Archives mensuelles : juillet 2014

Exportations 2013 (excluant le gaz naturel) – En millions d’euros

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2010

2011

2012

2013

Flandre 161.475

(79,1%)

184.835

(80,0%)

188.825

(80,6%)

191.759

(80,6%)

     
Wallonie                    37.943

(18,6%)

40.605

(17,6%)

39.495

(16,9%)

40.279

(16,9%)

         
Bruxelles 4.611

(2,3%)

5.486

(2,4%)

5.850

(2,5%)

5.787

(2,4%)

 

Quand «Le Monde» évoque la «Lettre à un ami français» de Jules Gheude

2014-07-04_192504Le Belge, une rareté convoitée

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 20.02.2014 à 18h59 • Mis à jour le 20.02.2014 à 19h04 | Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)

C’est peut-être parce que leur pays a frôlé le précipice, avec son extraordinaire crise politique, entre 2010 et 2012. Ou parce qu’ils sont à leur tour pris dans le grand mouvement européen qui amène les uns et les autres à s’interroger sur leur identité au sein d’un vaste ensemble. Ou encore parce qu’ils profitent des faiblesses actuelles de la France pour savourer une petite revanche sur le grand voisin. Toujours est-il que les Belges semblent soudain désireux de comprendre qui ils sont et d’affirmer leur « belgitude » – notion longtemps indéfinissable à leurs propres yeux. Et qu’ils le font, avec humour, au détriment des Français. Lesquels, explique Gilles Dal, « se sentent tout d’abord obligés de préciser qu’ils n’ont “rien contre les Belges”, comme si c’était là une chose incroyable ».

Ce docteur en histoire, par ailleurs scénariste de BD et chroniqueur à la radio, a écrit avec Gilles Verlant, journaliste et écrivain belge vivant à Paris, décédé accidentellement en septembre 2013, un Comment devenir belge en 10 leçons (Michel Lafon, 2013). Son ambition ? Révéler les secrets de la « belgitude triomphante ». Si, il y a quelques années, analyse-t-il – au deuxième degré, précisons-le – « le Belge était ringard, aujourd’hui, non seulement il est devenu “tendance” aux yeux des contribuables français, mais il incarne la classe ultime ».Il conviendrait donc d’expliquer désormais quels sont les ressorts de cet être que le Français considérerait toujours comme « une rareté, un spécimen anthropologique, un perroquet albinos ou une girafe parlante ». Si on l’invite à définir son pays, l’autochtone, lui, a intérêt à rester nébuleux et dire, par exemple :«Etre belge ? C’est un très léger décalage…», conseille M. Dal.

Stromae, star de la chanson « française »

 L’affichage d’une identité semble, en tout cas, devenu aussi un phénomène d’édition. On ne compte plus les «dictionnaires insolites», «histoires inconnues» ou «vrais visages» du pays révélés au public depuis deux ans, après que la crise a été résolue par un savant compromis.

Le Belge Stromae est devenu star de la chanson «française», tandis que ses compatriotes Benoît Poelvoorde et François Damiens sont les vedettes inclassables du cinéma «français». L’étiquette « belge » fait recette tous azimuts, qu’il s’agisse de danse, d’arts plastiques ou de mode : un phénomène de réappropriation semble désormais à l’œuvre. L’historien Yves Vander Cruyssen, qui se définit lui-même comme un «belgomaniaque», a décidé pour sa part de contrer «les affirmations mensongères et blessantes» des Français et de dire non à «l’accaparement» par Paris de ce qui s’est fait de mieux à Bruxelles. Pour son Made in France ? Non, c’est du belge (La Boîte à Pandore, 18,90 euros), il a entrepris d’établir la liste des mensonges et des oublis concernant, notamment, de grandes inventions. Il ne se résout pas à ce que le Français Joseph Cugnot soit présenté comme le concepteur de la première automobile, alors que le Flamand Ferdinand Verbiest avait mis un véhicule – à la vapeur – en mouvement cent ans plus tôt. Il conteste que Théophraste Renaudot ait inventé la presse écrite, œuvre de l’Anversois Abraham Verhoeven vingt-cinq ans auparavant. Et si les frères Auguste et Louis Lumière sont «les pères du cinéma», son grand-père est bien le physicien bruxellois Joseph Plateau, qui a découvert la synthèse du mouvement, soutient M. Vander Cruyssen.

