La Fédération Wallonie-Bruxelles devra faire plus d’économies que prévu

Véronique Lamquin, « Le Soir », 25 septembre 2014

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Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a démarré son exercice budgétaire. Jusqu’ici, l’effort était évalué à 140 millions mais, jeudi soir, sur le plateau de la RTBF, Rudy Demotte a annoncé que ce chiffre avait dû être revu à la hausse, vu la mauvaise conjoncture. Faut-il dès lors s’attendre à des coupes claires, comme en Flandre ? Le ministre-président a précisé qu’« aucun domaine ne serait épargné ». Pas de secteur immunisé, donc, comme peut l’être le plan Marshall en Wallonie.

Pas question de toucher à l’enseignement

 

Mais, en coulisses, on assure : pas question de toucher aux enseignants, ou aux élèves. Le ministre-président évoque quelques pistes. A commencer par le non-remplacement de fonctionnaires (seul un sur cinq sera remplacé les deux premières années de la législature), ce qui permet d’économiser 3 millions en 2015 (jusqu’à 16 millions en 2019). Ou encore « une gestion plus dynamique de la dette », qui rapporterait 12 millions.

Ainsi que des réductions au niveau de l’enveloppe dite des financements non obligatoires (15 millions sont attendus). Reste, quand même à trouver plus de 100 millions. Les ministres passent, chacun à leur tour, chez André Flahaut, ministre du Budget, pour dégager des pistes d’économies dans leurs départements. L’épure finale doit être rendue le 10 octobre au gouvernement fédéral.