Archives mensuelles : juillet 2013

Les entités fédérées font pitié

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Edito  d’Eric Deffet dans « Le Soir »du 17 juillet 2013

Pas question d’en rajouter pour le plaisir, mais la conduite par les gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles du conclave budgétaire a viré au Grand Guignol. Et pourtant on pensait avoir tout vu et entendu autour de l’Elysette en matière de cacophonie politique par la grâce d’un Olivier soumis à tous les vents…

Un seul exemple pour fixer les idées (et pour sourire un peu). Mardi matin, l’annonce d’un accord sur l’ajustement budgétaire pour 2013 justifiait une longue nuit de négociations. Toute la journée, nous avons tenté de savoir quel montant était en jeu. En vain.

Trois sources généralement bien informées nous ont donné trois réponses différentes. Un : 120 millions (100 pour la Wallonie et 20 pour la Fédération). Deux : 135 millions (100 et 35). Trois : 136 millions (111 et 25). Et pour couronner le tout, le communiqué final tombé à 20 heures faisait état de 140 millions.

Tout fut à l’avenant durant ces jours passés à recouper des bribes de mesures et à croiser des informations approximatives sur les politiques visées par ces économies.

Les journalistes ne sont pas là pour se plaindre.

Cette incapacité à dire clairement les choses témoigne à notre sens, plus que toute autre considération, des mésententes qui gangrènent les deux exécutifs et de l’incapacité des uns et des autres à assumer des décisions difficiles mais indispensables.

Cinq jours sans information sérieuse agrémentés de petites phrases assassines et même de coups bas. De tels atermoiements sont d’un effet déplorable pour l’image d’une région et d’une fédération qui tentent par tous les moyens d’améliorer leur image aux yeux de l’opinion. Ils minent la crédibilité de dirigeants qui se réfugient derrière des formules toutes faites du style « Tout est dans tout ».
A l’heure du grand chambardement institutionnel, tout cela augure mal de l’avenir de deux entités qui dès 2014, doivent recevoir un paquet colossal de nouvelles compétences et des budgets complémentaires. Dans un dialogue d’adulte à adulte avec le fédéral, mais aussi avec les autres Régions et Communautés, la Wallonie et la Fédération donnent le sentiment de ne pas être prêtes à passer le cap fixé par la sixième réforme de l’Etat.

On exagère ? On dramatise ? Pour tout dire, on voudrait bien. On y a cru jusqu’au bout. A tort : les ministres ont réussi à louper leur sortie mardi soir. Demotte et Nollet seuls face aux caméras, Marcourt et surtout Antoine qui pestent. Vivement les vacances !

Budgets : 2014 attendra la rentrée

Demotte

Rudy Demotte

Article de Pascale Serret dans « Vers l’Avenir » du 17 juillet 2013

Hier, après une nuit ultra-courte, les ministres wallons et de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont repris les travaux budgétaires vers 16h30.

Le 2e ajustement 2013 a donc été bouclé aux toutes petites heures, dans la nuit de lundi à mardi. Mais le gros morceau, à savoir le budget 2014 et le retour anticipé à l’équilibre, restait le col à franchir hier soir. Finalement, il a été décidé de reprendre les travaux sur le budget initial 2014 à la rentrée. On a déjà trouvé au moins 286 millions sur les 600 millions…

Ajustement 2013

Les gouvernements wallon et francophone ont, une nouvelle fois, répondu présents à l’appel du fédéral en arrêtant un ajustement à hauteur de 140 millions d’euros supplémentaires pour les deux entités (au total, initial et ajustements, 1,3 milliard d’efforts en quelques mois)», résume le cabinet du ministre-président Rudy Demotte. Ce faisant, on rencontre la recommandation de l’Union européenne de ramener le déficit budgétaire sous la barre des 3 %.  Et donc, on pourra au moins amener quelque chose de concret sur la table du comité de concertation ce mercredi matin. De quoi est fait cet ajustement? Pas très utile de penser à de nouvelles recettes, puisqu’on est déjà en juillet. Mieux vaut se concentrer sur les économies. On tasse donc les dépenses primaires de 2 % (études, communication, subventions aux particuliers…), on resserre certains postes à la Société wallonne du Logement et on ne remplace plus qu’un départ sur trois dans la fonction publique.