S’il cherche un contrepoint, le Français déprimé par ces révélations trouvera du réconfort chez un autre auteur, Jules Gheude. Dans une longue Lettre à un ami français (Mon petit éditeur, 2013), cet essayiste émet le souhait de se retrouver, un jour, «citoyen à part entière de la République française». «Le spectacle de la désagrégation» de la Belgique reste bien le plus probable, juge M. Gheude…

Le nouveau Parlement wallon (2014-2019)

2014-07-03_193804

Bureau

Assemblée 

  • Parti socialiste (30)
    • Isabelle Simonis, présidente
    • Véronique Bonni
    • Christophe Collignon
    • Véronique Biordi-Taddei
    • Rudy Demotte
    • Pierre-Yves Dermagne
    • Jean-Marc Dupont
    • Paul Furlan
    • Latifa Gahouchi
    • Virginie Gonzalza Moyano
    • Joëlle Kapompolé
    • Anne Lambelin
    • Bruno Lefebvre
    • Dimitri Lagasse
    • Jean-Charles Luperto
    • Paul Magnette
    • Jean-Claude Marcourt
    • Nicolas Martin
    • Christie Morreale
    • Maurice Mottard
    • Alain Onkelinx
    • Sophie Pécriaux
    • Christiine Poulin
    • Patrick Prévot
    • Edmund Stoffels
    • Eliane Tillieux
    • Graziana Trotta
    • Christiane Vienne
    • Olga Zrihen
  • Mouvement réformateur (25)
    • Willy Borsus, président
    • Jennifer Baltus-Möres
    • François Bellot
    • Marie-Françoise Nicaise
    • Laetitia Brogniez
    • Véronique Cornet
    • Jean-Luc Crucke
    • Valérie De Bue
    • Christine Defraigne
    • Virginie Defrang-Firket
    • Olivier Destrebecq
    • Nicolas Tzatenatos
    • Magali Dock
    • Philippe Dodrimont
    • Véronique Durenne
    • Yves Evrard
    • Jacqueline Galant
    • Laurent Henquet
    • Hervé Jamar
    • Pierre-Yves Jeholet
    • Philippe Knaepen
    • Olivier Maroy
    • Gilles Mouyard
    • Florence Reuter
    • Jean-Paul Wahl
  • Centre Démocrate Humaniste (13)
    • Dimitri Fourny, président
    • André Antoine
    • Josy Arens
    • François Desquesnes
    • Carlo Di Antonio
    • Benoît Drèze
    • Mathilde Vandorpe
    • Isabelle Moinnet-Joiret
    • Maxime Prévot
    • Véronique Salvi
    • Marie-Martine Schyns
    • Marie-Dominique Simonet
    • Véronique Waroux
  • Ecolo (4)
    • Matthieu Daele
    • Stéphane Hazée
    • Philippe Henry
    • Hélène Ryckmans
  • PTB-Go ! (2)
    • Frédéric Gillot
    • Ruddy Warnier
  • Parti populaire (1)
    • André-Pierre Puget

De la vraie nature du CDH

2014-07-02_220354

Nous reproduisons ici la « carte blanche » de Jules Gheude, publiée par « Le Soir » (http://www.lesoir.be/587589/article/debats/cartes-blanches/2014-07-01/cdh-est-toujours-en-retard-d-une-guerre) et

reprise, en version néerlandaise, sur le site de « Knack » (http://www.knack.be/nieuws/belgie/cdh-lijkt-altijd-achter-de-feiten-aan-te-lopen-denkt-lutgen-echt-dat-hij-succes-kan-hebben-in-vlaanderen/article-opinion-262421.html), ce 2 juillet 2014.

°

Le président du CDH, Benoît Lutgen,  a donc apporté une fin de non-recevoir à la note soumise par l’informateur Bart De Wever.

Cette décision – irréversible, a-t-il été précisé rue des Deux-Eglises – a été accueillie très fraîchement, c’est le moins qu’on puisse dire, du côté des éditorialistes flamands, toutes tendances confondues.

Ainsi, pour Bart Eeckhout du « Morgen », cette carotte de papier aurait même su convaincre le PS.

Dans « Het Laatste Nieuws », Jan Seghers se montre particulièrement virulent à l’égard du CDH, un petit parti de rien du tout qui rétrécit à chaque lavage. Même si ce nain grimpe sur les épaules du PS, il n’est pas aussi grand que la N-VA. Pourtant il se permet le luxe de priver la Flandre du gouvernement de centre-droit qu’elle a demandé.

Pour Bart Haeck, dans « De Tijd », le fait que le CDH oppose son veto à une politique soutenue par près de trois électeurs sur quatre en Flandre risque de créer une amertume démocratique mal vue et dangereuse à propos de la Belgique en Flandre. Le journaliste constate, en outre, que Bart De Wever ne demande presque rien pour faire entrer la N-VA au gouvernement fédéral. Ici, personne ne peut reprocher à la N-VA d’être un parti radical ou déraisonnable. Le parti ravale tout ce qui a trait à l’article 1 de ses statuts.

