Archives mensuelles : octobre 2014

La Wallonie vend sa prestigieuse ambassade à Paris

Frédéric Chardon et Christian Laporte, « La Libre Belgique », 28 octobre 2014

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Selon nos informations, les gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont décidé de vendre le bâtiment qui accueille leur représentation diplomatique à Paris en plein cœur de boulevard Saint-Germain (au n°274). A ce stade, il ne s’agit que d’une décision de principe mais elle nous a été confirmée par plusieurs sources ce matin-même. Pour être précis, ce bâtiment de prestige accueille actuellement les services de la Délégation générale Wallonie-Bruxelles.

Cette administration est chargée de la représentation diplomatique et institutionnelle de la Wallonie et de la Fédération auprès des autorités françaises tant nationales que régionales. Mais aussi auprès des organisations internationales : en particulier la Francophonie (OIF) ainsi que l’UNESCO et l’OCDE. Ce bâtiment est aussi l’un des cœurs de la vie culturelle et artistique des Belges francophones à Paris.

Attention : la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles ne comptent pas quitter la capitale française. Toujours selon nos sources, une représentation permanente sera bien maintenue à Paris malgré la vente du n°274 du boulevard Saint-Germain. A ce stade, le prix de vente de l’immeuble (qu’on imagine très élevé vu sa situation à Paris) n’est pas encore fixé.

Exportation : les entreprises wallonnes vont plus loin

Michel Delwiche, « Le Vif », 28 octobre 2014

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Les exportations wallonnes ont enregistré, au premier semestre 2014, une croissance de 3,6% par rapport à la même période de 2013.

C’est mieux que nos voisins immédiats (Flandre +3,5%, Allemagne +2,4%, Pays-Bas +0,3%, France (-1,9%) et Europe des 15 (-0,6%), malgré un contexte mondial compliqué. Le fait marquant, c’est la hausse des exportations hors Union européenne (+2,7%) après les baisses de 2013 (-1,5%) et de 2012 (-3,5%).

Ce que je constate, explique Pascale Delcominette, administratrice générale de l’Awex, c’est que notre travail paie: 60% de nos programmes d’action visent la grande exportation. On prend les entreprises par la main, et la réussite n’étonne pas trop. Nos entreprises sont désinhibées. Remarquable également le retour dans le positif en Extrême-Orient, avec le Japon (+22,7%), l’Inde (+12,9%), l’Indonésie (+12,9%) et la Chine (+7,3%).

Enfin, dans le contexte actuel où l’efficacité (en termes de création d’emplois) des Pôles de compétitivité est discutée, Pascale Delcominette fait remarquer que la croissance des exportations des branches d’activité des Pôles atteint presque le double de la moyenne, soit +7,1%. Mais évidemment, à partir du moment où ils regroupent les secteurs d’excellence… L’industrie pharmaceutique (+10% au premier semestre) représente à elle seule un quart des exportations wallonnes.

Chômage en baisse: Peeters voit un « signe d’espoir »

« La Libre Belgique », Belga, 27 octobre 20142014-10-27_202208

Le ministre de l’Emploi et de l’Economie, Kris Peeters, a salué dans un communiqué les derniers chiffres de l’Onem, qui font état d’une baisse du chômage, et en particulier des jeunes. Cette baisse constitue un signe d’espoir que nous commençons tout doucement à laisser la crise derrière nous, souligne-t-il. La forte baisse du chômage des jeunes donne confiance dans l’avenir, indique M. Peeters, qui ne veut toutefois pas demeurer aveugle aux grands défis. Le chômage croissant chez les plus de 50 ans mérite notre attention particulière. C’est pour cette raison que, dans les mois et années à venir, en étroite collaboration et concertation avec les partenaires sociaux, nous élaborerons un plan d’avenir qui stimulera la croissance et créera des emplois supplémentaires, indique-t-il.

Interrogé sur le poids des exclusions dans ces statistiques, le cabinet de Kris Peeters indique que les chiffres ne sont pas influencés par les exclusions, car celles-ci ont été corrigées statistiquement.