2014

Il reste 200 gros millions à trouver… Les ministres auraient aussi déniché une partie des 600 millions d’euros qui permettrait de boucler le budget 2014 en équilibre. On est aux deux tiers de l’effort, dit-on. Même si le cabinet de Rudy Demotte évoque officiellement 286 millions. Côté dépenses, on rogne à l’identique par rapport au schéma 2013 (2 % sur les dépenses primaires et non remplacement d’une partie des départs dans la fonction publique). Tout le monde est logé à la même enseigne, y compris à la Communauté où on ne peut pas jouer sur les recettes. À la Région, on peut : pour 2014, on tablerait sur une taxe de 3 € sur les billets d’avion et sur une taxe sur les déchets destinés à l’incinération (contribution de 0,89 euro par an et par ménage, via les intercommunales, mais pour seulement 2 millions). Les déchets industriels non recyclés seraient taxés à 75 euros la tonne (objectif : 20 millions de recettes). On taxerait aussi les camions en surcharge (5 millions espérés). Par ailleurs, les ministres veulent ramener des moyens via une meilleure perception de la taxe de mise en circulation et du malus sur les voitures de société. Et on revoit les plafonds pour les droits d’enregistrement. Par ailleurs, des chantiers autoroutiers pourraient être remis en question.

Ambiance

Difficile, étouffante, détestable, crispée, détendue… On a tout entendu sur l’atmosphère qui régnait pendant ces dernières négociations. Le mini point presse qui s’est tenu un peu à l’improviste à la sortie de l’Élysette, avec Rudy Demotte et Jean-Marc Nollet (sans Marcourt et sans Antoine) est aussi révélatrice d’une communication un peu embarrassée et éparpillée…

Wallonie : la vérité des chiffres

2013-07-18_203840L’interview de Vincent Reuter, l’administrateur délégué de l’Union wallonne des Entreprises, dans « Le Vif » du 11 juillet 2013.

« Une Wallonie en pleine relance ? »   C’est le titre, point d’interrogation compris, d’une récente étude de la KBC qui constate que certains indicateurs sont meilleurs au sud qu’au nord du pays. Mais ce n’est pas demain que le retard sera rattrapé, analyse Vincent Reuter, l’administrateur délégué de l’UWE.

Selon une étude de la KBC présentée début juillet, la Wallonie s’en sort mieux que la Flandre depuis une dizaine d’années : plus forte croissance du PIB régional (1,6 % par an contre 1,5 %), ou taux de chômage en hausse plus faible. Explication : un réel redressement de la politique industrielle wallonne, un coup d’arrêt à 40 années de marasme, mais également une décélération flamande. La KBC pointe par contre la persistance du chômage en Wallonie, la faiblesse des exportations, ou les résultats perfectibles dans l’enseignement. Vincent Reuter, administrateur délégué de l’Union wallonne des entreprises et nouveau président du Conseil économique et social de Wallonie, place lui-aussi l’enseignement au premier rang des préoccupations.

Le Vif/L’Express : Quels sont les cinq points noirs de la Wallonie?

Vincent Reuter : L’enseignement en tout premier, puis le climat social, le taux de chômage, le coût du travail et la politique énergétique avec laquelle la Wallonie est en train de se tirer une balle dans le pied. L’électricité est déjà 10 % plus chère en Wallonie qu’en Flandre, ce dont les consommateurs se rendront compte à la réception de la facture de régularisation, et cela va douiller pour les ménages comme pour les entreprises. Sur le plan social, le nombre de grèves reste trop important, y compris dans les services publics.

Et l’enseignement ! En Wallonie, 15 % des jeunes sortent du secondaire sans diplôme. Le maximum fixé par l’Europe est de 9 %, la Flandre y est. Les enquêtes Pisa, qui évaluent la connaissance de la langue maternelle, le calcul ou les sciences, nous classent plutôt mal. On peut critiquer ce genre de travail – et en Wallonie on ne s’en prive pas – il n’empêche que ce n’est pas glorieux. L’enseignement, jusqu’ici, n’a jamais été une affaire de gouvernement. On a dit au ministre de se débrouiller tout seul. Le plan Horizon 2022, qui doit recentrer les objectifs et les moyens du Plan Marshall 2.vert, devrait enfin y remédier, espérons-le. Mais on a perdu des années.