Son de cloche identique dans « Gazet van Antwerpen » où Lex Molenaar constate que sur base de sa note d’informateur, il n’y a rien à reprocher à De Wever.

Enfin, pour Bart Sturtewagen du « Standaard »,  personne ne s’était attendu à ce que le non du CDH soit aussi radical. En agissant de la sorte, le CDH s’est scotché aux socialistes francophones pour une génération.

Le constat n’est pas seulement sévère du côté flamand. Ainsi, dans « La Libre Belgique », Francis Van de Woestyne  n’hésite pas à parler de jeu dangereux :

En refusant d’entamer des négociations avec la N-VA, les humanistes francophones ont donné raison à Bart De Wever et ont versé des quantités d’eau fraîche à son moulin. Désormais, la seule manière pour les Flamands de mener une politique de centre-droit en Belgique, c’est bien d’accentuer la Belgique confédérale. Il était au contraire possible de démontrer que l’on pouvait gouverner la Belgique au centre-droit dans le cadre institutionnel actuel. L’occasion est manquée. (…) Curieux : cette note n’était pas à prendre ou à laisser, c’était une base de discussion. Mais le refus net du CDH, celui de s’inscrire, même théoriquement, dans une discussion avec des partis de centre-droit, ne pourra que pousser la Flandre à se replier sur elle-même et à réclamer encore et encore de nouvelles compétences et de nouveaux pouvoirs.

En 2007 déjà, Joëlle Milquet, Madame Non, avait suscité l’ire flamande. Sept ans plus tard, son successeur à la tête du parti remet cela, alors que le CDH enregistre un score peu glorieux (9 députés sur 150 à la Chambre). Ce faisant, comme le souligne Bart Maddens, le politologue de la KUL, il a ravivé en Flandre le sentiment anti-francophone. Conséquence pour la moins paradoxale pour un parti qui, comme le PS d’ailleurs, n’a que la formule stabilité du pays à la bouche…

La Belgique, la monarchie, le PSC n’en a cure ! Tout ce qui compte pour lui, c’est d’être au pouvoir et d’obtenir des sous pour l’enseignement catholique !, m’avait un jour lâché François Perin, après m’avoir rappelé un événement où une personnalité sociale-chrétienne s’était permis de faire lanterner le Palais.

Souvenons-nous, en effet,  des accords du Lambermont, du Lombard, de la Saint-Polycarpe en 2001 où l’on vit le CDH, demandeur de rien, ravaler ses principes en échange de quelques faveurs concédées à l’enseignement libre.

Pas question de toucher aux allocations familiales  ou de scinder BHV sans élargissement de Bruxelles ! Joëlle Milquet avait bien joint sa voix au chœur francophone, avant d’accepter finalement cette sixième réforme de l’Etat. Une réforme de l’Etat dont le président du CD&V, Wouter Beke, s’est d’ailleurs immédiatement empressé de préciser qu’elle ne serait pas la dernière.

Ce qui me paraît caractériser les sociaux-chrétiens francophones, c’est qu’ils sont toujours en retard d’une guerre.

En 1968, ils qualifiaient le Rassemblement wallon de fossoyeur de l’Etat pour vouloir instaurer le fédéralisme. Quarante-six plus tard, ils défendent bec et ongles le schéma fédéral, alors que celui-ci est dépassé depuis que le Parlement flamand s’est prononcé, en 1999, en faveur d’un projet d’inspiration clairement confédéraliste. Un projet qui avait d’ailleurs été initié, quelques années plus tôt, par le ministre-président flamand CVP Luc Van den Brande.

En janvier dernier, « Le Soir » publiait ma « carte blanche » intitulée « CD&V et N-VA : le flirt permanent ».

La vérité, c’est que, comme, comme l’a bien fait remarquer l’ancien ministre CD&V Stefaan De Clerck, la relation entre le nationalisme et la démocratie chrétienne est profondément ancrée dans l’ADN flamand.

La vérité, c’est que le parti catholique fut la première « famille » politique à valser en l’air au lendemain du « Walen buiten » de Louvain.

Les combats d’arrière-garde du CDH évoluent dans la chimère. En proposant, comme il vient de le faire, d’instaurer une circonscription fédérale, Benoît Lutgen rame à contre-courant de l’Histoire. Pense-t-il vraiment qu’il pourrait faire un tabac en Flandre ?

