Geert Bourgeois versus Paul Magnette

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Paul Magnette, on le sait, ne veut pas entendre parler de la N-VA. Pourtant, sous la conduite du ministre-président Geert Bourgeois (N-VA), le gouvernement flamand a pris les mesures nécessaires de façon à atteindre, pour la cinquième année consécutive, l’équilibre budgétaire. Le gouvernement wallon, lui, a repoussé 2014-09-23_213249l’échéance à… 2017 !

Dans le même temps, le cabinet d’études économiques Graydon révèle que 20.248 PME ont démarré en Flandre au cours du premier semestre 2014, soit une hausse de 2,14% par rapport à la même période en 2013.  La Wallonie, quant à elle, affiche un recul de 11,2%, avec la création de 9.859 entreprises.

Chaque fois que de mauvais chiffres touchent la Wallonie, le commentaire de la ministre-présidence (socialiste depuis tant d’années !) est identique : il faut nuancer…

On ne compte plus les plans de redressement  wallons qui ont été adoptés en une dizaine d’années. Tout cela pour connaître aujourd’hui un taux de chômage de 16% et une dette que la Cour des comptes estime à 11,2 milliards d’euros (certains experts avancent en privé un chiffre bien plus élevé).

Geert Bourgeois reconnaît que la voie empruntée par son gouvernement n’est pas la plus facile. Mais, comme il le précise, le choix de ne pas générer de nouvelles dettes, mais bien d’investir, est le seul à être juste. C’est un choix pour l’avenir.

Qu’attend donc Paul Magnette pour suivre l’exemple et s’attaquer à l’hypertrophie politico-administrative dont souffre la Wallonie ? (1) Ce n’est qu’en réduisant significativement la dépense publique et en misant  sur un réseau dense de PME dynamiques et innovantes que la croissance pourra renaître.

La Flandre a bien compris cela, elle qui enregistre 80% des exportations belges !

Il est bien difficile, pour la gauche, d’admettre que « patron » ne rime pas forcément avec « fripon » (entendez profiteur). On le constate en France, avec la contestation que rencontre le Premier ministre socialiste Manuel Valls depuis qu’il s’est écrié j’aime l’entreprise !

Le courage politique et le sens des responsabilités  n’imposent-ils pas aujourd’hui de rompre avec les vieux tabous idéologiques qui n’engendrent que la chamaille stérile et paralysante ?

(1) Dernièrement, « L’Echo » proposait une interview de Pascale Delcomminette, la nouvelle patronne de WBI (Wallonie-Bruxelles International) et de l’Awex (Agence wallonne à l’Exportation), précisant que l’intéressée disposait de plus de 750 agents !

Jules Gheude