Le chômage a augmenté de 1,5 % en juin 2013 par rapport à juin 2012. Et le chômage des 25-30 ans, de 6,6 %. Une génération sacrifiée, comme en Espagne ?

Je pense que ce n’est pas inévitable. Les stages de transition, par exemple, qui doivent permettre à un jeune demandeur d’emploi d’avoir accès à la formation en alternance, en entreprise, tout comme les étudiants, sont une bonne mesure. C’est vrai que depuis le début de la crise, le chômage a proportionnellement moins augmenté en Wallonie, mais attention à l’illusion des pourcentages: selon les normes du Bureau du plan (les chômeurs officiels + les chômeurs âgés non-demandeurs d’emploi, y compris donc les prépensionnés), le taux de chômage est de 8,7 % en Flandre pour 16,9 % en Wallonie (et 20 % à Bruxelles). Le taux wallon est près du double du flamand et, enseignement encore, la moitié des demandeurs d’emploi en Wallonie n’ont pas de diplôme du secondaire. On peut se réjouir de voir que l’évolution de la situation wallonne est plus favorable, mais il ne faut pas perdre de vue les vrais chiffres, ni oublier que les variations du taux wallon ont été lissées principalement grâce à une plus forte proportion d’emplois publics.

Les finances publiques, n’est-ce pas la grande crainte ? Selon le Bureau du plan, qui intègre les comptes de la Sofico (entretien des infrastructures), la Wallonie n’arriverait à l’équilibre qu’en 2018.

Cette année-là, la Flandre mettra 1,2 milliard d’euros de côté.

Quelle est la réalité? Si on supprime les transferts, la Wallonie ne peut plus payer ses besoins collectifs. Elle n’a même pas encore commencé à faire face au vieillissement. Le déclin, c’est une lente érosion, peu visible. Rénovation des infrastructures? Lutte contre la pauvreté? La Wallonie n’y arrive déjà pas. Alors, quand s’ajoutera la charge de la réforme de l’Etat… La Flandre veut évidemment conserver cet excédent budgétaire chronique qui la met en position de force, et pourra lui permettre de faire face à d’autres coups durs après Renault Vilvorde, Ford Genk, Opel Anvers ou Tessenderlo Chemie.

Il n’y a pas que le PIB pour mesurer le développement d’une société. Le gouvernement wallon veut mettre en place d’autres indicateurs (bien-être, environnement…). Qu’en pensez-vous ?

Je suis surtout étonné qu’on se réfère si peu au taux de pauvreté. La récente étude de la KBC, très positive dans son ensemble pour la Wallonie, fait néanmoins remarquer que près de 20 % des Wallons vivent sous le seuil de pauvreté, pour moins de 10 % des Flamands, et que l’indice grimpe au sud quand il descend au nord. Je pense qu’on n’a pas besoin d’autre indicateur que celui-là. Sauf sans doute sur le plan écologique. Les matières premières s’épuisent, on ne peut pas continuer comme cela, il faut voir à quel prix on obtient le PIB, et s’il est soutenable. Mais je reste malgré tout optimiste. On s’ingénie, en Wallonie, à gâcher ou à ne pas utiliser le potentiel qu’on a, mais il ne tient qu’à nous, pour les jeunes et l’enseignement par exemple, d’inverser le courant.

La Wallonie repart à la recherche d’une centaine de millions

Andre Antoine

Andre Antoine

« Le Vif – Belga », 10 juillet 2013

Alors que le premier ajustement budgétaire 2013 doit encore être approuvé ce mercredi en séance plénière du parlement wallon, le gouvernement entamera jeudi un second ajustement, pour lequel il doit trouver une centaine de millions d’euros. Le ministre wallon du Budget, André Antoine, conteste certains chiffres avancés par les instances nationales (BNB, ICN, etc) et réclame à cet égard une présence régionale dans leurs organes dirigeants.