Chômage en baisse: les chiffres

Le chômage touchait 464.098 personnes en septembre en Belgique, annonce lundi l’ONEM. Par rapport à septembre 2013, le chômage a baissé de 11.947 unités (-2,5%). Le chômage a reculé dans toutes les Régions du pays: -6.927 unités en Wallonie, -1.322 unités en Flandre et -3.698 unités à Bruxelles.

Avec 202.142 chômeurs complets indemnisés, la Wallonie dénombrait toujours le plus grand nombre de chômeurs du pays. En Flandre, 180.760 personnes étaient sans emploi et 81.196 à Bruxelles. Le chômage des jeunes de moins de 25 ans a reculé partout: -5.013 en Wallonie, -2.308 en Flandre et -1.475 à Bruxelles. En revanche, le chômage des 50 ans et plus a continué d’augmenter sur base annuelle: +3.624 unités en Flandre, +2.131 en Wallonie et +793 à Bruxelles.

Le chômage de longue durée (2 ans et plus) a baissé en Wallonie (-2.845) et à Bruxelles (-1.178). Il a par contre augmenté en Flandre (+2.827). Ce type de chômage touche 207.970 personnes dont 96.747 en Wallonie, 66.237 en Flandre et 44.986 à Bruxelles. Plus de la moitié des chômeurs bruxellois étaient sans emploi depuis deux ans et plus. Enfin, le nombre de chômeurs temporaires a aussi baissé en septembre: -3.359 en Flandre (77.167 au total), -7.301 en Wallonie (40.477) et -1.001 à Bruxelles (6.556). Au total, 124.200 chômeurs temporaires étaient enregistrés en septembre.

La KUL décroche autant d’aides à la recherche que toute la Wallonie

« Le Vif », Belga, 25 octobre 2014

2014-10-25_180050Entre 2007 et 2013, l’Europe a distribué 1,8 milliard d’euros à la Belgique dans le cadre de son méga programme pour la recherche et le développement. La Wallonie en a obtenu moins de 15%, tandis qu’à elle seule, l’Université de Louvain (KUL) a reçu 263 millions d’euros. A peu près autant que tous les acteurs wallons réunis, relève L’Echo samedi.

Ce déséquilibre n’est pas seulement une histoire d’argent. Les règles du jeu pour obtenir un soutien financier sont dures: il faut bâtir un projet paneuropéen, créer un consortium de partenaires dans plusieurs pays.

Or, les Wallons sont peu nombreux à décrocher des financements et ceux qui y arrivent récoltent des montants peu élevés. Le fait que 158 acteurs du sud du pays ont pris part au 7e Programme-cadre (FP7) pour la recherche, contre 471 Flamands est également significatif des différences de dynamique régionales.

L’explication tient au fait que la Wallonie bénéficie encore des fonds structurels destinés à soutenir les régions les plus défavorisées d’Europe. Les Wallons se tournent donc plus facilement vers les programmes régionaux, dont les aides sont plus accessibles que les programmes européens ad hoc.

La Wallonie doit s’interroger

François-Xavier Lefèvre – « L’Echo », 23 octobre 2014

2014-10-27_201819On ne peut certaine-ment pas faire comme si de rien n’était ! Le rapport que vient de remettre le jury international chargé d’évaluer les six pôles de compétitivité en Wallonie est interpellant. Rappelons en guise de préambule que cette politique menée depuis plus de huit ans par le gouvernement wallon a bénéficié d’un financement exceptionnel de 660 millions d’euros. L’effort est à la hauteur du défi : tourner la page sidérurgique en misant sur des secteurs d’avenir comme l’aéronautique ou les sciences de la vie.

Mais voilà, le bilan que dressent aujourd’hui les personnes chargées par le gouvernement d’évaluer les résultats des pôles en matière de création d’emplois est inquiétant. En gros, la politique menée jusqu’ici dans ces secteurs-clés n’a pas permis de créer l’électrochoc pour relancer l’emploi.

