« La Belgique, c’est sûr, c’est fini »

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Tel est le titre du billet « Humeur » de David Coppi du « Soir » (28 août 2013), consacré au dernier livre de Jules Gheude.

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La Belgique, c’est fini. Vous doutez ? Lisez Lettre à un ami français, de Jules Gheude. Un essai publié chez « Mon Petit Editeur », voué à la thèse de l’ancien proche collaborateur de Jean Gol et de Louis Michel : Le nationalisme flamand est une donnée bien réelle, écrit-il, que l’on aurait tort de réduire à la seule N-VA. Il traverse l’ensemble de la sphère politique du Nord et aucune réforme de l’Etat belge ne pourra en venir à bout. Tôt au tard, cet Etat finira pas craquer (…). Pour ma part, mon souhait le plus cher est de me retrouver, un jour, citoyen à part entière de la République française, au sein de laquelle j’ai passé une bonne partie de ma jeunesse et dont je suis fier de partager la langue, la culture et les valeurs

Jules Gheude décrit minutieusement (350 pages !) les conditions dans lesquelles adviendra, pour la Wallonie, ce processus d’association puis d’intégration à la France. Selon lui, la sixième réforme de l’Etat n’y changera rien : la dynamique imprimée au nord conduit à la scission, à l’expiration d’un Etat factice. Une thèse qui est celle aussi de François Perin, leader-fondateur jadis du Rassemblement wallon, dont Jules Gheude reste le compagnon de route, et qui, interviewé dans « Le Soir », en août 2011, avait lancé : Finissons-en !, souhaitant que la Flandre proclame son indépendance, que Bruxelles s’organise en ville internationale, et que la Wallonie rejoigne la France. Exactement le dessein de Jules Gheude dans son ouvrage. Préfacé précisément par François Perin. Qui écrit : J’ai compris très vite que le fédéralisme, que nous considérions, nous les francophones, comme un aboutissement, n’était pour la Flandre qu’un moyen de progresser plus vite sur le voie de l’indépendance (…). Il ne faut pas être Madame Soleil pour savoir que les élections législatives et régionales du 25 mai 2014 plongeront la Belgique dans une zone de hautes turbulences qui pourraient faire craquer l’appareil.

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