Fédéral et entités fédérées se sont récemment accordés sur un montant de 260 millions d’euros de déficit des pouvoirs locaux que les secondes sont appelées – dans le cadre de l’accord ‘all inclusive’ envisageant aussi les compétences usurpées – à éponger à titre provisionnel, ce qui pèse pour 68 millions d’euros sur le budget du sud du pays.

M. Antoine renvoie à cet égard à la prochaine réunion du comité de concertation, programmée le 17 juillet, plutôt qu’aux décisions du Comori (Comité de mise en oeuvre de la réforme institutionnelle). « Le Bureau du Plan avait évoqué un budget des pouvoirs locaux à l’équilibre, la Banque nationale (BNB) un déficit de 600 millions, puis tout le monde s’entend sur 260 millions. Pourtant, personne ne peut le dire, cela reviendrait à anticiper l’exécution des budgets des communes et provinces fin 2013 », s’étonne le vice-président cdH du gouvernement wallon.
A cela s’ajoutent les correctifs de croissance, dont le taux est désormais nul au lieu de 0,2% retenu pour l’ajustement précédent, ainsi qu’une correction de la BNB contestée par la Région. La procédure est surprenante, puisque non contradictoire, a réagi à ce propos M. Antoine. Nous n’avons pas été invités, et il y a des erreurs manifestes.

Interrogé par l’agence Belga, le ministre a plaidé pour une présence renforcée des entités fédérées dans les principales institutions financières du pays. Je ne plaiderai pas comme M. Peeters pour des audiences royales… Mais fortes de leurs compétences futures, les Régions et Communautés méritent d’être présentes aussi au sein de la BNB, de l’Institut des comptes nationaux (ICN), du Bureau du plan, voire de la Commission des jeux de hasard. M. Antoine dit refuser que des techniciens décident pour nous sans nous entendre.

« Bling bling », ce logo wallon !

Wallonie

Wallonie

Article d’Eric Deffet, « Le Soir », 8 juillet 2013

En l’absence du ministre-président Rudy Demotte (PS), Eliane Tillieux (PS) a répondu à l’offensive du MR contre le nouveau logo wallon, lundi au parlement régional. Une occasion de rappeler que c’est l’Awex qui est aux commandes dans ce dossier.

Gaspillage», «erreur stratégique», «bling-bling», pour le chef de groupe MR au parlement wallon Willy Borsus, l’affaire s’apparente à un gigantesque et inutile gaspillage: «Pensez-vous un seul instant que ces visuels vont convaincre un investisseur de venir en Wallonie?»

La réponse aux critiques de l’opposition fut surtout l’occasion de rappeler que les véritables maîtres d’oeuvre dans ce dossier sont l’Awex et Wallonie-Bruxelles International, deux organismes à caractère économique.

L’Awex était à la manoeuvre pour désigner la société (VO Communication) qui a réalisé le logo, le slogan et leurs déclinaisons. C’est elle aussi qui a déboursé 2.500 euros pour racheter le nom de domaine «Wallonia.be» à son propriétaire flamand. C’est elle encore qui exploitera les supports pour lesquels 450.000 euros HTVA ont été dégagés sur les budgets Plan Marshall 2.Vert du ministre Marcourt (PS). Et s’il faut «faire vivre» l’image de la Wallonie à l’avenir, l’Awex et WBI disposent ensemble de 3 millions d’euros annuels pour des plans de communication.

Abdication: Marcourt veut deux missions économiques royales par an

Jean-Claude Marcourt

Jean-Claude Marcourt

Article de Frédéric Chardon dans « La Libre Belgique » du 5 juillet 2013.

Qui va remplacer le prince Philippe dans les 4 missions économiques qu’il mène chaque année à l’étranger ? La question inquiète car les entrepreneurs belges savent que, dans beaucoup de pays, la présence princière est une plus-value qui ouvre pas mal de portes et donc de marchés…

Actuellement, le débat n’est pas encore tranché. Mais, le ministre wallon de l’Économie, Jean-Claude Marcourt (PS), demande que l’on ne gaspille pas la grande expérience de Philippe dans le domaine. Autrement dit, il propose que l’on réfléchisse sérieusement à instaurer deux missions économiques royales par an. C’est-à-dire des missions à l’étranger menées par Philippe non plus comme prince mais bien comme Roi.

