce sens.

Région wallonne: «Les masques sont en train de tomber»

Pascale Serret, « Vers l’Avenir », 14 novembre 2014

2014-11-14_165623 «Les Wallons et les Wallonnes apprennent doucement comment ce gouvernement de gauche va puiser dans leur portefeuille…»

Le chef de groupe MR au Parlement wallon, Pierre-Yves Jeholet, est remonté. Il a lu, plutôt deux fois q

u’une, certains détails du projet de budget wallon dans la presse.

Pour lui, c’est «l’heure de vérité»: «On commence seulement à avoir quelques bribes d’infos. Mais les masques sont en train de tomber», lâche-t-il.

«Quelle mesure antisociale!»

Ainsi, selon l’Écho, la déductibilité des titres services sera diminuée de deux tiers. Elle est actuellement de 30%.

«Quelle mesure antisociale!» réagit Pierre-Yves Jeholet. Culotté, venant d’un MR?

Il développe. «Non seulement le citoyen est directement impacté par la mesure, mais en plus, on risque de voir des gens se retrouver à nouveau sans statut», dit-il. Puisque les titres services avaient été mis en place pour permettre à certains travailleurs de quitter la sphère des emplois précaires et pour lutter contre le travail au noir…

«Si c’est ça un gouvernement de gauche…» soupire Jeholet. «En tant que libéral, cette mesure me choque. Et à cet égard, je me sens plus social que ce gouvernement (PS-cdH)», ajoute-t-il. «Sans oublier les mesures APE (subventions d’aide à la promotion de l’emploi), qui vont provoquer la perte de 200 à 300 emplois.»

Logement: «une réforme intenable»

Le chef de groupe MR revient aussi sur la réforme du Logement du ministre Paul Furlan. «Une grande réforme illusoire et intenable, on le sent bien. Mais on va aussi chercher dans la poche du citoyen en réduisant de 38 millions€ les primes Énergie et Logement.»

Ou encore sur le prix de l’électricité et du gaz, «déjà plus élevé chez nous qu’ailleurs»: «Le gouvernement wallon veut renforcer les obligations de service public (OSP, missions diverses imposées aux fournisseurs, aux gestionnaires de réseau de distribution en terme de sécurité d’approvisionnement par exemple, NDLR): un effort supplémentaire de 52 millions€, selon ce qu’on a pu recouper et évaluer. On a beau dire que ça ne touche pas le citoyen directement. Mais ce sera répercuté sur sa facture», prévient Pierre-Yves Jeholet.

«Et voilà… On n’annonce que des nouvelles de ce genre, jour après jour», insiste-t-il.

Le fédéral fait bien pire? «Non, le fédéral est responsable»

«C’est purement de la logique budgétaire! L’exercice est uniquement financier. Pas de souffle, pas d’ambition, pas de stratégie, pas de vraie réforme structurelle!» répète le chef de groupe.

Quand on avance que le fédéral fait bien pire, le député MR balaie la remarque: «Le fédéral prend des mesures courageuses et structurelles. Sont-elles sans impact sur la population? Non! Mais c’est un gouvernement responsable, qui par ailleurs ne promet pas des mesures intenables».

TEC: revoir les masses

Il propose quoi? Pierre-Yves Jeholet donne juste un exemple: «Et si on essayait de rendre les services du TEC plus efficaces? 85 administrateurs (11 à De Lijn, 27 à Paris), 11 directeurs généraux adjoints (6 à De Lijn, 4 à Paris), 5 060 agents… Les emplois subventionnés coûtent cher. En même temps on diminue les aides aux entreprises. C’est vraiment reconnaître qu’on soutient l’emploi subventionné à défaut d’être capable de créer de l’emploi autrement.»

On vire du monde aux TEC, alors? «On ne m’entendra jamais dire ça! Mais il faut revoir les masses budgétaires, atteindre certains objectifs au vu du nombre d’agents: dans d’autres structures, on fait mieux avec moins de moyens.»

En attendant, les tarifs n’augmenteront pas…

Les débats budgétaires sont programmés à partir du 24 novembre au Parlement wallon.