Le budget wallon dans le vert dès 2014

2013-09-28_164844

Belga, 26 septembre 2013

Les ministres wallons et de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont tombés d’accord jeudi en fin de journée sur le retour à l’équilibre budgétaire en 2014, grâce à un surplus en Région (+86 millions d’euros) qui viendra compenser le déficit des finances en Fédération (-92 millions), avec l’aide indirecte de 6 millions de la Région bruxelloise.

L’abandon de la taxe de 3 euros sur les billets d’avion est confirmé, de même que la vente du réseau de fibre optique le long des grands axes routiers, qui doit rapporter 65 millions.

Le gros de l’effort proviendra de la réduction du « train de vie » des administrations et des départements: 260 millions d’effort, notamment sur les crédits facultatifs de communication et d’études.

Des reports d’investissements dans tous secteurs (retards dans les autorisations, etc.) devraient permettre d’économiser 100 millions ; la non-indexation des organismes d’intérêt public (la 5e année consécutive pour certains) est reconduite.

Au niveau des recettes, le plus gros effort porte sur la requalification des maisons cossues, faussement qualifiées de « modestes » pour leurs droits d’enregistrement. Le gouvernement wallon ira chercher 26 millions d’euros sur cette mesure. Une taxe de 8.000 euros sur les mâts (éoliens et GSM) rapportera 10 millions d’euros à la Région, une autre partie revenant aux communes.

Dans ce contexte de rigueur, les gouvernements Olivier ont voulu préserver le plan Marshall et l’enseignement.

Les retenues de 18 millions sur les surplus de dotations aux écoles de l’enseignement de la Communauté française – un mécanisme visant un rééquilibre avec le gel d’une tranche d’allocations de fonctionnement aux établissements subventionnés – sont confirmées sur trois ans (soit 6 millions par an).

Le gouvernement wallon s’accorde sur le nouveau contrat de service public des TEC

Le gouvernement wallon est tombé d’accord sur le nouveau contrat de service public pour les TEC (Transport en commun) pour la période 2013-2017. Attendu de longue date, ce nouveau contrat définit une méthodologie commune aux cinq TEC wallons pour l’analyse et la définition de l’offre, dans une optique de développement durable et d’inter-modalité.

Il vise également l’optimisation du service aux usagers par une meilleure fiabilité et accessibilité, notamment pour les personnes à mobilité réduite (PMR). Les TEC devront aussi mieux communiquer en cas de perturbation.

Au printemps dernier, le gouvernement wallon avait déjà défini la trajectoire budgétaire pour garantir l’offre des TEC jusque 2017. Celle-ci prévoit la restauration de la croissance de la dotation annuelle des TEC (+1%) à partir de 2015, ainsi qu’une augmentation de la subvention de 4,5 millions en 2015 et de 7,5 millions en 2016 afin notamment de financer de projets de mobilité à Charleroi, Liège, Namur et Mons.

« Désormais dotés de moyens nouveaux, ainsi que d’un véritable contrat de service public, les TEC peuvent envisager leur politique et leur financement à plus long terme et développer une véritable vision de ce que doit être le transport en commun dans la Wallonie de demain, plus peuplée, plus dense, moins dépendante de la voiture », a commenté jeudi soir le ministre wallon en charge de la Mobilité, Philippe Henry (Ecolo).