C’est un constat d’échec ! Les résultats sont jugés « limités » au regard des montants engagés par les pouvoirs publics. La question du coût par emploi créé par la politique des pôles est ainsi naturellement soulevée par le jury.

Et maintenant ? Ce rapport n’est pas tendre et ne fera pas plaisir au gouvernement wallon et aux responsables des six pôles. Il faut pourtant en tirer des leçons rapidement. Car comme le soulignait Maxime Prévot, ministre CDH, la semaine dernière devant une centaine de décideurs wallons, il faut en finir avec la politique du baxter en Wallonie.

Forcément, même si le contexte macroéconomique n’aide pas, la transition industrielle qui doit permettre de résorber le chômage se fait attendre. Ce n’est pas qu’une question de moyens financiers. On le voit aujourd’hui avec ce rapport sur les pôles de compétitivité. Le pouvoir public a beau injecter des centaines de millions, l’efficacité a ses limites.

La mobilisation du politique reste évidemment indispensable. Le gouvernement doit donner les impulsions nécessaires à la création de ce déclic wallon. Le nirvana sera cependant impossible à atteindre sans les entrepreneurs et les travailleurs. Le contexte social nous rappelle pourtant que ce triptyque demeure fragile.

Wallonie : le secteur de la construction s’insurge contre le moratoire sur les primes énergie

« Trends Tendances », Belga, 22 octobre 2014

La suspension dès le 1er janvier des primes wallonnes logement-énergie « tombe vraiment très mal, alors que la construction traverse une phase d’effondrement de son activité, surtout dans le logement neuf et les travaux publics », estime mardi la Confédération construction wallonne (CCW) dans un communiqué.

2014-10-22_193910Cette crise est aggravée par le phénomène de dumping social, de sorte que 5.000 postes salariés ont déjà disparu depuis deux ans dans la construction wallonne, souligne Eddy Devos, président de la CCW. La rénovation des logements était quasi le dernier segment en bonne santé, et la suppression des primes va l’étouffer. En effet, le remplacement des primes logement-énergie par des prêts à taux zéro (écopack) va rendre le mécanisme beaucoup moins incitatif et donc induire un effet de renoncement aux travaux de la part des ménages. Vu la vétusté de nos logements, la Wallonie prendra d’autant plus de retard par rapport à ses obligations européennes de réduction de gaz à effet de serre à l’horizon 2020, estime la CCW.

Cette dernière reproche au gouvernement wallon de faire porter l’essentiel de l’effort budgétaire en 2015 sur le dos de la construction. Elle estime également que la construction devrait être au coeur de la stratégie wallonne de redéploiement économique.

La plupart des primes que la Région wallonne accordait en matière de logement et d’énergie seront suspendues dès le 1er janvier prochain pour un trimestre, le temps d’élaborer la réforme favorisant les prêts à taux réduit, a expliqué mardi le ministre wallon du Logement et de l’Energie Paul Furlan. La réforme visera une simplification et une harmonisation des 20 primes au logement et 32 primes énergie existant actuellement en Région wallonne.

UWE : la Wallonie reste figée dans la stagnation

2014-10-21_213410Nouveau retournement de conjoncture en Europe, en Belgique et en Wallonie.

Les marchés d’exportation internationaux n’ont pas connu les croissances escomptées. La demande intérieure (consommation, investis-sement) reste tétanisée par un manque de confiance dans l’avenir.

Les politiques économiques (budgétaire et monétaire) sont impuissantes à contrer cette défiance.

A politique monétaire inchangée, la croissance restera faible en 2015.

Voilà quelques lignes de force relevées par l’Union Wallonne des Entreprises (UWE) 

La Belgique peut-elle encore tenir longtemps ?

2014-10-20_195537Nous reproduisons ici la tribune de Jules Gheude,
publiée sur le site du « Vif », ce 20 septembre 2014

Après les péripéties politiques de ces derniers jours, qui peut penser que la Belgique peut encore tenir longtemps ?