Au niveau régional, le CD&V et la N-VA entendent bien poursuivre la politique de centre-droit qui a rendu la « nation » Flandre prospère et dynamique. La Wallonie, quant à elle, continuera, avec la complicité du CDH, à être gérée à gauche, en accumulant les plans de redressement qui amènent la région à connaître aujourd’hui un taux de chômage de 16% et une dette de 11,2 milliards d’euros. Le fossé entre le Nord et le Sud est là, béant. Et il ne pourra, à terme, que provoquer l’implosion du pays.

Alors que je termine ce texte, j’apprends que près d’un entrepreneur flamand sur deux envisagerait de boycotter une tripartite traditionnelle au fédéral. Et Karel Van Eetvelt, le patron d’Unizo, de préciser : On ne comprend pas le non du CDH et on craint un Di Rupo II, le cauchemar pour les patrons. 

(1) Dernier ouvrage paru : « Lettre à un ami français – De la disparition de la Belgique », préface de François Perin, Mon Petit Editeur, 2013.

«La Wallonie a plus de kilomètres de côte que la Flandre»

Article de Catherine Ernens dans « Vers l’Avenir » du 2 juillet 2014

2014-07-02_221009Les chiffres du tourisme wallon ne sont pas mauvais mais ils peuvent s’améliorer.

La Wallonie est la seule région du pays à perdre des nuitées : -5,7% en 2013. Pourtant, notre région ne manque pas d’atouts avec ses lacs et ses forêts…

                                                        °

Seul un touriste belge sur cinq passe son nez en Wallonie. La grosse majorité des vacanciers choisit toujours la Flandre, surtout, ou Bruxelles. Par rapport à la Flandre, et même de Bruxelles, le tourisme wallon ne représente encore que des cacahuètes ou presque.

Les dernières statistiques du SFP Economie sont claires à ce sujet. Pourtant, le tourisme wallon est bel et bien en progression. En 15 ans, nous avons gagné 27,6% d’arrivées de touristes. Mais c’est moins que la Flandre sur la même période (+37,5%) et que Bruxelles (+48%). La moyenne belge est de 37,5% d’augmentation d’arrivées de touristes et 10% de nuitées supplémentaires.

Paul Furlan (PS), toujours ministre du Tourisme wallon, se veut pourtant résolument positif. Il assure être conscient de l’enjeu économique que représente le tourisme. Selon lui, le tourisme wallon génère actuellement quelque 60.000 emplois en Wallonie et représente 6,12% de notre produit intérieur brut (PIB).

En regard, en France, pays reconnu pour son tourisme, le secteur représente 5% du PIB.

Nous faisons mieux. Et en Wallonie, le tourisme est en progression constante depuis quinze ans. C’est encourageant. On progresse un peu plus vite que les autres régions. Et il y a dix ans, on n’était nulle part, assure Paul Furlan.

Le ministre définit trois types de tourisme qui sont des atouts wallons. Tout d’abord, le tourisme vert : nos Ardennes véritables, le lad de l’Eau d’Heure, nos promenades. Ensuite, le tourisme d’art et de culture : Paul Furlan estime que nous avons une densité de villes qui ont des atouts, dont « Mons 2015 » en premier. Enfin, le tourisme d’affaires parce qu’il faut profiter de la plaque tournante qu’est Bruxelles.

Des efforts de campagne promotionnelle sont menés depuis plusieurs années à l’aéroport de Charleroi dans l’espoir de capter l’attention des passagers en transit.

Le tourisme wallon s’appuie sur quatre « pôles ». Spa-Francorchamps ; l’Eau d’Heure ; Mons 2015 et Waterloo. Ce sont quatre pôles qui nous donnent une image positive. On doit miser là-dessus. On a investi des sommes importantes sur ces quatre pôles, comme 40 millions pour Waterloo. A présent, il faut imaginer et proposer des « packages », des produits touristiques complets.

N’empêche. La Flandre reste imbattable avec sa « Venise du Nord » qu’est Bruges et sa mer… Paul Furlan a pourtant la réplique ici aussi : Avec l’Eau d’Heure, on a plus de kilomètres de plage que toute la côte flamande. Mais même les Wallons ne le savent pas. Et en cinq ans, on a triplé le nombre de lits disponibles pour atteindre 3.000 lits. Le défi c’est de le faire savoir.

La Région wallonne dégage 65 millions pour le site de Carsid

Michel Lauwers et Philippe Lawson, « L’Echo », 1er juillet 2014

2014-07-01_191900

La Ré­gion wal­lonne a créé Es­pace Fi­nan­ce­ment, doté d’un ca­pi­tal de 65 mil­lions. C’est son ap­port pour as­sai­nir et va­lo­ri­ser le site de Car­sid. La Ré­gion et Du­ferco in­jec­te­ront en­semble 130 mil­lions dans le pro­jet.