Embargo russe sur les produits agroalimentraires; impact de 25 millions d’euros en Wallonie

« Vers l’Avenir », 7 août 201

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La facture pourrait s’élever à 25 millions d’euros, a-t-on appris jeudi auprès de l’Agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers (AWEX).

«Dans un premier temps, l’embargo semblait concerner le bœuf, le porc, la volaille, le poisson, le fromage, le lait, les légumes et les fruits. En année complète, cela représente un manque à gagner de 10 à 12 millions d’euros pour les exportations de la Wallonie», explique Christian Verdin, directeur général commerce extérieur à l’Awex. «Mais il semble que l’embargo russe concerne également les produits alimentaires manufacturés. Si on ajoute la liste complète des préparations alimentaires, on pourrait alors arriver à un impact de 24 à 25 millions d’euros sur les exportations wallonnes».

«Ce sont des chiffres interpellant, l’impact n’est pas négligeable, mais la Russie n’est pas, et de loin, notre premier marché à l’exportation», nuance toutefois Christian Verdin. Concrètement, la Russie représentait en 2013 0,84% de l’ensemble des exportations wallonnes, soit un montant de 337,35 millions d’euros. «Et les produits alimentaires ne représentent que 7% de ces 0,84% ».

Les produits laitiers au premier plan

Parmi les produits alimentaires, la rubrique la plus importante des exportations wallonnes vers la Russie est celle du lait et des produits dérivés (yaourt, fromage, etc.). Viennent ensuite la viande, les produits de la minoterie (farines), les préparations alimentaires et puis seulement les fruits et légumes.

S’agissant des exportations wallonnes en général vers la Russie, ce sont les produits des industries chimiques qui composent la plus grosse part (35%), suivis des machines et équipements mécaniques (18%), des métaux et ouvrages métalliques (17%), des matières plastiques et des caoutchoucs (8%).

Au total, en 2013, le montant des exportations wallonnes s’élevait à 40,3 milliards d’euros (excluant le gaz naturel), un résultat en hausse de 2% par rapport à 2012.