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Nous l’avons déjà écrit, l’accord de la « suédoise » nous agrée dans la mesure où il est vraiment susceptible de redresser la situation économique et budgétaire, tout en veillant à préserver les aspects sociaux fondamentaux. N’en déplaise aux organisations syndicales qui ont déjà décidé de paralyser la machine.

En 1980, à l’occasion de sa démission de la fonction sénatoriale, François Perin avait tenu à stigmatiser l’attitude de ces « groupes syndicaux de toutes natures, intraitables et égoïstes, irresponsables, négativistes et destructeurs finalement de toute capacité de l’Etat de réformer quoi que ce soit en profondeur. »

Marc Goblet, le patron de la FGTB, a beau s’exciter, il ne peut oublier que le gouvernement d’Elio Di Rupo laisse le pays avec une dette de 400 milliards d’euros, soit 104,5% du PIB.

L’accord de gouvernement met l’accent sur la concertation sociale. Mais, comme l’a rappelé opportunément Patrick Dewael à la Chambre ce 15 octobre, lorsqu’elle cette concertation ne peut aboutir, c’est au gouvernement qu’il revient de décider. Empêcher qu’il en soit ainsi revient à saper les fondements mêmes de la démocratie. Il faut le rappeler haut et clair : les organisations syndicales n’émanent pas du suffrage universel et elles ne disposent pas de la personnalité juridique.

Cela étant dit, il nous faut évoquer la polémique suscitée par l’attitude de deux membres N-VA de la nouvelle coalition et que l’opposition francophone n’a pas manqué de monter en épingle pour perturber les débats à la Chambre lors de la lecture et de l’examen de la déclaration gouvernementale.

Jan Jambon, le ministre de l’Intérieur, et Théo Francken, le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, ont, en effet, participé à des réunions ayant un lien avec la collaboration durant la Seconde Guerre Mondiale.

On touche ici à un domaine extrêmement sensible, à propos duquel le Nord et le Sud ont une approche diamétralement opposée.

Dès le milieu du XIXe siècle, le Mouvement flamand s’est organisé. De culturel au départ il a rapidement pris une coloration politique, l’objectif étant que la Flandre puisse obtenir ses lettres de noblesse au sein d’un Etat sous influence essentiellement francophone.

Durant les deux conflits mondiaux, ce Mouvement flamand a noué des contacts avec l’occupant en pensant que, vu les gènes germaniques, l’Allemagne permettrait à la Flandre d’accéder plus vite à l’autonomie politique. Rappelons-nous la libération des prisonniers de guerre flamands dès le début de la Seconde Guerre.

Les collaborateurs flamands, dans leur esprit,  ont donc agi par idéal pour leur région : « Alles voor Vlaanderen, Vlaanderen voor Kristus ». Aussi la répression sévère dont ils firent l’objet fut très mal perçue au Nord. Dans les décennies qui suivirent, de nombreuses propositions de loi flamandes furent ainsi introduites pour obtenir l’amnistie.

Certes, la Wallonie ne fut pas épargnée par la collaboration. Mais le dossier Léon Degrelle s’inscrit dans un tout autre contexte. Comme le fait remarquer fort justement Guido Fonteyn dans son livre « Les Wallons », en 1979 : « Certes, il y a eu collaboration en Wallonie comme en Flandre. Mais, la collaboration s’inscrit dans une certaine mesure au sein du Mouvement flamand mais nullement dans le Mouvement wallon. Durant la guerre, la ligne du Mouvement wallon passe uniquement par la résistance ».

 

Il ne s’agit nullement, dans notre chef, de légitimer la collaboration flamande, mais de rappeler les raisons qui l’ont engendrée.

