ArcelorMittal : «L’accord de la raison», assène Marcourt

2013-10-01_193025Belga – Raphaël Meulders («La Libre»), 30 septembre 2013

La Région wallonne, la direction d’ArcelorMittal et les syndicats sont parvenus, après une semaine de négociations, à un projet d’accord sur le plan industriel lié à la restructuration de l’entreprise flémalloise, Lakshmi Mittal souhaitant se séparer de 845 équivalents temps plein. Le projet était présenté aux membres de la direction et aux délégués syndicaux qui n’ont pas participé aux négociations de la semaine dernière.

Une dernière réunion de négociation avait été programmée lundi matin à Namur afin de trouver un accord sur les trois derniers points qui faisaient blocage. Après quelques heures de discussion, les différentes parties sont parvenues à un projet d’accord sur le plan industriel au sein de l’entreprise flémalloise. Au terme de ce conseil qui permettra à toutes les parties de prendre connaissance de ce plan, un PV de clôture sera dressé.

La phase 1 de la procédure Renault, entamée en 2011, sera ainsi achevée. Si les contours du projet seront dévoilés au terme de ce conseil d’entreprise extraordinaire, il apparaît cependant que la reprise de la cokerie par Oxbow fasse toujours l’objet de tractations. Vega, coopérative politique qui compte un conseiller communal à Liège, stigmatise par ailleurs ces négociations pour des raisons de santé et de non-respect des normes environnementales, appelant les différentes parties à ne pas céder la cokerie.

Le projet d’accord prévoit par ailleurs le démantèlement du Haut Fourneau 6, selon certaines conditions.

Réaction du ministre Marcourt

Jean-Claude Marcourt s’est fendu d’une réaction dans l’après-midi: « Le périmètre industriel a été défini. Si la conjoncture s’améliore, Liège bénéficiera de charges supplémentaires. C’est un plan industriel qui laissera beaucoup de travailleurs amers. Aujourd’hui, beaucoup vont partir. Mais c’est l’accord de la raison. Je regrette qu’Arcelor n’ait pas été pas plus ambitieux. Je salue le courage des syndicats pour qui ce n’est pas un jour heureux. Il faut dorénavant que le gouvernement fédéral intègre une solution honorable et sur mesure pour les travailleur, comme il l’a fait à Genk pour Ford. » Près de 1100 emplois sont amenés à disparaître.