Avec l’accession du prince Philippe au trône, on peut penser à faire évoluer le modèle de ces missions économiques princières, explique le ministre. Le Roi Albert II a fait lui-même des missions économiques pendant un temps. En Chine, par exemple. Mais il y avait un doublon car mener les délégations d’entreprises belges dans ce cadre, c’est le rôle principal du prince à l’étranger. Après un régime transitoire à mettre en place pour les missions déjà planifiées en 2013 (Angola et Afrique du Sud dès cet automne) et en 2014, le futur Roi, dès 2015, pourrait effectuer 2 missions économiques royales pour aider nos entreprises.

Agenda trop chargé ?

Cette proposition du ministre Marcourt se heurte toutefois à un écueil : l’agenda probablement hyper-chargé du futur Roi des Belges. Pour les missions royales, il faudra voir si ce rythme de 2 missions par an est tenable. Mais il est clair, pour le commerce extérieur, que la présence du chef de l’État, le Roi, serait un plus pour obtenir des contrats. En plus, le prince Philippe est très expérimenté dans la conduite de ce genre de missions. Il ne faut pas se passer de ses qualités lorsqu’il sera monté sur le trône.

Si Jean-Claude Marcourt est en faveur de voyages royaux en appui des démarches des entreprises, c’est évidemment en plus des missions princières « classiques ». Dans son esprit, il ne faut pas les supprimer. Mais il faudra alors, bien entendu, trouver un remplaçant au prince Philippe pour mener ces missions aux quatre coins du monde.   À côté des missions royales, il faut également réfléchir à une personnalité qui pourrait s’investir dans d’autres missions économiques en complément du Roi. Il faut que le fédéral et les Régions y réfléchissent ensembles. Les enfants de la princesse Astrid ? Pourquoi pas. On peut y réfléchir. Mais s’ils devaient emmener des missions économiques, il faudra alors revoir le régime des dotations, leur attribuer d’une manière ou d’une autre une rémunération.

C’est en effet une piste actuellement évoquée : l’un des enfants de la princesse Astrid pourrait reprendre le rôle du futur souverain.   Même s’ils sont encore fort jeunes : le prince Amadeo est âgé de 27 ans et travaille depuis 2009 pour Deloitte à New York, tandis que la princesse Laura Maria est âgée de 24 ans.

Pas Laurent, ni Astrid…

Et, Astrid elle-même ou Laurent ? Pourquoi pas l’un d’eux pour succéder à leur frère Philippe dans le rôle délicat de figure emblématique du commerce extérieur ? On peut avoir de telles missions princières sans que ce soit forcément le frère ou la sœur du futur Roi qui les mène, remarque Jean-Claude Marcourt.  En effet, Astrid, a priori, a montré notamment beaucoup d’attention pour le social et la culture, tandis que le prince Laurent s’est engagé dans le développement durable. Je n’émets évidemment pas d’exclusive ici mais il faut trouver une personnalité qui s’intéresse de près à l’économie.

Le ministre wallon propose également d’instaurer plus systématiquement des missions conjointes des trois Régions du pays à côté des missions royales et des missions « princières ».

Notre commentaire

Que Jean-Claude Marcourt, ministre de tutelle de l’Awex, commence par rendre cet organisme plus performant. Voir, ci-dessous, le point de vue de Guy Bertrand concernant la baisse des exportations wallonnes. Relire également la carte blanche de Jules Gheude « Pourquoi l’Awex va-t-elle à contre-courant de l’économie mondiale ? », parue dans « Le Soir » du 28 février 2012 (http://www.lesoir.be/archives?url=/debats/cartes_blanches/2012-02-28/art899823-899823.php).

La Wallonie en campagne pour 700.000 euros

Jean-Claude Marcourt

Jean-Claude Marcourt

Belga, 3 juillet 2013

Le ministre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt présentera jeudi au gouvernement une note visant à octroyer une subvention de 700.000 euros pour assurer la campagne du nouveau visuel wallon à l’étranger, écrit L’Echo mercredi. La campagne sera lancée en octobre et sera visible en télé, en presse écrite et sur des sites internet.
Des actions seront également menées à l’intention de la communauté internationale en Belgique, avec des campagnes d’affichage dans les terminaux Thalys et Eurostar. Le nouveau logo sera déjà visible au Grand prix de F1 de Francorchamps au mois d’août.