Le cas du Dr Auguste Borms, condamné à mort, est, à cet égard, éclairant. Le 9 octobre 1928, une élection partielle dut être organisée à Anvers afin de pouvoir au remplacement d’un député libéral. Catholiques et socialistes ne présentant aucun candidat, on songea à Borms, écroué à la prison de Louvain. Et celui-ci l’emporta par 83.058 voix contre 44.410 au candidat libéral. L’avertissement était trop clair pour ne pas être pris en considération. Dès le 17 janvier 1929, Borms, dont le mandat avait été annulé, se retrouva libre.

Bart De Wever a dit un jour que Flamands et Wallons vivaient sur des planètes différentes. Ce qui vient de se produire le confirme une fois plus.

En 1983, l’hebdomadaire « Knack » consacra une série d’articles à la Flandre des années 1940-1980. En guise d’introduction, on pouvait lire ceci : Au début, il y eut la guerre, la collaboration et la répression. Aucune chronique sur la Flandre contemporaine n’est possible sans un regard en arrière (…) vers cette période troublée. Pratiquement toute la génération politique qui jouit du pouvoir et de la notoriété dans la Flandre actuelle, a dû confronter ses actes et ses idées aux événements d’il y a près d’un demi-siècle.

 

Une chose est sûre : si la coalition « suédoise » devait mourir prématurément, le nationalisme flamand progresserait encore, rendant cette fois impossible la mise sur pied d’un nouveau gouvernement.

(1) Dernier livre paru : « Lettre à un ami français – De la disparition de la Belgique » (Mon Petit Editeur, 2013). A sortir prochainement : « François Perin – Une plume / L’œuvre écrite ».

http://www.levif.be/actualite/belgique/la-belgique-peut-elle-encore-tenir-longtemps/article-opinion-317199.html

Budget : « double peine » infligée aux Wallons

Vincent Genot, François Brabant, « Le Vif », 15 octobre 20142014-10-15_195142

Paul Magnette peut remercier Charles Michel. En concentrant sur lui l’attention et les critiques, le chef du gouvernement fédéral a permis au ministre-président wallon de présenter en stoemelings un budget marqué lui aussi par le sceau de la rigueur, ou de l’austérité (chacun jugera).

C’est peu dire que la CSC n’a pas apprécié. En optant délibérément pour une diminution drastique des dépenses, le gouvernement wallon risque de toucher une seconde fois les travailleurs et les citoyens les plus faibles, déjà frappés par les mesures d’austérité prises au fédéral par la coalition suédoise, a accusé le syndicat chrétien, dans un communiqué au ton très dur.

Pour la CSC wallonne, la réduction des dépenses que prévoit le budget wallon 2015 risque de détériorer encore plus le sort des citoyens du sud du pays. Cette baisse se traduira immanquablement par moins de services à la population ou par des services plus chers. Rappelons que le déficit se monte à 1,1 milliards en 2015 et que l’effort en réduction de dépenses se chiffre à quelques 650 millions. Les raisons d’un tel déficit ? Le ralentissement de la croissance (0% en 2014); la contribution à l’effort d’assainissement (329 millions) et l’impact de la requalification de la dette wallonne (568 millions). Même si le Gouvernement wallon se laisse la latitude de n’atteindre l’équilibre qu’en 2018, le déficit serait de 450 millions d’euros. Ce qui représente tout de même un effort de 650 millions d’euro. Et ce sur un budget total de 13,1 milliards.

Le Gouvernement wallon a promis de ne pas lever de nouveaux impôts. Pour la CSC wallonne, c’est irréaliste et non souhaitable. Il est en effet temps de mieux répartir l’imposition entre le travail et le capital. Le Gouvernement wallon pourrait utiliser les leviers fiscaux dont il a aujourd’hui la maîtrise pour rétablir une forme de justice fiscale. Rappelons que la Région wallonne dispose désormais d’une plus grande autonomie fiscale, ainsi que de compétences en matière de fiscalité immobilière ou environnementale.

Pour la CSC wallonne, la conjonction de la mise en place de la Suédoise et un rendez-vous manqué du Gouvernement wallon risque de faire appliquer une double peine aux plus fragiles de notre société.