Un Wallon sur dix est analphabète

« Vers l’Avenir », 25 janvier 2014

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Il y a quelques années, un réseau d’Écrivains publics s’est mis en place en Wallonie. Son rôle est simple mais essentiel: écrire au nom de personnes illettrées ou analphabètes avec leur aide.

Ses actions le sont tout autant: offrir un soutien à la lecture, à la compréhension et à l’écriture de courriers, textes administratifs et institutionnels, travailler en partenariat avec les acteurs locaux afin de favoriser l’émancipation et l’autonomie des personnes, mettre en contact des bénéficiaires avec les services ad hoc pour le suivi et la prise en charge de leurs questions, droits et litiges.

Pour pérenniser ce réseau d’Écrivains publics, le gouvernement wallon vient d’approuver un projet de convention pluriannuelle de 3 ans, avec une subvention annuelle de 65 000 euros..

Des problèmes en cascade

Aujourd’hui, on estime à 10% le nombre de personnes analphabètes ou illettrées.

«Les difficultés à lire et à écrire concernent tant les adultes que les jeunes. L’analphabétisme chez les adultes induit des difficultés pour assumer des actes de la vie quotidienne, et in fine est un frein important pour s’insérer tant socialement que professionnellement dans la vie de la société» explique la ministre de l’Action sociale Éliane Tillieux (PS).

Les jeunes en difficulté avec l’expression écrite rencontrent aussi des problèmes de compréhension des consignes et accumulent ainsi les retards scolaires.

Troisième souci: l’analphabétisme a aussi pour conséquence une fracture numérique. Faute de disposer de compétences langagières suffisantes, les personnes analphabètes n’ont pas ou peu accès aux médias informatiques.