La dette publique belge au-dessus des 100% du PIB

Dette« De Tijd » du 2 juillet 2013

De schuld van alle overheden samen steeg in de eerste drie maanden van dit jaar met 18,8 miljard euro tot 394,2 miljard, blijkt uit cijfers van de Nationale Bank. Het bruto binnenlands product (bbp) van de vier kwartalen tot en met het eerste kwartaal van 2013 bedroeg slechts 377,3 miljard.

Aangezien de schuld veel sneller groeide dan het bbp klom de schuldgraad tot 104,5 procent. Eind 2012 had België een overheidsschuld van 99,8 procent van het bbp.

De toename van de schuldgraad is gedeeltelijk te wijten aanseizoensgebonden factoren. De overheid heeft in het eerste kwartaal relatief weinig inkomsten, onder meer omdat er dan geen voorafbetaling van belastingen gebeurt.

De federale regering heeft aan de Europese Commissie beloofd dat ze de schuld eind 2013 zal beperken tot minder dan 100 procent van het bbp. Daarvoor zullenbijkomende maatregelen nodig zijn, zelfs na de beslissingen die de regering-Di Rupo gisteren aankondigde.

Bij ongewijzigd beleid zal de schuld tegen eind dit jaar wellicht terugvallen tot100,5 procent van het bbp. Het monitoringcomité voorspelde vorige maand een schuldgraad van 100,6 procent, maar de regering besliste dit weekend 250 miljoen euro meer te besparen dan strikt nodig is.

‘Het doel blijft om onder 100 procent te blijven’, zegt minister van Financiën Koen Geens (CD&V) vandaag in De Tijd. Om de schuld terug te dringen van 100,5 tot 99,9 procent van het bbp moet de overheid 2,3 miljard euro vinden. Geens: « We zoeken onversaagd verder naar een manier om niet al te strategische activa zo gunstig mogelijk te verkopen. U kent de activa van de staat. »

Le logo Wallonia.be se déclinera en couleurs

Wallonie

Wallonie

« Le Vif – Belga », 2 juillet 2013

Le nouveau logo, dévoilé par le gouvernement wallon la semaine dernière et choisi parmi quatre propositions, s’articule autour de cinq points noirs dessinant un W. Ce logo sera associé au slogan: « Feel inspired » (Sentez-vous inspiré) et pourra être agrémenté de quatre auras colorées qui, sous la forme d’une fleur, d’un coeur ou encore d’un coquillage, évoqueront tour à tour l’accessibilité, le savoir-faire technologique, l’idée de partage ou encore la qualité de vie en la Wallonie.

Le fond utilisé sous les points pourra se décliner en de nombreuses couleurs, selon son utilisation. Les points pourront quant à eux être noirs ou blancs, en fonction de la couleur du fond.

Le nouveau logo est destiné à une campagne internationale, précise encore Philippe Suinen, qui annonce un plan media international pour la fin de l’année. Le « logo Wallonia » sera ainsi diffusé sur CNN, la BBC mais aussi « sur d’autres grands supports ».

La véritable campagne de promotion du logo, avec toutes ses déclinaisons, est quant à elle attendue pour novembre.

Le chômage dépasse 13% en Wallonie

Chomage

« L’Echo », 2 juillet 2013

La Wallonie comptait, fin juin, 207.872 chômeurs soit 2.991 unités de plus qu’en juin 2012, annonce mardi le Forem. Le taux de chômage wallon s’établit à 13,2% de la population active. Sur l’ensemble du premier semestre 2013, le chômage n’a augmenté que de 1%.

A la fin juin, la Wallonie dénombrait 2.991 chômeurs et jeunes en stage d’insertion de plus que l’année dernière à la même période (+1,5%).

Le Forem a géré 9.794 offres d’emploi en juin soit -14,4% par rapport à juin 2012. Entre les premiers semestres 2012 et 2013, la diminution atteint 16,2%. Enfin, au cours du mois de juin 2013, 9.331 offres reçues du VDAB et 539 offres d’Actiris ont fait l’objet d’une diffusion via le site du Forem.