Quid des partis dans le cadre de l’intégration-autonomie avec la France ?

ps

On nous pose souvent la question du devenir des partis politiques dans le contexte de l’intégration à La France.

Dans le cadre de l’intégration-autonomie, nos partis politiques resteront libres de décider de leur propre sort.

En France, il y a des partis politiques « locaux/régionaux »… Et il y a des versions « locales/régionales » de partis nationaux (des « fédérations » locales/régionales dotées d’une certaine autonomie).

Il faut examiner cela dans le temps, et parti par parti.

Dans un premier temps, comptables du processus d’intégration, les partis francophones subsisteront, en passant des « alliances » avec les partis français proches.

Dans un second temps, le PS, peu différent idéologiquement du PS français, devrait intégrer celui-ci, quitte à conserver en son sein une identité propre. De même pour le MR avec l’UMP. Pour le CDH et Ecolo, c’est moins net : le « centre » français est multiple, et les verts français « typiques ». Et, à Bruxelles, un parti local de type FDF pourrait y subsister longtemps.

Pour ce qui est de l’incidence sur le nombre de mandataires des différents niveaux de pouvoir, elle serait nulle en ce qui concerne les régions, provinces, communes et structures associées, puisqu’il y maintien juridique, sans exception, des institutions territoriales existantes.

Au niveau national (députés, sénateurs), sachant que le Parlement français comprend près de 1.000 membres et que nous représentons environ 7% de la population française, l’usage de la règle de trois permet d’escompter de 60 à 70 députés et sénateurs wallons et bruxellois, chiffre à comparer avec leur effectif actuel. Il y aurait donc une perte, mais légère.