UWE : «Nous sommes champions du coût de l’énergie»

2013-10-25_195816Article signé P.S. dans « Vers l’Avenir » du 24 octobre 2013

« De combien faudrait-il baisser les coûts du travail dans votre entreprise pour assurer sa compétitivité ? » Pour 83 % des entreprises sondées par l’Union wallonne, la réponse est la suivante : « au moins 15 % et même plus de 20 % ».

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« Bien sûr, ce n’est pas une condition suffisante », admet Didier Paquot, qui évoque l’indispensable innovation, le développement des marchés à l’exportation. « Mais c’est une condition nécessaire pour être compétitif. Et à cet égard, on note une certaine déception par rapport aux mesures du plan de relance. Comme dit une grande entreprise : “on a besoin d’un choc de compétitivité” », insiste-t-il.

Vincent Reuter, le patron de l’UWE, revient sur les conditions de cette compétitivité. «Ça dépend en effet aussi des mesures politiques. Or, il y a une confusion entre les mesures de résorption du chômage et les mesures permettant d’augmenter structurellement la compétitivité des entreprises », dit-il. L’UWE réclame un soutien aux entreprises exposées à la concurrence internationale, soit à l’étranger, soit chez nous.

Ce n’est pas tout. L’administrateur-délégué ironise aussi sur «cette médaille accrochée gaillardement sur les Wallons  : champions du coût de l’énergie», lâche-t-il avec amertume. « On a réussi à tuer la filière nucléaire (l’UWE est favorable au maintien des centrales, NDLR), sans pour autant disposer d’un plan alternatif valable. Ce n’est pas pour autant qu’il faut freiner le développement du renouvelable. Mais le soutien au photovoltaïque risque de faire monter la note des ménages et des entreprises de 230 millions €. Faut-il s’attendre à la même “amusette” pour l’éolien?» s’inquiète-t-il.

P.S